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Interview  (Paris)  10 mars 2005

Après avoir apprécié son premier album, Gènecode, et l'avoir entendu en live acoustique dans des conditions limite, nous avions envie de rencontrer Christophe Cozette et d'en savoir un peu plus sur son univers.

Le jeune auteur-compositeur-interprète nous parle des diffcultés, pire des galères, rencontrées par les jeunes artistes autoproduits.

Quant à son univers, il est trop pudique sans doute pour se répandre en confidences et il nous appartient d'écouter attentivement ses chansons qui vous en diront certainement très long sur lui pour peu que vous preniez la peine de vraiement écouter et lire ses textes.

Parlez-nous un peu de vous et de Génecode, votre album qui était au début le nom de votre groupe.

Christophe Cozette : Je suis de la région parisienne, du Val de Marne et depuis une dizaine d'années je vis à Paris. Côté musique, j'ai commencé à m'intéresser très tôt à la musique. J 'avais une guitare classique mais elle me faisait peur et il m'a fallu des années avant d'apprendre à en jouer. J'ai commencé comme souvent au fil des rencontres avec des copains. A 19 ans, j'ai ainsi appris à jouer de la guitare et à chanter simultanément. Niveau guitare, je ne me suis jamais pris pou un guitariste mais je m'accompagne. Donc à partir de 19 ans, les années d'apprentissage avec des petits groupes, des petits concerts improbables.

La première formation un peu plus professionnelle en 1995 s'appelait cent pou cent formé avec Poulpe l'ancien trompette des Satellites et elle faisait ce qu ‘on appelait du disco trash patato group où j'étais le plus jeune et je ne faisais que chanter. J'ai fréquenté des scènes plus correcte et fais des petites radios et des petites télés. Ensuite, j'ai eu un grand passage à vide tout seul dans ma chambre. En 1997-1998 Gènecode a vu le jour. Au début, le projet était solo avec mon copain Michel Monfort qui joue de la guitare et avec lequel nous avion sait le tout premier groupe qui s'appelait Faits divers, donc grosse influence de téléphone. Mais il y a eu de multiples tentatives de remonter un groupe et Gènecode n'existait que par moi en fait. J'ai fini épuisé.

Quant à gènecode, qui veut dire code barres, j'ai trouvé amusant de le franciser et d'associer gène pour out ce qui est la matière vivante et code qui concerne plutôt la machine. La musique résultant de l'association des deux, je trouvais ça plutôt bien. Le groupe Gènecode n'ayant pas vu le jour, j'ai continué d'écrire des chansons et j'ai enregistré un album. Au stade du mixage, et fortement incité des personnes de mon entourage, j'ai décidé d'assumer mon nom et de garder Gènecode comme nom d'album, ce qui rendait la transition logique et douce.

Musicalement, Christophe Cozette est la suite de Gènecode ?

Christophe Cozette : Je dirais que c'est la même chose puisque ce sont les mêmes textes et mon timbre de voix. Pour moi la différence réside dans l'acceptation de certaines choses et de me les imposer.

Ma question était un peu perfide parce j'avais envisagé un mobile marketing au changement de nom puisque la tendance actuelle est au nom, voir au double prénoms, qui sonnent très français.

Christophe Cozette : Non. C'est beaucoup plus simple que ça. Et puis finalement le nom de Gènecode ne qualifiait pas vraiment la musique que je faisais. La connotation était plutôt techno. Christophe Cozette fait plus français et fait plus chanson aussi.

Et le chant en français ?

Christophe Cozette : J'adore les groupes anglo-saxons et l'anglais qui colle bien au rock. Mais je ne suis pas bilingue, je ne suis pas de culture anglo-saxonne et l'anglais ne m'est pas naturel. Or, il me paraît indispensable de bien maîtriser le langage dans lequel on s'exprime. Et puis j'ai un accent épouvantable. Je peux faire de temps en temps une reprise de Joseph Artur que j'adore pour donner un peu d'air au concert car je fais assez souvent des concerts en acoustique. Mais sinon, mon truc c'est le français. J'adore le français.

Finalement est-ce grâce à l'impossibilité de constituer un groupe pérenne que vous jouez en solo ? En d'autres termes, est-ce un vrai choix ?

Christophe Cozette : J'aime jouer avec des gens ce qui amplifie, enrichit, magnifie tout d'autant que je ne suis pas un grand guitariste ce qui limite ce que je propose. Maintenant tant que je n'ai rien de concret à leur proposer, je ne vais pas les monopoliser davantage. Reformer un groupe dépend aussi de la donnée économique qui est réelle car nous n'avons plus 15 ans.

