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Gillian Robespierre  août 2014

Réalisé par Gillian Robespierre. Etats Unis. Comédie. 1h23 (Sortie le 3 septembre 2014). Avec Jenny Slate, Jake Lacy, Gaby Hoffmann et Gabe Liedman.

"A force de dire des choses horribles, elles finissent par arriver" fait à peu près dire Jacques Prévert à Michel Simon dans "Drôle de drame". C'est un peu ce qui se passe dans "Obvious child". 

En effet, Donna, qui pratique le "stand-up" et ne mâche jamais ses mots crus quand elle monte sur scène, enchaînant les propos trash concernant sa féminité, finit par vivre un moment traumatique : un avortement.

Éternelle illustration de la dialectique entre les mots et les choses, "Obvious child" suit pas à pas la vie chaotique de Donna. Tout s'accumule apparemment contre elle : trahie par son petit ami, sans travail, fumant trop et buvant sec, elle couche avec un inconnu en oubliant le sacro-saint préservatif...

Là voilà donc confrontée à cet "obvious child", cet "enfant évident"... Plus évident que le titre non-traduit du film et qui doit être, dans le contexte juif new-yorkais dans lequel vit Donna, une référence à une célèbre chanson de Paul Simon.

Difficile donc, avec ce résumé du sujet du film, et une réalisatrice qui s'appelle Robespierre, de convaincre qu' "Obvious child" est une "comédie romantique".

Nature comique à coup sûr, Jenny Slate - qui pourrait bien être une Ben Stiller au féminin - sait montrer l'ambivalence du personnage de Donna en quête d'amour... mais pas encore prête pour transformer cette soif en amour maternel.

Convaincante dans les scènes avec ses parents, notamment dans celle où elle vient se blottir dans les draps de sa maman, elle porte tout le film sur ses épaules et forme avec Cake Lacy le parfait couple hétérodoxe. Beau gosse bien nourri, "goy" de surcroît, Max est un bon élève poli qui paraît très loin de Donna, la fausse peste aux mots lestes, mais c'est aussi ça le secret d'une vraie comédie romantique...

À l'instar du film de Zach Braff, "Le rôle de ma vie", "Obvious child" décrit une judéité qui s'ouvre vers l'extérieur, avec un passage compliqué symbolisé ici par un final à l'hôpital.

Gillian Robespierre est partie d'un court-métrage pour construire son film. En général, cette opération aboutit à des œuvres bancales où l'on sent que le scénario a été étiré. Dans "Obvious child", il n'en est rien.

Tout au contraire, on aimerait rester plus longtemps dans ce New York de film indépendant, qu'on sent hélas aussi au bout du rouleau qu'un certain Paris. Les librairies ferment et les bobos règnent. Et quel âge à Paul Simon ?

"Obvious child" de Gillian Robespierre est un film bien dans son époque : on y rit même s'il n'y a pas toujours de quoi rire. On y a soif d'un autre monde, peut-être celui d'un après-film où l'enfant de l'amour aura plus de chance que celui du hasard...

 

Philippe Person         
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Du côté de la musique :

"Collapsed in Sunbeams" de Arlo Parks
"Ma folie" de Bast Ferry
"Paradise" de Da Capo
"It's OK" de Fantomes
"L'effet waouh des zones côtières" de Institut
"Something joyful" de Jonathan Orland Quartet
"Haydn : Stabat mater, Symphonies N° 84 & 86" de Le Concert de la Loge & Julien Chauvin
"No black violins" le mix 15 de Listen In Bed à écouter à volonté
"Liberté" de Sego Len
"Où tout a commencé" de Tristesse Club
et toujours :
"Bareback" de Acquin
"Tu m'apprends" de Andréel
"Let my people go" de Archie Shepp & Jason Moran
"Roden crater / Basquiat's black kingdom / Laurel canyon" de Arman Méliès
"Monument ordinaire" de Mansfield TYA
"Glowing in the dark" de Django Django
"My shits" de Dye Crap
"Medicine at midnight" de Foo Fighters
"In a silent way" le mix #14 de cette saison 2 de Listen In Bed
"Alors quoi" de Meril Wubslin
"Old western star" de Nico Chona & the Freshtones

Au théâtre dans son salon :

"Le Gros, la Vache et le Mainate" de Pierre Guillois
"Intrigue et Amour" de Yves Beaunesne
"13 à table" de Marc-Gilbert Sauvageon
"Thé à la menthe ou t'es citron" de Patrick Haudecoeur
"J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne" de Jean-Luc Lagarce
"Faut-il laisser les vieux pères manger seuls aux comptoirs des bars ?" de Carole Thibaut
"Eric-Antoine Montreux tout !" au Festival de Montreux

Expositions :

en virtuel :
"Vasarely - Le partage des formes" au Centre Pompidou
"Picasso poète" au Musée national Picasso
"Jean" à la Cité des sciences et de l'industrie
"Comme un parfum d'aventure" au Mac Lyon
"Omar Ba - Anomalies" à la Galerie Templon
"Les aventuriers des mers" à l'Institut du Monde Arabe

Cinéma :

at home :
"Exotica" d'Atom Egoyan
"L'Amant d'un jour" de Philippe Garrel
"Les Biens Aimés" de Christophe Honoré
"Dans les champs de bataille" de Danielle Arbid
"Eastern Plays de Kamen Kalev
"Mon frère s'appelle Robert et c'est un idiot" de Philip Gröning

Lecture avec :

"Que ma mort soit une fête" de Cristian Alarcon
"Normal people" de Sally Rooney
"Middlewest" de Skottie Young & Jorge Corona
"L'hôtel de verre" de Emily St.John Mandel
"De Staline à Hitler" de Robert Coulondre
et toujours :
"88" de Pierre Rehov
"Blanc autour" de Wilfrid Lupano & Stéphane Fert
"Dictionnaire des mafias et du crime organisé" de Philippe di Folco
"Le rapport Brazza" de Vincent Bailly & Tristan Thil
"Les amants d'Hérouville - un histoire vraie" de Romain Ronzeau, Thomas Cadène & Yann le Quellec
"Monstres anglais" de James Scudamore
"Vers le soleil" de Julien Sandrel

Du côté des jeux vidéos :

Les jeux de l'année selon Boris Mirroir de Doom à Minoria !
"DevilZ, Survival" sur PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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