Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Festival de Beauregard #6 (édition 2014) - vendredi
MmMmM - Cats On Trees - The Dillinger Escape Plan - Midlake - London Grammar - Blondie - IAM - Shaka Ponk - Kavinsky - Disclosure  (Hérouville St-Clair, Normandie)  du 4 au 6 juillet 2014

Arrivée tranquille sur le site de Beauregard. L'entrée au parking est fluide et les indications claires. Certes, il est encore tôt, mais celui qui a passé deux heures pour se garer dans un champ boueux alors qu'il entend les groupes qui jouent au loin saura que c'est plutôt bon signe.

Le festival normand a vu passer Stromae la veille. En raison des conditions météorologiques pas toujours clémentes des derniers jours, on attend de voir si le terrain n'a pas été réduit à néant par la horde des punks en short et chaussettes hautes, comme leur idole, et reprenant en chœur "Papaoutai". Mais l'organisation a tiré les leçons de l'édition de 2013 qui avait vu le parc de Beauregard transformé en annexe de Woodstock, et le site est tout à fait agréable.

Le temps de récupérer les pass et nous voici devant la scène B, près de l'entrée pour assister à la prestation de MmMmM. D'après le nom, il pourrait s'agir de la tribu Chédid au complet, parents-enfants-petits enfants tous réunis, mais il s'agit d'un groupe français qui chante dans diverses langues, de l'anglais, du français, de l'espagnol, de l'allemand.

Musicalement aussi, les influences se mélangent, pop festive, guitares rock 70's, rythmes africains, rap ou slow braguette... Arrivés avec des bruits de ronflements de moteurs, ils font tout de suite bouger et s'agiter le public qui encore peu nombreux ne demande qu'à faire la fête. Les attitudes parodiques qui rappellent les clowneries des airguitareux amusent. Aucun doute, à défaut d'avoir trouvé leur style, ils ne se prennent pas au sérieux. Ce n'est pas facile de débuter un festival. MmMmM y met du cœur et de la bonne humeur. Beauregard 2014 commence bien.

C'est ensuite Cats On Trees qui investit la grande scène. Quelques (très jeunes) personnes sont déjà collées aux barrières. A priori, ils ne sont pas venus assister par hasard à ce concert puisqu'ils reprennent les chansons en chœur. On pouvait craindre que la scène ne soit trop grande pour le groupe, ou les rangs encore désertés en cette fin de vendredi après-midi, mais l'échange entre le groupe et leur public est chaleureux.

Une batterie et un clavier peuvent suffire pour plaire au public qui tape aussitôt dans les mains. Leur récente présence parmi les nominés aux Victoires de la Musique montrent qu' il y a un engouement de la part des professionnels, mais que la reconnaissance publique est aussi au rendez-vous. "Il paraît qu'il y a un match de foot, mais on s' en fout puisque vous êtes là" lance Nina Goern. Si les chansons du duo toulousain charment, leur reprise de "Mad World" de Tears For Fears apparaît bien fade. Cependant, malgré cette erreur d'aiguillage, l'enthousiasme de la foule ne faiblit pas, qui chante volontiers l'inédit "Hoo" avec le groupe après que Nina ait expliqué quand entonner le refrain. Le groupe sort de scène heureux.

Autant souligner dès à présent les excellentes conditions techniques : des écrans de chaque côté des deux scènes, des enceintes réparties sur le terrain et six caméras pour filmer chaque scène. Tout le monde peut voir et écouter.

Beauregard soigne son public en offrant des infrastructures qui permettent la venue des familles et pas seulement un public composé d'adolescents et d'adultes venus descendre des bières.

C'est aussi cette ambiance qu'on apprécie ici par rapport à certains festivals qui sont devenus des usines à musique, plus que des endroits conviviaux où écouter les groupes qu'on a raté durant l'année.

The Dillinger Escape Plan est un groupe américain de noise qui n'hésite pas à agrémenter ses compositions de post-rock ou de free jazz. On pense à Morphine qui aurait subi un lifting, pour la tension qui se dégage, mais où les guitares saturées auraient remplacé le saxo.

One of us is the killer, leur dernier album, se savoure pleinement en live. La prestation est saturée à la testostérone. Même si les plans et les poses rock attendus sont là, ça bouillonne, ça hurle et ça chope les tripes avec les dents.

Le guitariste descend dans la fosse et joue debout porté par les mains des spectateurs des premiers rangs. Grosse prestation brutale et sans concession.

On enchaîne avec un autre combo américain, les texans de Midlake, certes plus connus que The Dillinger Escape Plan et qui méritent donc une programmation plus tardive, mais aussi beaucoup plus calmes que le groupe précédent.