Quel impact aurait un groupe sur votre musique ?

Christophe Cozette : Pas les textes car c'est mon domaine réservé en quelque sorte d'autant que je ne peux pas chanter les textes des autres dans lesquels je ne me reconnais pas. En revanche, au niveau musical, je suis très ouvert. Sur l'album, il y a 5 ou 6 musiques qui ne sont pas des musiques originales que j'ai écrites. Je les ai retravaillées certes mais je suis preneur de tout parce que ça va plus vite, plus haut, plus fort comme disent les publicitaires.

Comment avez-vous choisi les titres de ce premier album ?

Christophe Cozette : Il y a eu beaucoup de chansons abandonnées parce que je ne m'y reconnais plus. J'ai essayé de retenir les meilleures chansons les plus authentiques, les plus fortes, les plus simples aussi et ce sont souvent les plus récentes sauf Une histoire d'âme sui est ancienne mais sur laquelle il était important pour moi de finir l'album. Ce choix est intervenu de manière simple et naturelle.

Où en êtes-vous actuellement du processus de mise sur le marché de votre album ?

Christophe Cozette : J'attaque le long périple et je prends en pleine face les réalités du marché, le surnombre de démos, le marché du disque qui ne va pas bien, etc…En ce moment, je procède au démarchage. Il y a des moments de grand doute et de grande solitude. Je pense que la scène et les concerts seront plus efficaces. Mais c'est un cercle vicieux : si on n'a pas de concerts on n'est pas distribué, on n'a pas de tourneur parce qu'on n'a pas de label, etc. Il faut sauter dans le train et pour le moment je vois le train tourner et il va un peu vite pour moi sans avoir l'air de vouloir freiner. C'est difficile.

Où peut-on se procurer l'album ?

Christophe Cozette : Pour le moment sur mon site www.christophe-cozette.com . Il suffit de m'écrire à genecode@christophe-cozette.com et pour 15 € plus frais de port j'envoie le CD. Le site est en cours de développement et figureront quelques extraits de l'album.

Et côté concerts ?

Christophe Cozette : Je laisse Isabelle Vincent de L'Artscène répondre.

Isabelle Vincent : C'est tout aussi difficile. Les salles sur Paris sont très chères donc nous avons quelques dates dans des lieux improbables ou des bars, des péniches, des clubs. Tant qu'il n'y a pas de label c'est très difficile d'avoir une vraie scène avec un vrai cachet. Les conditions ne sont pas toujours bonnes mais cela permet néanmoins de jouer, de se faire un peu connaître et de vendre l'album. C'est toujours appréciable de jouer en live.

Christophe Cozette : Exactement. Je suis toujours content de jouer même devant 10 personnes. Il est vrai que j'aimerais jouer sur une vraie scène pour avoir des conditions techniques correctes et se faire un peu plaisir. J'ai travaillé 2 formations : une formation plus acoustique avec la violoniste qui m'a accompagné sur le premier morceau de l'album et voir si on peut ajouter une basse et une petite percussion et une formation groupe avec le batteur et le bassiste de Stup et Flip qui ont travaillé sur le disque.

Pour revenir à l'album, comment avez-vous fait le choix du graphisme de la pochette de l'album qui est remarquable d'autant qu'il ne s'agit pas de boîte plastique standard mais d'un bel objet ?

Christophe Cozette : Le graphisme a été créé à partir d'une série de photos qui sont des portraits de moi faits par mon père près de l'étang de Bage qui était à sec. Gwenaëlle Le Corre a assuré toute la partie technique du travail que nous avons conçu en ensemble. A l'intérieur, les photos sont en hommage à toutes les personnes qui ont participé à la réalisation de cet album. Il y a également un livre de 24 pages. Nous sommes parti du blanc et les images me passionnent tout autant que la musique. Je voulais aller vraiment jusqu'au bout du geste pour ce premier album.

Vous insistez sur l'importance de l'image. Peut-on envisager dans un avenir radieux qu'il y ait des projections sur scène ?

Christophe Cozette : Ce serait formidable bien sûr pour emmener les gens dans mon univers.

Quelles sont vos inspirations pour les textes ?

Christophe Cozette : J'aime bien, dans une chanson, me rendre compte du vrai propos contenu dans le texte même si c'est des années plus tard. Cette idée de texte à tiroirs m'a toujours plu. D'où la présence sur l'album de morceaux plus obscurs qu'il faut prendre le temps d'écouter pour rentrer dedans voire de lire le texte. J'aime bien d'ailleurs qu'on passe par le stade de la lecture. On essaie toujours de faire les chansons qu'on a envie d'entendre. Et j'écoute que moi en fait (rires).

