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Prashant Nair  juillet 2015

Réalisé par Prashant Nair. Inde. Comédie dramatique. 1h40 (Sortie le 29 juillet 2015). Avec Suraj Sharma, Tony Revolori, Prateik Babbar, Smita Tambe, Pramod Pathak, Adil Hussain, Rajesh Tailang et Amit Sial.

"Umrika" de Prashant Nair s'inscrit dans cette veine récente du cinéma indien qui a plus pour modèle Hollywood que Bollywood, comme "The Lunchbox", "Titli , une chronique indienne" ou "Siddharth" avant lui.

On pourra, bien sûr, trouver que cette occidentalisation des sujets, de la manière de raconter les histoires, voire de les jouer, constitue une acculturation.

Difficile de savoir précisément si "Umrika", produit "Sundance" est un film qui peut être reçu avec un même écho ici et ailleurs, s'il est fait pour les Indiens ou pour "nous, les Occidentaux", d'autant quand on sait que son réalisateur a vécu partout dans le monde et paradoxalement peu en Inde.

En tout cas, "Umrika", à l'inverse de bien d'autres, est un film qui n'est pas dupe de lui-même puisqu'il joue sur les clichés et les préjugés tous azimuts.

D'abord, pour être vraiment clair, il faut expliquer ce qu' Umrika veut dire... Umrika, c'est le mot hindi qui sert à désigner "L'Amérique", au sens étasunien, par les habitants de Jivatpur dans les années 1970-1980. Dans ce village "typique", presque "pagnolesque", se passe un événement extraordinaire : Udaï, l'un des membres de la communauté décide de partir en Umrika...

Dès lors, la vie du village va être rythmée par les lettres d'Amérique qu'il adresse à sa mère et son petit frère, Ramakant, va grandir à l'ombre de cette figure titulaire, mythique, abstraite, presque étouffante. Mais, mais...,et ce sera le cœur du film difficile à raconter car "Umrika" repose sur de très belles astuces scénariques, les choses ne sont pas si claires que ça.

Aux clichés de Prashant Nair sur ce village propret rempli de personnages truculents, répondent des clichés d'Udaï sur l'Amérique qui finissent par provoquer des interrogations chez Ramakant.

On n'en dira pas davantage sur l'histoire et l'on précisera que le film prend son sens quand Ramakant quitte à son tour le village. Dès lors, plus question de clichés, c'est une Inde urbaine qui est présentée et qui paraît assez convaincante. "Umrika" devient peu à peu un vrai suspense, avec quelques pistes et fausses pistes, jusqu'au dénouement final.

Ceux qui surmonteront le handicap d'un titre étrange, ainsi que de sa provenance indienne, et qui iront voir "Umrika" de Prashant Nair, seront en présence d'un très bon divertissement - mais pas que ça - et ne pourront que fonctionner à cette histoire pleine de rebondissements imprévisibles.

Et puis, ils découvriront que les acteurs indiens peuvent être extraordinaires, qu'ils jouent à "l'indienne" comme la mère (Smila Tambe) et le père du héros (Pramod Pathak), où à l'"américaine", comme Ramakant (Suraj Sharma) vu dans "L'Odyssée de Pi" d'Ang Lee et son ami Lalu (Tony Revolori) que l'on a découvert en groom espiègle dans "The Grand Budapest Hotel" de Wes Anderson.

Il ne faut donc absolument pas rater "Umrika" de Prashant Nair, exemple convaincant d'un vrai cinéma indien indépendant qui, pour l'heure, ne pâtit pas trop de sa fabrication hybride.

 

Philippe Person         
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