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Théâtre de la Bastille  (Paris)  septembre 2014

Spectacle de théâtre musical conçu et mis en scène par Marc Lainé, avec Odja Llorca, Bertrand Belin, Matthieu Cruciani et Guillaume Durieux.

Est-ce que raconter l'histoire d'un groupe de rock, la nostalgie de sa vie, la blessure de sa mort, est une vraie bonne idée ? Dans "Désordre", son premier film, le grand réalisateur Olivier Assayas n'avait pas réussi à donner de la consistance au groupe dont il contait aussi le destin.

Comme dans "Spleenorama", il était un peu piégé par les "poncifs" obligatoires et attendus sur un tel sujet : la drogue, les coucheries, les délires, les rivalités et les conflits sur le devenir du groupe.

Dans "Spleenorama", le récit commence à la mort de l'âme du quatuor, une mort étrange sur un lac gelé dont la glace a rompu. Les trois survivants se revoient pour la première fois depuis des années à l'occasion de son enterrement et se retrouvent dans la pièce encombré d'instruments où ils répétaient.

La vodka coule, les cigarettes s'allument et s'écrasent, les seringues rentrent dans les chairs, et les flash-back font revenir à la vie théâtrale Laurent le mort. Bertrand Belin, de sa belle voix forte et presque québécoise, fait revivre en brèves allusions poétiques ce moultième héros tragique du rock'n'roll.

Parsemé de ses interventions musicales, le spectacle perd parfois de sa cohérence et l'on perçoit plus quelles intentions poétiques avaient son auteur, Marc Lainé, que sa capacité réelle à les faire surgir sur scène.

"Spleenorama" est d'emblée une proposition fragile qui met en avant un groupe de rock qui n'a jamais existé vraiment, refusant même d'avoir un nom et dont le leader, empêtré dans la drogue et enfermé dans sa maison, ne voulait pas enregistrer avant d'avoir composé une centaine de titres, voire de chefs d'oeuvre...

Il faut ainsi accepter de suivre la vie de gens assez fantomatiques, pas très vifs, qui pourraient être totalement vides et insipides sans les trois comédiens (Matthieu Cruciani, Guillaume Durieux et Odja Llorca) qui entourent Bertrand Belin et qui parviennent à en faire quelque chose.

C'est grâce à eux que, peu à peu, le titre de la pièce prend son sens et que la vaine dérive de ce groupe déprimant se ressent côté spectateurs. "Spleenorama" finit par donner la chair de blues et l'amalgame entre les mots et les musiques se produit, hélas un peu tardivement, et s'achève dans une éphémère mais intense émotion.

 

Philippe Person         
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# 18 avril 2021 : En avril ne te cultive pas d'un fil

Pas de nouvelle bonne nouvelle... pas sûr. En attendant de pouvoir aller à nouveau vers la culture, faisons la venir vers nous. Voici notre sélection de tout un tas de choses à écouter, lire, voir et (re)découvrir. On commence évidemment avec le replay de la MAG #25 ! et oui déjà, en on n'est pas peu fier !

Du côté de la musique :

"Djourou" de Ballaké Sissoko
"A live full of farewells" de The Apartments
"Racine carrée de vos utopies" de Les Marteaux Pikettes
"Detectorists" le 19ème mix de la saison 2 de Listen In Bed
"Bach en miroir" de Marie-Andrée Joerger
"Drot og Marsk" de Peter Heise
"Bye bye baby" de Requin Chagrin
"Good for you" de Slim Paul
et toujours :
"In time Brubeck" de Duo Fines Lames
"Navegar" de Joao Selva
"Le style (avec Guillaume Long et Flavien Girard" la 8ème émission de Listen In Bed
"Dusk" de Paddy Sherlock
"Live at the Berlin philarmonie 1969" de Sarah Vaughan
Les petites découvertes de la semaine en clips avec : Hanna & Kerttu, Texas, A Certain Ratio, Johnny Mafia, Chevalrex + Thousand

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"La Collection" d'Harold Pinter
"Le Cabinet horrifique" de Valérie Lesort
"Vêtir ceux qui sont nus" de Luigi Pirandello
'Féminines" de Pauline Bureau
"Noire" de Tania de Montaigne
"Love & Politics" de Dan Turden
"NinaLisa" de Thomas Pédour
"Le Bœuf-musical Boris Vian" au Hall de la Chanson
"Hippolyte et Aricie" de Rameau

Expositions :

en virtuel :
"Trésors Nabis" du Musée d'Orsay
"Bonnard, Le Cannet, une évidence" au Musée Bonnard au Cannet
"Yan Pei-Ming - Au nom du père" au Musée Unterlinden à Colmar
"Crinolines et chapeaux, la mode au temps des impressionnistes" au Musée de la Corderie Valois en Normandie
"Camille Moreau-Nélaton, Une femme céramiste au temps des impressionnistes" au Musée de la céramique à Rouen
"Jean Ranc, un montpelliérain à la Cour des rois" au Musée Fabre à Montpellier

Cinéma :

at home :
"Généalogies d'un crime" de Raoul Ruiz
"La course navette" de Maxime Aubert
des films cultes :
"Au revoir les enfants" de Louis Malle

"Little Odessa" de James Gray
"37°2 le matin" de Jean-Jacques Beyneix
"C'est arrivé près de chez vous" de Rémy Belvaux et André Bonzel
"La Balance" de Bob Swaim
et un court métrage "La pince à ongles" de Jean-Claude Carrière

Lecture avec :

"C'est quoi ton genre ?" de Agnès Vannouvong
"La petite ville des grands rêves" de Fredrik Backman
"Les somnambules" de Chuck Wending
"Mondes en guerre : tome IV, guerre sans frontières" de Louis Gautier
"Séquences mortelles" de Michael Connely
et toujours :
"Elmet" de Fiona Mozley
"Le savoir grec" de Jacques Brunschwig, Geoffrey Ernest Richard Lloyd & Pierre Pellegrin
"Seul entouré de chiens qui mordent" de David Thomas
"Sur la route, vers ailleurs" de Benjamin Wood

Du côté des jeux vidéos :

Retrouvez les jeux vidéos en live sur la TV de Froggy's Delight chaque soir de la semaine à partir de 21H

 

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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