Cela appelle la question suivante : sur la scène musicale actuelle ou passée, y a-t-il des gens dont vous vous sentez proche ?

Christophe Cozette : Les plus grandes émotions, c'est Brel. Je ne suis pas un grand littéraire. Je suis davantage un homme d'émotions. Ce qui m'a fait comprendre que l'on pouvait vraiment écrire des chansons en français sans crainte du ridicule c'est Noir Désir. Dominique Sonic aussi que j'adore. Il y a plein de choses intéressantes en ce moment.

Si vous ne disposiez que de 3 mots pour décrire votre album, quel serait votre choix ?

Christophe Cozette : Waouh ! Ah, j'en sais rien !

Après un long temps de réflexion…

Christophe Cozette : Equilibre, fort et image

 

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La chronique de l'album Gènecode de Christophe Cozette
Christophe Cozette en concert au Café Montmartre (26 février 2005)

En savoir plus :

Le site de Christophe Cozette


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# 11 avril 2021 : Culture en résistance

Nous avons rencontré des acteurs du monde de la culture pour évoquer leurs situations mais aussi l'avenir. Le replay intégral est à voir dès maintenant sur la TV de Froggy's Delight. Pour le reste, voici le programme de la semaine. Et surtout, restons groupés.

Du côté de la musique :

"In time Brubeck" de Duo Fines Lames
"Navegar" de Joao Selva
"Le style (avec Guillaume Long et Flavien Girard" la 8ème émission de Listen In Bed
"Dusk" de Paddy Sherlock
"Live at the Berlin philarmonie 1969" de Sarah Vaughan
Les petites découvertes de la semaine en clips avec : Hanna & Kerttu, Texas, A Certain Ratio, Johnny Mafia, Chevalrex + Thousand
et toujours :
"Caillou" de Gisèle Pape
"Sauvé" de It It Anita
"Goes too far" de Olivier Rocabois
"Morricone stories" de Stefano Di Battista
"Le fruit du bazar" de Alex Toucourt
"Bento presto" de Caribou Bâtard
"De mort viva" de Sourdure
"Mistake romance" de Tristan Melia
"Courtesy of Geoff Barrow : Unsung Heroes" le mix #18 de Listen In Bed
Des petites découvertes en clip : O' Lake, Luwten, Corentin Ollivier, Ghern et Old Caltone

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"La passion selon saint Matthieu" de Bach par Romeo Castellucci
"War sweet war" de Jean lambert-Wild
"Les Sœurs Macaluso" d'Emma Dante
"Monkey Money" de Carole Thibaut
"Une heure de tranquillité" de Florian Zeller
"Le Dernier jour du jeûne" de Simon Abkarian
"La Ronde" de Boris Charmatz

Expositions :

en virtuel :
"Le Grand Tour, voyage(s) d'artistes en Orient" au Musée des Beaux-Arts de Dijon
"La Fabrique de l'Extravagance" au Château de Chantilly
"La Police des Lumières" aux Archives nationales
"D'Alésia à Rome" au Musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye
"Pompéi, un récit oublié" Musée de la Romanité à Nîmes
et un documentaire : "Les trésors des hôtels particuliers : Du Marais aux Champs Elysées"

Cinéma :

at home :
"Où vont les chats après 9 vies ?" de Marion Duhaime
"Stuck Option" de Pierre Dugowson
"La fête est finie" de Marie Garel-Weiss
"1991" de Ricardo Trogi
"Généalogies d'un crime" de Raoul Ruiz
"L'été de Kikujiro" de Takeshi Kitano
"Le retour de la panthère rose" de Blake Edwards

Lecture avec :

"Elmet" de Fiona Mozley
"Le savoir grec" de Jacques Brunschwig, Geoffrey Ernest Richard Lloyd & Pierre Pellegrin
"Seul entouré de chiens qui mordent" de David Thomas
"Sur la route, vers ailleurs" de Benjamin Wood
et toujours :
"Biotope" de David Coulon
"Ces petits riens qui nous animent " de Claire Norton
"Dernières nouvelles de Sapiens" de Silvana Condemi & François Savatier
"Eat, and love yourself" de Sweeney Boo
"Giants : Brotherhood" de Carlos & Miguel Valderrama
"L'art du sushi" de Franckie Alarcon
"L'île sombre" de Susanna Crossman
"La rivère des disparues" de Liz Moore
"Pourquoi le nord est-il en haut ?" de Mick Ashworth

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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