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puce Festival Europavox 2015 - Dimanche 24 mai
Heymoonshaker - Bror Gunnar Jansson - Avulsed - Igorr - Gojira  (Clermont-Ferrand)  du 21 au 25 mai 2015

Choisissons pour ce dimanche la solution la plus décoiffante possible, afin de coller avec l’ambiance climatique du coin... Ce sera donc, sans négociation possible, du blues et du métal (lire "métôôôl").

D’abord, je retrouve avec un plaisir certain les Heymoonshaker, "fil rouge" de ce festival depuis jeudi soir. Sur la scène Factory, à l’heure du goûter, voilà que les deux compères amusent les enfants à grand coup de beat box et de voix rauque. Ca marche tellement bien que Dave Crowe se laisse aller à parler un français merveilleusement maladroit avec les gamins. C’est beau, jusqu’à ce que la partie "merchandising" pointe le bout de son nez : incontournable, certes, bien gérée, certes, mais...

On court ensuite voir Bror Gunnar Jansson... qui, entre le costume vintage et les chaussettes rayées qui s’animent avec une régularité métronomique, incarne un personnage qui pourrait paraître risible si sa voix, puissante rocaille, ne tuait pas dans la seconde tout élan critique. L’homme est bon et beau sous son unique projecteur et projette son auditeur asphyxié par le talent dans un concert sans concession, sauvage et brut. Merveilleuse découverte pour ma part...

La file devant la Coopé s’allonge, s’allonge... d’êtres chevelus et sombres, aux tatouages mortifères et aux t-shirts suggestifs (In Flames, Slayer, Iron Maiden et j’en passe). J’entends, au loin, une jeune fille dire sans doute à ma "meilleure" amie : "Nan mais tu fais pas métal, y a du rouge sur ton t-shirt, n’importe quoi". Rappelons ici à la petite midinette que si l’habit ne fait pas le moine, Gojira fait la soirée métal.

Je sais désormais, grâce à Avulsed, que je suis quelque peu hermétique au brutal death : plutôt, ce n’est pas vraiment l’absence de passages mélodiques qui me frustre qu’un scénique réduit ou presque à néant – on change de place, on pose le pied sur un retour, on headbangue de ses beaux cheveux frisés pendant trois minutes, on change de place, on pose le pied sur un retour, etc. La technique est là, mais le set, propre mais un peu froid, peine à accrocher le public... Moralité : capable d‘écouter ça en boucle dans la voiture, incapable d’apprécier le set en revanche. Dave Rotten tente bien d’entrer en communication avec les fans, mais... ce ne sont visiblement, en majorité, pas les siens.

Les bruits de couloirs – de buvette – disent qu’Igorr, est un groupe "spécial". Et quelle claque. Igorr – Gautier Serre de son vrai nom – se place au milieu de la scène, et "électronise" par le biais d’un ordinateur une base essentiellement métal. Arrivent, tour à tour selon les titres, Laure Le Prunenec, chanteuse baroque, exceptionnelle silhouette à la voix limpide et au regard lyrique et Laurent Lunoir, primitif enfariné aussi puissant que grave. Si les premiers titres laissent le public plutôt froid, peu à peu l’atmosphère se réchauffe... Et les auditeurs, stupéfaits, béats, silencieux presque, prennent, sans aucun doute pour certains, une claque d’ouverture d’esprit, quand d’autres découvrent avec ravissement les possibles musicaux insoupçonnés de leur genre favori.

Gojira, tête d’affiche tant attendue, n’usurpe pas sa réputation. Groupe porteur du métal français, Gojira a ceci d’intéressant qu’il sonne métal mais ne joue pas sur la posture inévitable qui lui est souvent associée, préférant la justesse scénique et l’abandon partiel des lieux communs propres aux textes métal. Le concert est tout bonnement incroyable sans fausse note, ni faux rythme, tout en don de soi et en violence maîtrisée.

On quitte Europavox avec le sentiment d’avoir arpenté un bon festival, à la programmation très pertinente – étant donné les groupes découverts et la qualité générale des live vus. Reste à avoir peut-être plus d’ambition, comme programmer plus tôt, afin de travailler une ambiance entre festivaliers plutôt terne et un village bien déserté. Enfin, si, comme tout festival, l’organisation pêche, parfois, un peu, on retiendra surtout qu’Europavox, qui cherche à réunir la fine fleur des groupes européens, gagnent clairement son pari quand on traverse la foule hilare et cosmopolite...

 

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En savoir plus :
Le site officiel du Festival Europavox
Le Facebook du Festival Europavox

Crédits photos : Sophie Hébert


Sophie Hébert         
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# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
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Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
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dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
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Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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