Difficile alors de rentrer tout de suite dans l'ambiance. Antiphon, leur quatrième album, est moins spleenique que leurs précédents, mais Midlake ne s'est pas transformé d'un coup de baguette magique en une bande de joyeux drilles. Sous le ciel gris et bas normand, l'ambiance s'installe doucement. Les six musiciens gardent leurs lunettes de soleil malgré le temps. Mais comme ils se présentent en français et en souriant "Bonjour festival Beauregard. Nous sommes Midlake de Denton, Texas", les sourires apparaissent. La prestation est douce, agréable, mais peut-être un peu trop sage.

London Grammar est le Canada Dry des Cocteau Twins. Des nappes de synthé, un peu de guitare en apesanteur et surtout la voix de Hannah Reid. Mais autant la voix de Liz Fraser était émouvante par les petites fêlures qui révélaient une âme, autant chez les londoniens la voix est passée au prisme des émissions de téléréalité musicales. C'est beau, sans défaut, joliment lisse. Cela n'empêche pas leur formule de fonctionner et d'avoir ses adeptes.

Les deux garçons rentrent en premier, souriant, suivi de Hannah, un sage chignon sur le haut du crâne. La petite veste en jeans sied moins à un chant qui se souhaiterait spirituel que les longues toges blanches de Lisa Gerrard qui était sur cette même scène l'été précédent. Andy Warhol disait de sa sérigraphie des chaises électriques qu'il les vendrait si elles allaient avec la couleur des rideaux des acheteurs.

London Grammar a ce côté beau et confortable d'un intérieur bourgeois. Les tubes "If you wait" ou "Night Call" (la reprise de Kavinsky) passent en radio, sont remixés pour faire danser. La voix est magnifique mais il y a un aspect étrangement corseté à leur musique, même en live. Dommage de ne pas profiter de la scène pour se libérer de cette image trop lisse. Un rendez-vous réussi avec la plupart des spectateurs, mais raté pour moi.

Debbie Harry est une survivante. L'égérie punk du CBGB's a vu nombre de ses compères de jadis mourir. Ses tubes disco ou son français pourri sur "Denis" n'ont pas réussi à nous faire oublier à quel point elle a fait bouger les lignes en 78/79. Sans Blondie, point de Kim Wilde (d'accord, ce n'est pas le meilleur des arguments en sa faveur). Elle a failli finir assassinée par Ted Bundy (merci Gonzaï pour l'info).

Aujourd'hui elle est sexagénaire, Blondie n'a bien entendu plus le line-up original, mais l'irremplaçable Chris Stein et Clem Burke à la batterie. Mais ils reviennent, ont refait un album Ghosts of download, et on est d'accord, tout le monde s'en fout. Pourtant, les quelques extraits chantés ce soir, tels "The Rose By Any Name", sonnent agréablement. Comme tous, on attend les classiques. Pas de souci, des tubes à foison coulent dans les oreilles des spectateurs.

Le public, sur les premiers rangs fait le grand écart entre les fans de l'époque et les nouveaux bacheliers : "One way or another". "Hanging on the telephone". "Call me" (avec un plan guitare-clavier tout droit sorti d'une parodie des 80's au milieu)...

Sur "Rapture", on se souvient des débuts du rap. Oui, Blondie vivait à New York, ville des débuts du hip-hop et ils étaient des passeurs de cette culture américaine et urbaine, preuve en est leur reprise de "You Gotta Fight For Your Rights To Party" des Beastie Boys qui obtient un énorme succès. A la toute fin, nous aurons droit à "Atomic", puis "Heart Of Glass".

Alors certes, Mamie Harry ressemble maintenant à Michelle Torr, mais elle en a encore sous le capot.

IAM est passé à Beauregard pour sa tournée d'adieu. 25 années au service du rap français, et un nouvel album Arts Martiens. Ils ont joué pour un public essentiellement masculin et trentenaire. On m'a dit que c'était plutôt un bon concert, mais personnellement n'ayant jamais eu de coup de cœur pour ce groupe, ne connaissant donc même pas leurs classiques, je serais bien en peine de donner un avis. Je m'en abstiens donc.

Shaka Ponk. On ne présente plus le combo parisien révélé au public français par The Geeks and The Jerkin' Socks. Leur nouvel album, The White Pixel Ape, a beau bénéficier d'un soutien moins appuyé des radios et de la presse, leurs précédents tubes leur ont permis de trouver leur place dans le paysage rock hexagonal. De l'énergie bouillonnante pour un concert sans surprise, très chorégraphié afin de coller aux projections vidéo en fond de scène, mais qui ravit le public.

