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Aha shake Heartbreak  (RCA)  novembre 2004

Le troisième de la liste. Le troisième des sequels tant attendues. Il y avait, d'abord, The Black Keys qui devaient donner suite a Thikfreakness, qui certes n'était pas leur premier album mais dont la sortie et l'accueil reçu étaient tout comme tant la découverte du groupe fut surprenante.

Il a eu, ensuite, les New-yorkais d'Interpol, rallumant les interrupteurs des amplis pour enregistrer –enfin- une suite a leur premier LP, Turn offthe bright lights.

Le troisième de la liste, qui j'en conviens est subjective, c'est Aha Shake Heartbreak , improbable album des Kings of Leon.

Premier EP prometteur et intriguant (Holy Roller Novocaine) puis premier LP venant confirmer la mise ; histoire familiale singulière –le groupe est composé de trois frères fils de pasteur - Caleb (guitare), Nathan (batterie), et Jared Followill (basse) - et de leur cousin, Matthew Followill ; enfance rurale…

Le groupe a eu la chance de tomber dans cette vague qu'on aime a qualifier de post Strokes, créant pour les amateurs de rock buzz sur buzz allumés, par une presse spécialisée remontée à bloc. L'accueil d'alors se concentrait sur leur ruralité, leurs longues chevelures et barbes et leur présupposée naïveté.

De la naïveté, le groupe en avait sûrement. Surtout au regard de l'impressionnant changement de style entre les deux albums. Changement de style qui ne s'entend pas à la sonorité mais dans les paroles. Un peu comme si Albert Ingalls, fils de l'honorable Charles Ingalls, découvrait que dans la grange de sa petite maison dans la prairie, on peut fourrer autre chose que du foin.

Les teen-agers ont découvert l'Angleterre et son excentrique vie nocturne, et en ont fait leur deuxième album. Débauche, sexe, défloration, impuissance passagère –alcool ou drogues- font de ce deuxième album le pommier du jardin d'Eden de papa.

"We've written about some things on this record that we're ashamed of, said things that we wouldn't normally say. We've got some songs about fighting and some songs about loving and some songs about fucking ”. ("Nous disons des choses dans cet album dont nous avons plutôt honte, qu'on ne dirait pas normalement. Nous parlons de bastons, d'amour et de sexe" – tiré de la biographie publiée sur le site officiel du groupe).

Le disque aligne 13 pistes au format inégal de rock primitif, celui qui sent encore le blues et la country. Malgré une batterie à la qualité rythmique un peu faible, l'impulsion est là. On vibre sur les trois premiers accords. Certes si la voix rocailleuse de Caleb peut en énerver certains, les filles apprécieront le mouvement élancé de la chevelure :

"Girls are gonna like the way I toss my hair,
Boys are gonna hate the way I sing"
Day Old Blues

Les chansons les plus entraînantes sont sans aucun doute "Slow down" , "Slow night ", "Taper Jean Girl", "The Bucket" et "Velvet Snow" . Caleb pousse même le vice jusqu'à utiliser la sensibilité de sa voix ("Milk", "Doft").

Kings Of Leon parviennent, sur ce deuxieme album, à prendre la route de la ville toute en gardant l'odeur de la campagne. Leur son ne s'est amélioré probablement que du fait d'un enregistrement plus soigné.

Avoir passé sa crise d'adolescent à Nashville, Tennessee, ne doit pas aider. Les Kings of Leon entament une carrière à la Rolling Stones, d'abord tout sage bien cravatés, puis le nez blanchi par la poudre. Espérons que le chanteur et guitariste Caleb Followill ne finisse pas comme Mick Jagger.

Et le fait de jouer les premières parties de la tournée Vertigo de U2 ne fait que renforcer cette crainte, seul point noir dans une ascension vers la postérité du rock'n'roll.

 

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Xavier         
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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
"Sous surveillance" de Robert Redford
"La romancière" de John McKay
au Ciné-Club les années 50 :
"Un drôle de Dimanche" de Marc Allégret
"La vie à deux" de Clément Duhour
"L'homme au million ("The Million Pound Note") de Ronald Neame
des incontournables japonais :
des figures tutélaires :
"Tokyo drifter" de Seijun Suzuki
"A blind woman" de Teruo Ishii
et des plus jeunes :
"Mr Long" de Sabu
"Ichi, la femme samouraï" de Fumihiko Sori
et des raretés avec une sélection "Court metrage" :
"Le Chant du styrène" de Alain Resnais
"La chambre" de Chantal Akerman
"Pauline" de Céline Sciamma
"La traversée de l'Atlantique à la rame" de Jean-François Laguionie

Lecture avec :

"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin
et toujours :
"Le jour où Kennedy n'est pas mort" de R.J. Ellory
"Mauvaise graine" de Nicolas Jaillet
"Une immense sensation de calme" de Laurine Roux

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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