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Amour Massif  (Likade & Scherzo)  mars 2014

Nosfell a toujours occupé une place particulière et unique dans le paysage de la musique française. C’est peu de le dire, quand l’homme en question s’est avéré être un conteur doué d’une langue bigarrée, alternant entre l’anglais (la langue de la pop par définition) et le "klokobetz". Idiome créé de toute pièce par l’homme et qui ne semble devoir envier aucune règle aux lexicographes.

Connu pour ses fresques enchanteresses et fantasques, il s’est attardé le temps de trois albums à nous faire miroiter les clefs de son étrange univers, sans jamais perdre de vue son fil narratif, mais en égarant volontiers son public. Et s’il est difficile de réduire le flot musical de Nosfell à un seul mot, on reconnaîtra qu’avec une constance certaine, depuis 2005 et le premier album Pomaïe Klokochazia balek et Nosfell (le troisième album paru en 2009), le son s’est fait plus sombre et plus rock. Suffisamment, pour s’offrir la participation de l’immense Josh Homme, dont la guitare énervée ne jure, en aucun cas, avec l’instrumentalisation de Nosfell.

C’est donc avec surprise que l’on a d’abord accueilli ce quatrième opus qui s’inscrit en rupture totale d’avec les créations précédentes de l’artiste. A juste titre, en intitulant l’album Amour Massif, on devinait déjà un album bien plus personnel, s’éloignant avec élégance des rêves d’un homme isolé, pour se diriger vers un sujet universellement compris par tous.

Autre grand changement, Nosfell relègue le "klokobetz" aux intro et outro de l’album au profit de l’anglais certes, mais surtout du français. De fait, chaque titre s’offre en dehors d’une narration filée, à l’inverse de ses œuvres précédentes, et se dessinent dans une forme résolument plus accessible.

Mais c’est surtout l’intégration d’une instrumentalisation riche et variée qui finira d’offrir à Amour Massif un écrin flamboyant. Ainsi, les cuivres de "Hand" tracent une silhouette classique aux productions s’alliant parfaitement à la voix caressante de Nosfell, qui se teintera parfois d’un timbre blues de haute volée ("Fathers + Foes"). Quand ailleurs, cette même caresse se transformera peu à peu en petite bourrade (on parle d’amour, donc pas de claque) comme sur le très joueur "Sur La Berge", qui se débarrasse, dans une ultime secousse, de toutes les retenues de l’artiste et le positionne de plein pied dans la musique pop.

Et si le chant français devient de façon concrète, une nouvelle corde à l’arc de Nosfell, la poésie de celui-ci demeure au rendez-vous et s’augmente même de la participation, par exemple de Dominique A. Que les fans se rassurent, cette poésie tendue sur un fil de rasoir qui est la marque de fabrique de Nosfell, reste belle et bien de la partie et les fans de la premières heures s’attarderont à repérer et retrouver les notions clefs du chanteur (indices : "or" et "dents").

On ne se permettra pas de statuer sur le fait que cet album est celui de la maturité ou non, bien qu’il soit, évidemment, le fruit d’une longue maturation, sinon d’une longue réflexion. Par contre, on saluera ce virage courageux qui entraîne Amour Massif et son interprète sur des terrains nouveaux. Territoires maints fois foulés par d’autres, mais qui demeuraient vierges à Nosfell et qu’il explore ici avec un œil aussi neuf que celui d’un être curieux, dont la seule arme demeure l’amour. Une entreprise massive donc.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Nosfell
Le Myspace de Nosfell
Le Facebook de Nosfell


Stéphane El Menshawi         
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# 11 avril 2021 : Culture en résistance

Nous avons rencontré des acteurs du monde de la culture pour évoquer leurs situations mais aussi l'avenir. Le replay intégral est à voir dès maintenant sur la TV de Froggy's Delight. Pour le reste, voici le programme de la semaine. Et surtout, restons groupés.

Du côté de la musique :

"In time Brubeck" de Duo Fines Lames
"Navegar" de Joao Selva
"Le style (avec Guillaume Long et Flavien Girard" la 8ème émission de Listen In Bed
"Dusk" de Paddy Sherlock
"Live at the Berlin philarmonie 1969" de Sarah Vaughan
Les petites découvertes de la semaine en clips avec : Hanna & Kerttu, Texas, A Certain Ratio, Johnny Mafia, Chevalrex + Thousand
et toujours :
"Caillou" de Gisèle Pape
"Sauvé" de It It Anita
"Goes too far" de Olivier Rocabois
"Morricone stories" de Stefano Di Battista
"Le fruit du bazar" de Alex Toucourt
"Bento presto" de Caribou Bâtard
"De mort viva" de Sourdure
"Mistake romance" de Tristan Melia
"Courtesy of Geoff Barrow : Unsung Heroes" le mix #18 de Listen In Bed
Des petites découvertes en clip : O' Lake, Luwten, Corentin Ollivier, Ghern et Old Caltone

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"La passion selon saint Matthieu" de Bach par Romeo Castellucci
"War sweet war" de Jean lambert-Wild
"Les Sœurs Macaluso" d'Emma Dante
"Monkey Money" de Carole Thibaut
"Une heure de tranquillité" de Florian Zeller
"Le Dernier jour du jeûne" de Simon Abkarian
"La Ronde" de Boris Charmatz

Expositions :

en virtuel :
"Le Grand Tour, voyage(s) d'artistes en Orient" au Musée des Beaux-Arts de Dijon
"La Fabrique de l'Extravagance" au Château de Chantilly
"La Police des Lumières" aux Archives nationales
"D'Alésia à Rome" au Musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye
"Pompéi, un récit oublié" Musée de la Romanité à Nîmes
et un documentaire : "Les trésors des hôtels particuliers : Du Marais aux Champs Elysées"

Cinéma :

at home :
"Où vont les chats après 9 vies ?" de Marion Duhaime
"Stuck Option" de Pierre Dugowson
"La fête est finie" de Marie Garel-Weiss
"1991" de Ricardo Trogi
"Généalogies d'un crime" de Raoul Ruiz
"L'été de Kikujiro" de Takeshi Kitano
"Le retour de la panthère rose" de Blake Edwards

Lecture avec :

"Elmet" de Fiona Mozley
"Le savoir grec" de Jacques Brunschwig, Geoffrey Ernest Richard Lloyd & Pierre Pellegrin
"Seul entouré de chiens qui mordent" de David Thomas
"Sur la route, vers ailleurs" de Benjamin Wood
et toujours :
"Biotope" de David Coulon
"Ces petits riens qui nous animent " de Claire Norton
"Dernières nouvelles de Sapiens" de Silvana Condemi & François Savatier
"Eat, and love yourself" de Sweeney Boo
"Giants : Brotherhood" de Carlos & Miguel Valderrama
"L'art du sushi" de Franckie Alarcon
"L'île sombre" de Susanna Crossman
"La rivère des disparues" de Liz Moore
"Pourquoi le nord est-il en haut ?" de Mick Ashworth

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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