Deux ans après leur premier passage à Beauregard, le public normand a de nouveau répondu présent. C'est vrai que regarder le clip, "Qu'est-ce qui t'arrive encore ?" de Sahama suffit à porter un coup à la crédibilité pseudo rebelle du groupe, mais Shaka Ponk peut être vu comme un valeur sûre de festival avec du show bien fait, des lumières, un chanteur qui se jette dans le public, etc, etc. Ça ne fleure pas franchement l'authenticité, mais c'est un beau produit.

On s'est dit que dormir sous la pluie au son de Kavinsky, ce n'était pas vraiment la peine. Avant même qu'il ne nous l'enjoigne, nous étions retournés à la voiture pour "Drive". Donc pas non plus de danse de la pluie dans la boue au son de la house de Disclosure, dont je trouve l'album Settle inaudible, mais qui ont la réputation de donner des sets assez jouissifs. On dit au revoir et à demain, Beauregard !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Festival de Beauregard en concert au Festival de Beauregard #6 (édition 2014) - dimanche
Festival de Beauregard en concert au Festival de Beauregard #6 (édition 2014) - samedi
Festival de Beauregard en concert au Festival de Beauregard #7 (édition 2015) - Vendredi
Festival de Beauregard en concert au Festival de Beauregard #7 (édition 2015) - Samedi
Festival de Beauregard en concert au Festival de Beauregard #7 (édition 2015) - Dimanche
Festival de Beauregard en concert au Festival de Beauregard #8 (édition 2016)
Festival de Beauregard en concert au Festival de Beauregard #8 (édition 2016) - vendredi 1er juillet
Cats On Trees parmi une sélection de singles (février 2011 )
La chronique de l'album eponyme de Cats on trees
Cats On Trees en concert au Festival Art Rock 2014 - samedi 7 juin
Cats On Trees en concert au Festival Crazy Week !!! #5 (édition 2014) - jeudi
Cats On Trees en concert à Oeno Music Festival #2 (édition 2015)
La chronique de l'album Miss Machine de The Dillinger Escape Plan
The Dillinger Escape Plan en concert au Festival Fury Fest 2004 (samedi)
L'interview de The Dillinger Escape Plan (25 novembre 2004)
La chronique de l'album Bamnan and Slivercork de Midlake
La chronique de l'album The trials of Van Occupanther de Midlake
La chronique de l'album The Courage of Others de Midlake
Midlake en concert au Festival Les Inrocks 2006
Midlake en concert au Festival Le Rock dans tous ses Etats 2007 (samedi)
Midlake en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2010 (vendredi 16)
Midlake en concert au Grand Mix (jeudi 15 avril 2010)
Midlake en concert au Festival Les Inrocks Black XS 2010 (Jour 2
Midlake en concert au Festival Beauregard #6 (édition 2014)
L'interview de Midlake (16 avril 2010)
La chronique de l'album If You Wait de London Grammar
London Grammar en concert au Festival Cabaret Vert #13 (édition 2017) - Jeudi 24 août
Blondie en concert au Festival Summercase 2008 (vendredi)
Blondie en concert au Festival Rock en Seine 2014 (vendredi 22 août 2014)
Blondie en concert au Festival Rock en Seine 2014
IAM en concert au Festival Solidays 2004 (dimanche)
IAM en concert au Festival Les Vieilles Charrues 2004 (dimanche)
IAM en concert au Festival des terre-Neuvas Bobital 2008 - Samedi
IAM en concert au Festival Rocktambule 2010 (16ème édition)
IAM en concert au Festival Solidays #13 (édition 2011) - dimanche
IAM en concert au Festival Jardin du Michel #9 (édition 2013) - vendredi et samedi
La chronique de l'album Bad Porn Movie Trax de Shaka Ponk
La chronique de l'album The Geeks & The Jerkin Socks de Shaka Ponk
Shaka Ponk en concert au Festival Les Nuits Peplum d'Alesia #11 (édition 2011) - samedi
Shaka Ponk en concert à L'Aéronef (vendredi 3 février 2012)
Shaka Ponk en concert au Festival Art Rock 2012 - vendredi, samedi et dimanche
Shaka Ponk en concert au Festival Solidays #14 (édition 2012) - samedi
Shaka Ponk en concert au Festival Les Eurockéennes de Belfort #24 (2012) - vendredi
Shaka Ponk en concert à Main Square Festival 2012 - Dimanche
Shaka Ponk en concert au Festival Beauregard #4 (édition 2012) - Vendredi
Shaka Ponk en concert au Festival Les Eurockéennes de Belfort #26 (édition 2014) - Samedi
Shaka Ponk en concert au Festival Artrock 2015
L'interview de Shaka Ponk (lundi 6 juin 2011)
Kavinsky en concert au Festival Les Eurockéennes de Belfort #24 (2012) - samedi
Kavinsky en concert au Festival Les Eurockéennes de Belfort #25 (2013) - Samedi
Disclosure en concert à Pitchfork Music Festival #2 (édition 2012) - samedi 3 novembre
Disclosure en concert au Festival Les Eurockéennes de Belfort #25 (2013) - Dimanche
Disclosure en concert au Festival La Route du Rock #23 (Samedi 17 août 2013)
Disclosure en concert à Pitchfork Music Festival Paris #3 (édition 2013)
Disclosure en concert au Festival Beauregard #11 (édition 2019) - Dimanche 7 juillet

