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Galaad Hemsi  février 2015

Réalisé par Galaad Hemsi. France. Comédie. 1h15 (Sortie le 11 février 2015). Avec Soufiane Adjadji, Johnny Amaro, Michaël Bernadat, Sébastien Bidault, Régis Bocquet, Yannis Bougeard, Virginie Bracet Mike Brouche.

Voilà un film que l'on peut qualifier de "film expérimental populaire". Galaad Hemsi et ses co-auteurs Raphaël Delétang et Clément Vieu ont eu une idée originale qui, pour une fois, ne souffre pas d'être qualifiée d'originale : celui d'une fiction où toutes les scènes qui s'enchaînent sont des castings.

Ayant auditionné 300 acteurs, ils en ont gardé 80 pour interpréter les mêmes personnages à différentes périodes du film. Ainsi, il y a 35 acteurs qui jouent successivement Rémi, le héros du film.

Bien entendu, le spectateur lambda, celui qui n'aura pas lu le dossier de presse, ne comprendra pas tout de suite le principe. Il se peut même qu'il ne le comprenne jamais car s'ils s'imposent certaines contraintes, les auteurs du projet se permettent parfois de ne pas les respecter.

Ainsi, au départ, chaque scène est joué par "beaucoup" de Rémi et l'on se croit vraiment dans un casting et l'on s'imagine que l'on va voir peu à peu leur nombre décroitre. Et puis, comme dans une émission de téléréalité, on suppose qu'il ne devrait rester que quelques "finalistes". On peut penser qu'à ce moment du film vont apparaître les "casteurs", soit sur l'écran, soit en voix-off sur des essais, et qu'ils expliqueront alors ce qui motive leurs choix.

Mais, ce n'est pas ce qui se passe... Les castings se succèdent, toujours dans le même endroit, une espèce de grand hangar à l'intérieur duquel il n'y a pas vraiment de décors et peu d'objets, mais les acteurs jouent d'autres scènes.

Il faudra un certain nombre de ces scènes pour découvrir qu'elles sont tournées, même si elles se répètent plusieurs fois, dans l'ordre chronologique du film pour lequel a lieu le casting. Jamais, par exemple, on ne revient sur une scène après qu'on soit passé à la suivante.

Reste encore à comprendre que l'on va ainsi voir, casting après casting, le film dans son entier.

"Casting sauvage" de Galaad Hemsi nécessite donc d'avoir l'esprit joueur et il perd un peu d'intérêt quand le jeu est compris et ne se renouvelle plus assez.

Conçu par des jeunes gens qui ont pratiqué les castings, à la fois comme acteurs ou comme casteurs, le film cherche aussi, peut-être plus timidement, à s'interroger sur le pouvoir de celui qui peut faire rentrer ou pas dans le monde soit-disant magique des images, sur ce qu'un acteur peut ou non accepter pour avoir le rôle.

Une des belles scènes de casting du film repose sur l'éternelle question, qui ne se pose hélas la plupart du temps que pour les filles : faut-il ou non accepter de se déshabiller...

Dans "Casting sauvage", la scène est ambigüe jusqu'au bout : on ne sait pas si l'apprentie actrice est au courant de la problématique qu'on lui soumet ou si elle ne l'apprend qu'au moment où on l'y soumet.

Cet exercice de style complexe, cette mise en abyme sur le cinéma dans le cinéma, le casting dans le casting, n'est pas très convaincant. C'est sans doute une autre limite du film : il pose des problèmes que de jeunes cinéastes ou de jeunes acteurs ou actrices ne se poseront, et a fortiori ne résoudront, qu'après une longue expérience chez les professionnels de la profession cinématographique.

Qu'importe. "Casting sauvage" de Galaad Hemsi a du cran, du toupet. Que ce film qu'il faut aller voir ne soit pas totalement réussi est aussi le gage de sa sincérité.

 

Philippe Person         
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