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Interview  (Paris)  10 décembre 2004

Interview de Cass Mc Combs, le 10 décembre 2004, suite à son concert en première partie d'Idaho au Point éphémère du 9 décembre 2004. Juste le temps de lui signaler que j'étais au concert la veille et Cass me demande, limite stressé, comment était le son. Car le bonhomme a eu toutes les peines du monde pour avoir le son qu'il voulait. Peut être à cause de la salle du point éphémère principalement faite de béton.

Je lui dis que l'ensemble sonnait aigu… suite de l'interview…

Cass Mc Combs : On entendait la voix ?

Oui, mais le tout était noyé dans beaucoup de réverb.

Cass Mc Combs : Oh, cool !!

Pourquoi tenais-tu à avoir tant de réverb ?

Cass Mc Combs : C'est juste ma marque de fabrique. Et puis c'est plus facile pour chanter, ça me donne plus de confiance.

Le show d'hier était très rock, limite bruyant sur certains morceaux. Ton premier album privilégiait les ambiances plus boisées. Pourquoi ce changement ?

Cass Mc Combs : Ce n'est pas conscient. Et puis je voulais un peu de changement. C'est très ennuyeux de toujours faire la même chose. En fait j'aimerais opérer des changements plus radicaux dans ma musique.

Lorsque "A" est sorti il y a à peu prés un an, on a beaucoup comparé ta musique aux disques de Will Oldham, ou encore aux Red House Painters. Comment a-tu pris ces comparaisons ?

Cass Mc Combs : Ca m'a saoulé, je ne connais même pas ces groupes. De toute façon, je hais les comparaisons en général.

Mais ne penses-tu pas que le public ait forcément besoin de ces comparaisons ?

Cass Mc Combs : Non, je pense que cela fait offense au public. Les gens devraient pouvoir compter sur leur imagination, compter sur eux-mêmes pour juger les choses. Ne pas se fier au genre, à la hype ou je ne sais quoi…

Comment es-tu venu à la musique ?

Cass Mc Combs : Je me suis mis à composer des chansons parce que j'en avais envie, juste pour voir si j'en étais capable.

Quelles ont été tes influences ?

Cass Mc Combs : Il y en a beaucoup.

Tu pourrais nous citer des noms ?

Cass Mc Combs : J'en serais incapable. J'ai beaucoup écouté la radio.

Tu achètes des cd's ?

Cass Mc Combs : Je n'ai pas d'argent pour acheter de cd's…En fait j'aimerais bien avoir un ipod, pour piquer la musique de mes amis.

Il y a une différence entre "A", qui donne la part belle aux mélodies plus introspectives, et entre "Perfection", qui sonne plus pop, plus joyeux. Ca correspond à un état d'esprit ?

Cass Mc Combs : En fait je n'ai pas réfléchi à tout ça… Ces albums sont si proches dans le temps. Il n'y a pas eu de changement particulier dans ma vie, je ne pense pas. J'ai simplement déménagé. Maintenant j'habite à Londres depuis 6 mois, mais je ne vais pas tarder à déménager une nouvelle fois.

Pour aller où ?

Cass Mc Combs : J'aimerais bien m'installer à Paris…

Tu es intéressé par la littérature ? Des auteurs en particulier ?

Cass Mc Combs : Oui, bien sur, pour les noms… Si je donnais un nom, ça poserait problème. Les gens ont tellement d'a priori… Je lis la Bible par exemple…

Et la fiction américaine, Fante, Raymond Carver ?

Cass Mc Combs : Oui, bien sûr.

Quand on va sur ton site, on trouve de jolis dessins. Peux-tu-nous en dire plus ?

Cass Mc Combs : En fait ce sont de dessins de Nathalie, qui joue du clavier sur perfection. En fait tout le monde peut m'envoyer ces créations artistiques pour mes mettre sur mon site, même si c'est obscène, n'hésitez pas à m'envoyer vos dessins…

Sur "A" on pouvait obtenir les paroles en envoyant une enveloppe timbrée. Pourquoi ne pas les avoir incluses dans le livret du Cd ?

Cass Mc Combs : Il y a beaucoup trop de gens qui lisent les paroles sans prêter attention à la musique. La première écoute doit se faire sans les paroles. Si on ne comprend pas, il faut faire marcher son imagination.

Tu attaches une importance particulière aux sens de tes paroles ? Quelle place ont-elles par rapport à la musique ?

Cass Mc Combs : Bien sûr, c'est de loin ce qui me prend le plus de temps, je passe un temps fou sur les paroles… J'écris beaucoup et je garde peu de choses. La plupart du temps, ce sont les mélodies qui sont là en premier, ensuite j'inclus les paroles. C'est une question délicate : ne pas en dire trop tout en évitant les ellipses.

Si tu avais beaucoup d'argent, tu en ferais quoi ?