En savoir plus :
Le site officiel du Festival Beauregard
Le Myspace du Festival Beauregard
Le Facebook du Festival Beauregard

Crédits photos : Diane Hion (Toute les séries sur Taste of Indie)


Laurent Coudol         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

• A écouter aussi sur Froggy's Delight :

Benjamin Diamond (10 octobre 2008)
Shaka Ponk (6 juin 2011)


# 17 novembre 2019 : 4 ans déjà

13 novembre 2015. inoubliable nuit de terreur dont on commémorait les 4 ans cette semaine. Un 13 novembre 2019 avec plein de concerts à Paris et un pincement au coeur pour beaucoup d'entre nous. Mais la vie continue, et elle doit continuer d'être culturelle et festive.

Du côté de la musique :

"L'année du loup" de Alma Forrer
"Lucarne" de Cassagrande
"Air India" de David Sztanke
"Immanent fire" de Emily Jane White
"Bach, Liszt, Wido : Organ works at La Madeleine" de Jae Hyuck Cho
"What's in it for me ?" le Mix numéro 4 de Listen In Bed
"Femme idéale" de Ludiane Pivoine
et toujours :
"We were young when you left home" de Tim Linghaus
"Glam shots" de Rich Deluxe
"Imago" de Manuel Etienne
"Women" la 4ème émission de notre podcast radiophonique Listen In Bed
"Silent scream" de Holy Bones
"Stregata / stregato" de Gilia Girasole & Ray Borneo
"Révolution" de David Kadouch
"Jusqu'ici tout va bien" de Bazar Bellamy
Lysysrata, It It anita et The Eternal Youth au Normandy

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"On s'en va" au Théâtre national de Chaillotl
"Les guêpes de l'été nous piquent encore en novembre - L'Affaire de la rue de Lourcine" au Théâtre de la Tempête
"Pièce" au Théâtre des Abbesses
"La Vie est belle" au Théâtre 13/Jardin
"Adieu Ferdinand ! Le Casino de Namur II" au Théâtre du Rond-Point
"Adieu Ferdinand ! - La Baleine et le Camp naturiste" au Théâtre du Rond-Point
"Bartleby" au Théâtre Essaion
"Un Vers de Cid" au Théâtre Essaion
"Julien Cottereau - aaAhh Bibi" au Théâtre Le Lucernaire
"Pour ceux qui parlent tout seuls" au Théâtre Darius Milhaud
des reprises :
"Et si on ne se mentait plus ?" à la Scène Parisienne
"Berlin 33" au Théâtre L'Atalante
"La Magie lente" au Théâtre de la Reine Blanche
"Je ne me souviens pas" au Théâtre Les Déchargeurs
"La Magie de l'argent" au Théâtre Aleph
"La vie devant soi" au Théâtre de Sartrouville
"G.R.AI.N. - Histoire de fous" à la Manufacture des Abbesses
"Evita - Le destin fou d'Evita Peron" au Théâtre de Poche-Montparnasse
et la chronique des spectacles à l'affiche en novembre

Expositions avec :

"Kiki Smith" à la Monnaie de Paris

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
la chronique des films à l'affiche en octobre
et la chronique des films à l'affiche en novembre

Lecture avec :

"L'affaire Lord Spenser" de Flynn Berry
"La curée d'après le roman d'Emile Zola" de Cédric Simon & Eric Stainer
"Les faire taire" de Ronan Farrow
"Mondes en guerre tome 2, l'âge classique" de Hervé Drévillon
"Résistante" de Jacqueline Fleury Marié
"Une histoire de France tome 1, La dalle rouge" de Michel Onfray, Thomas Kotlarek & JEF
et toujours :
"Profession romancier" de Haruki Murakami
"Feel good" de Thomas Gunzig
"Histoire mondiale de la guerre froide (1890-1991)" de Odd Arne Westad
"L'avenir de la planète commence dans notre assiette" de Jonathan Safran Foer
"L'écho du temps" de Kevin Powers
"Psychotique" de Jacques Mathis & Sylvain Dorange
"Une famille presque normale" de M T Edvardsson

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=