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The Pale Emperor  (Hell Etc / Cooking Vinyl Limited)  janvier 2015

Avec un pied ancré dans la quarantaine et l'autre fermement campé dans les années qui ont fait son succès, Marilyn Manson sort un neuvième opus, au titre - encore une fois - équivoque.

Après une série d'albums ayant difficilement remporté le succès commercial et critique qui fut le sien au début de sa carrière, le musicien aborde sa musique avec un souffle nouveau, s'apparentant à une épiphanie stylistique.

Du coup, le Manson 2015 débarque avec un style vestimentaire moins flamboyant et d'une blancheur angélique. Mais comme l'apparence demeure souvent trompeuse, le nouvel opus garde un indice probant de la personnalité retorse de l'artiste : il faut dire que chez Manson l'image a toujours été manipulée et utilisée à des fins marketing et commerciales, une marque de fabrique puisant tant dans la provocation que l'édification, à la fois artisans de sa célébrité et de sa mauvaise réputation.

De fait, The Pale Emperor se construit en partie comme tous les albums précédents de Marilyn Manson et flirte langoureusement sur des notions dichotomiques propres à notre société. Un exercice typique à l'artiste qui ici se personnifie avec évidence dans des paroles contradictoires ("Mephistopheles of Los Angeles") voire carrément opposées ("We're killing strangers so we don't kill the ones that we love").

La voix plus tendue que jamais, les développements rugueux et passionnés du chant de l'artiste singent un apaisement trompeur, renforcé par une avalanche de guitares sèches ("Fated, Faithful, Fatal"). Un duo presque improbable, au regard de l'individu et des lourdes guitares qui ont longtemps constitué son attelage.

Pourtant, The Pale Emperor convainc avec ce lustre lisse, imprimé par le vernis vocal d'un Manson maître de son organe comme jamais auparavant. Produit aux côtés de Tyler Bates, l’album s’offre des développements épiques, presque délicats et surtout très humains. Si Manson a toujours su chanter les sentiments avec une douloureuse précision, les productions lancinantes de Bates remplacent avec efficacité celles jadis plus nerveuses d’un Twiggy Ramirez et offrent ainsi un visage plus acceptable au chanteur.

Pour autant, n’allez pas croire que The Pale Emperor est un album plus sage que ses prédécesseurs, mentions bibliques, amour, haine, violence et hypocrisie sont toujours fidèle au rendez-vous. Faire du neuf avec du vieux ? C’est à peu près cela, à l’exception près que Manson signe ici son meilleur album depuis presque une décennie.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Marilyn Manson
Le Myspace de Marilyn Manson
Le Facebook de Marilyn Manson


Stéphane El Menshawi         
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# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
"L'arbre rouge" de Hugues Mayot
"Why me ? why not" de Liam Gallagher
"Les disques dans notre vide poche" le podcast #1 de Listen in Bed
"Drive" le premier mix de Listen in Bed
"Mademoiselle in New York" de Lucienne Renaudin Vary
"Still life : A tribute to Philip Glass" de Maud Geffray
"The flood and the fate of the fish" de Rabih Abou Khalil
Rencontre avec The Great Old Ones
"Sprayed love" de Xavier

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Fausse note" au Théâtre de la Contrescarpe
"Sabordage" au Théâtre 71 à Malakoff
"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
"La Famille Ortiz" au Théâtre Rive Gauche
"La Promesse de l'aube" au Théâtre de l'Atelier
"Yannick Jaulin - Causer d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Yannick Jaulin - Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à pas parler d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Ciel, ma belle mère !" au Théâtre d'Edgar
"De quoi je me mêle !" au Théâtre Athénée
"On est mal Macron, on est mal" au Théâtre des Deux Anes
"Looking for Beethoven" au Théâtre Le Ranelagh
des reprises :
"Adieu Monsieur Haffmann" au Théâtre Rive-GAuche
"Anna Karénine" au Théâtre de la Contrescarpe
"Les Crapauds fous" au Théâtre de la Renaissance
"La Convivialité" au Théâtre Tristan Bernard
"Il y aura la jeunesse d'aimer" au Théâtre Le Lucernaire
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"Une leçon d'Histoire de France : de l'An mil à Jeanne d'arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France : de 1515 au Roi Soleil" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Vipère au poing" au Théâtre du Gymnase
et la chronique des spectacles à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Moderne Maharajh, un mévène des années 1930" au Musée des Arnts décoratifs
"Balzac & Granville, une fantaisie mordante" à la Maison de Balzac

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Little Monsters" de Nicolas
"Les Chemins de la haute ville" de Nicolas
la chronique des films de septembre
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann
et toujours :
"Archives des enfants perdus" de Valeria Luiselli
"De pierre et d'os" de Bérengère Cournut
"L'accident de l'A35" de Graeme Macrae Burnet
"Le mystère Sammy Went" de Christian White
"Les furtifs" de Alain Damasio
"Lost man" de Jane Harper
"Vers une nouvelle guerre scolaire" de Philippe Champy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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