Cass Mc Combs : J'achèterais une guitare, je n'en ai pas (!!), j'achèterais un ampli, un ordinateur, un clavier. Et puis j'aimerais bien monter un studio, pour enregistrer à la maison, tranquille. C'est très pénible de ne pas avoir un rond !!!

Tu espères que ce nouvel album va t'apporter un public plus large et plus nombreux ?

Cass Mc Combs : Bien sûr ! J'ai envie de tourner plus.

Ce n'est pas trop frustrant d'avoir 40 minutes, comme hier lorsqu'on joue en première partie ?

Cass Mc Combs : Non, pas du tout ? Une demi-heure, c'est largement suffisant.

Tu penses déjà au successeur de "Perfection" ?

Cass Mc Combs : Oui, j'ai beaucoup écrit à Londres, mais je vais prendre un certain temps avant de sortir mon prochain disque.

Tu regrettes d'avoir sorti deux disques en si peu de temps ?

Cass Mc Combs : Je crois que je regrette de m'être lancé dans la musique si tôt. J'aurais du attendre 40 ans, comment un gamin de 20 ans peut-il sa lancer dans la musique… Je vais peut-être attendre mes 40 ans avant de sortir mon prochain disque…

3 mots pour définir ta musique ?

Cass Mc Combs : Musique, sons, mots, sans ordre prédéfini…

 

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Julien P.         
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# 23 février 2020 : Eclectisme n'est pas un gros mot

Classique, pop, rock, découvertes, artistes confirmés, comédies, drames, art moderne ou plus classique, romans et livres historiques, tout se cotoient encore dans cette nouvelle et riche édition de Froggy's Delight. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Contemporary" de Adélaide Ferrière
"Un moment musical chez les Schumann" de Cyrielle Golin & Antoine Mourias
Rencontre avec Cyril Adda, autour de on album "L'îlot" et de sa session live de 5 titres
"Beethoven : intégrale des sonates pour piano" de Fazil Say
"Happy mood !" de François Ripoche
"L'appel de la forêt" de Julien Gasc
"Satchidananda", nouveau et 11eme mix de Listen in Bed
"Song for" de Noé Huchard
"Amours, toujours !" de Smoking Joséphine
"Rêve d'un jour" de The Chocolatines
"The Bear and other stories" de The Fantasy Orchestra
"Saint Cloud" de Waxahatchee"
et toujours :
"Monolithe" de Octave Noire
"Origenes" de Sotomayor
"Perdida" de Stone Temples Pilots
"Endless voyage" de Sunflowers
"Brothers in ideals" de The Inspector Clouzo
"Come on in" de Thorbjorn Risager & The Black Tornado
"Bury the moon" de Asgeir
"The wall single" de Fontiac
"M. I. A." la 10ème émission de Listen in Bed à écouter en ligne
"Cailloux & météores" de Mira Cétii
"Ghosts" de Mokado
Frustration & The Jackson pollock au Fil de Saint Etienne

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Transmission" au Théâtre Hébertot
"Play Loud" au Théâtre La Flèche
"Satsang !" au Théâtre La Croisée des Chemins-Belleville
"Labiche Repetita" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"Le Tour du théâtre en 80 minutes" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Dieu est mort. Et moi non plus j'me sens pas trop bien !" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"Isabelle Vitari - Bien entourée" au Palais des Glaces
"Cabaret décadent - Revue Electrique n°25" au Cirque Electrique
"Les Amants de Varsovie" au Théâtre du Gymnase
les reprises :
"Dementia Praecox" au Théâtre Elizabeth Czerzuk
"Ruy Blas" au Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis
"Dieu, Brando et moi" au Studio Hébertot
et la chronique des spectacles à l'affiche en février

Expositions avec :

"Coeurs" au Musée de la Vie romantique
et la dernière ligne droite pour :
"Hans Hartung - La fabrique du geste" au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris

Cinéma avec :

"Le Cas Richard Jewell" de Clint Eatswood
"L'Etat sauvage" de David Perrault
et la chronique des films sortis en février

Lecture avec :

"Ada & Rosie" de Dorothée de Monfreid
"De rien ni de personne" de Dario Levantino
"La mémoire tyranique" de Horacio Castellanos Moya
"Santa muerte" de Ganino Iglesias
"Tout pour la patrie" de Martin Caparros
"Bon Rundstedt, le maréchal oublié" de Laurent Schang
et toujours :
"Apaiser hitler" de Tim Bouverie
"L'odysée du plastique" de Eric Loizeau
"La résurrection de Joan Ashby" de Cherise Wolas
"Les lumières de Niteroi" de Marcello Quintanilha
"Préférer l'hiver" de Aurélie Jeannin
"Ted" de Pierre Rehov et "Grand froid" de Cyril Carrère
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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