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Barragàn  (Kobalt)  septembre 2014

Il y a des disques qui coulent de source. Il y a des disques si sombres qu’ils en sont insondables. D’autres au contraire ont le pouvoir de vous apporter une certaine lumière. Ce nouvel opus des Blonde Redhead est un disque à questions. Comment arriver à se renouveler, à avancer sans regarder en arrière ? Comment trouver l’équilibre entre épure et néant, entre accessibilité et complexité ? C’est une question de principe, les disques à questions sont toujours plus intéressants que ceux qui pensent apporter des réponses… Par contre, ils sont souvent plus ardus, plus difficiles d’accès. C’est le cas ici, ce Barragàn est peut-être le disque le moins "facile" de Blonde Redhead depuis Melody Of Certain Damaged Lemons sorti en 1998.

Un groupe qui se pose des questions est un groupe qui avance esthétiquement, au risque et c’est le cas avec le trio Américain de gagner et de perdre des fans en cour de route. Et c’est aussi une question de principe, les groupes qui prennent des risques, qui évoluent sont toujours plus intéressants, même si parfois ils se plantent. Blonde Redhead affectionne suivre son propre chemin, en ne regardant jamais en arrière, privilégiant l’expérimentation au style noise, pop, art-punk,rock, électronique approche très New-Yorkaise en soit.

Le nom de l’album Barragàn fait référence à l’architecte mexicain du même nom. Reconnu pour ses tendances modernistes, Luis Barragàn (1902-1988) a travaillé sur la notion de ligne épurée, de matière première brute, de maîtrise de l’espace et de la lumière. Un titre qui n’a pas été choisi au hasard tant ces concepts se retrouvent dans ce disque. C’est avec retenue que Blonde Redhead se présente à nous, suivant les traces laissées par leur album précédent Penny Sparkle. Une retenue si extrême qu’elle pourrait flirter avec l’hypnose mais aussi parfois avec la monotonie ou l’ennui.

Le trio joue sur la corde raide, on adhère ou pas, chacun étant libre de choisir de quel côté penche la balance. Le solo de flûte dans une gamme pentatonique du titre d’ouverture ("Barragàn") en est un parfait exemple. L’intensité est toute rentrée, distillée avec parcimonie et subtilité. Le silence entre les notes, les espaces, la matière sonore construite autour de quelques éléments (mélodiques, modaux, rythmiques, instrumentaux, les jeux de constructions ("Defeatist Anthem (Harry and I)" qui semble être deux morceaux en un)) ont la même importance, voire sont plus importants que la forme des morceaux ou que les mélodies.

Barragàn est un labyrinthe ouvertement inaccessible, baroque, où le chemin semble difficile à comprendre, car justement la notion même de chemin est supprimée. Une fois que l’on accepte cet état de fait, les morceaux deviennent évidents. Exercice risqué que le minimalisme. Blonde Readhead y laisse des plumes. Mais sur la longueur, le disque passe d’intriguant à envoûtant, avec de véritables pics ascensionnels ("Mind To Be Had", "Cat On Tin Roof", "Dripping", "The One I Love", "No More Honey", "Penultimo"). Ce Barragàn est donc une affaire d’atmosphère, d’offre et de théorèmes, d’ouverture et de complicité. A vous d’accepter ce qu’il a à offrir !

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Blonde Redhead
Le Myspace de Blonde Redhead
Le Facebook de Blonde Redhead


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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
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"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

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