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Interview à la Boule Noire  (Paris)  février 2005

Biffy Clyro, que nous avions découvert avec Vertigo of Bliss et vu au Nouveau Casino en septembre 2004, reviennent en France jouer à La Boule Noire. Impossible de les rater.

Après les balances, pour l'interview c'est Ben Johnston qui s'y colle pendant que Simon Neil et James Johnston s'amusent dans la loge voisine et ne le rejoignent.

Est ce que vous êtes content des critiques que vous avez eues pour Infinity land ?

Ben Johnston : Oui très. Dans le passé, les critiques ont été encourageantes, on était content, mais aujourd'hui c'est la première fois qu'on a des critiques dont on est fier. En plus les gens ont acheté cet album, les deux autres albums ont été moins reconnus. Mais cette fois ci, ça a été très bien.

Et en France?

Ben Johnston : Je ne sais pas je ne comprends pas le français!

Je crois qu'elles ont été plutôt bonnes.

Ben Johnston : C'est vrai ? C'est cool.

Vous avez plus de public aujourd'hui ?

Ben Johnston : Oui beaucoup plus. Je pense que cet album est un mélange de plusieurs musiques, il est plus éclectique. donc plus de personnes peuvent l'apprécier.

D'où vient le titre de l'album infinity land?

Ben Johnston : Ca vient du serial killer Jeffrey Damer. Son idée du paradis est un endroit qui s'appelle infinity land (lieu infini). C'était un endroit super violent, où il y avait des meurtres, des têtes sur des piques…Pourtant les mots infinity land sonnent bien. Cela reflète bien l'atmosphère de l'album, la musique est joyeuse mais les paroles le sont beaucoup moins.

Pourquoi avez-vous des titres de chansons si bizarres?

Ben Johnston : Je ne sais pas, pour être différent des autres groupes. Les gens se demandent tout le temps pourquoi on a donné ces titres aux chansons. On a rarement un titre de chanson dont les mots sont extraits des paroles.

Vous aviez précédement un visuel assez frappant avec les pinups de Manara. Qui a créé le visuel de ce nouvel album?

Ben Johnston : Un ami de nos meilleurs amis en Ecosse, Chris Fleming. Ca fait longtemps qu'il peint et dessine. Un jour il est devenu vraiment bon et on ne s'en était pas rendu compte. Il nous a montré son travail. On lui a donné les paroles des chansons et le titre Infinity Land et il nous a fait ça.

Qu'est ce que ça représente?

Ben Johnston : Il faudra lui demander ! Des gens ont dit que le dessin est anti-américain à cause des oreilles de Mickey et de l'uniforme nazi.

Combien de temps avez-vous mis pour enregistrer cet album? Vous aviez enregistré Vertigo of bliss en 24 heures ...

Ben Johnston : Oui à peu près. Celui là a pris environ deux semaines. Il y a eu un vrai travail de production cette fois-ci.

Comment se passe l'écriture des chansons? Qu'est ce qui vient en premier, la musique ou les paroles?

Ben Johnston : Les paroles viennent toujours en dernier. La musique vient toujours en premier. Simon commence à composer un truc à la guitare, il nous l'amène et on brode là dessus.

Vous écrivez des nouvelles chansons en tournée?

Ben Johnston : Oui on a beaucoup de nouvelles chansons.

Vous allez les jouer ce soir?

Ben Johnston : Pas ce soir non, c'est trop tôt. La France n'est pas encore prête pour des nouvelles chansons. On est venu ici seulement trois ou quatre fois donc on va continuer à jouer les anciens morceaux.

Dans quel état d'esprit étiez-vous quand vous avez composé cet album? Il est beaucoup plus sombre que le précédent.

Ben Johnston : Oui, l'atmosphère est plus sombre. On a traversé une période très difficile en tant que groupe et personnellement aussi. Ca a pas mal influencé l'écriture de Simon. Quand tu grandis, tu vis beaucoup plus de choses, positives ou négatives et il faut t'en accommoder.

Vous avez sorti trois albums en trois ans. Pensez-vous que c'est le boulot d'un artiste de sortir régulièrement son travail et de l'exposer le plus possible au public?

Ben Johnston : Oui je pense que c'est important. Quand tu es dans un groupe, tu écris, tu composes, tu fais des concerts, tu sors des albums. Si tu ne fais pas ça, tu ne remplis pas vraiment ta mission de musicien. Puis c'est important pour un groupe de faire tout ça pour avancer et pour progresser.

Etes-vous contents de jouer ce soir à Paris?

OJames Johnston : ui bien sûr ! On meurt d'envie de venir jouer en Europe, mais on n'avait pas l'argent jusque là. On est très heureux d'être ici et on espère faire ce que l'on a fait en Grande Bretagne depuis quelques années.

Donc vous allez tourner plus maintenant que vous avez "conquis" l'Angleterre?

Ben Johnston : Oui ! On ne va pas faire de tournée en Angleterre les mois qui viennent car le public va saturer. Si tu peux aller voir un groupe toutes les semaines, tu vas te lasser et tu ne vas pas retourner les voir. On voudrait faire des petites salles en Europe et travailler dur pour nous faire connaître ici.

Le public est-il différent ici ?

Ben Johnston : Pas tellement. A part qu'ici en France, vous étés beaucoup moins nombreux !

Votre single Jaggy snake a été disponible en téléchargement sur votre site. Quelle est votre position sur le téléchargement en général?

Ben Johnston : C'est à double tranchant. C'est bien pour les petits groupes, parce qu'on peut écouter ta musique dans le monde entier. Maintenant tu peux faire de la musique dans ta chambre et tu la balances sur le net pour que des gens l'écoutent ce qui est bien. Mais pour des groupes comme nous, ce n'est pas profitable du tout car on est pile au milieu dans le sens où on ne gagne pas d'argent grâce au téléchargement mais on a besoin de se faire connaître du grand public et Internet est le meilleur moyen pour cela.

Mais le single était numéro 1?

Ben Johnston : Oui c'était super. C'était juste quelques semaines avant que le classement des titres les plus téléchargés soit reconnu.Ca ne veut donc pas dire grand chose mais c'est toujours agréable d'avoir un numéro 1.

Les derniers bouquins, films, CDs que vous avez aimés?

Ben Johnston : On regarde pas mal de comédies dans le bus parce que quand on fait des show cases ou des dédicaces dans des magasins, on a des trucs gratuits. On a vu Anchorman (Présentateur vedette : la légende de Ron Burgundy), c'était bien, Dodgeball lui était complètement con. Le dernier film qu'on a vu c'était le Village. Tu l'as vu?

Oui, j'avais bien aimé.

Ben Johnston : Il est super. Alors les livres... Je lis les livres de Charles Bronson, c'est un type violent en Angleterre qui a été en prison toute sa vie, c'est très intéressant. Simon lit du Dan Brown, Da Vinci code, ce genre de trucs, il a été entraîné là dedans! Ben lit un truc mais je ne me souviens pas ce que c'est.

Et les groupes que vous avez remarqué récemment?

Ben Johnston : Il y a un groupe écossais pas très connu qui s'appelle Latal , c'est des amis à nous. Ah j'oublie toujours ce genre de trucs dont je dois me souvenir ! …The Futureheads sont supers.

Que pensez-vous des groupes comme Razorlight ou les Libertines qui sont médiatisés pour autre chose que pour leur musique?

Ben Johnston : Je ne leur donne même pas une seconde de mon temps. Je les déteste. Comme tu peux voir, on s'en fout de notre image et de nos fringues. La musique est tout ce qui compte pour nous, ça peut paraître un peu cliché mais c'est vrai. Ce genre de groupes détruisent complètement la musique, ce qui comptent pour eux c'est la mode et prendre le plus de drogue possible, ce n'est plus la musique. donc.. Bref je les déteste!

Si vous deviez choisir un groupe pour faire une tournée avec vous, quel serait votre choix ?

Ben Johnston : Ca serait cool d'avoir Weezer avec nous, on adore Weezer, les Foo Fighters ça serait bien, Muse ça serait bien aussi, je sais pas si tu aimes Muse...

Muse?

Ben Johnston : Oui.

Je les ai vu trois fois dans des festivals et c'était assez décevant.

Ben Johnston : C'est vrai? Impossible! En live ils sont...enfin ils sont un peu trop dramatiques, mais dans des petites salles ils sont excellents. Ca serait bien d'avoir Ben Folds aussi, j'adore Ben Folds...J'y réfléchirai plus en détails si on me repose cette question!

Et si vous deviez décrire votre musique en 3 mots ?

Ben Johnston : Agressive, mélodique... ils écoutent ce que je dis et ils se foutent de moi à côté ! (ndlr : les deux autres membres du groupe sont dans la loge à côté)...merde je trouve pas ...anguleux!

 

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Crédits Photos : Zenoid (plus de photos sur Taste Of Indie)


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# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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