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Interview  (Par mail)  août 2015

Rakia, "La Chaleur" arrive de Normandie

Découvrez le nouveau clip de Rakia et l'interview accordée à Froggy's Delight pour nous en apprendre davantage sur ce "phénomène pas climatique" auquel vous ne pourrez échapper.

J’ai eu la chance de te découvrir en live, aux Francofolies de La Rochelle cette année et ta maturité sur scène m’a impressionnée ! Peux-tu me raconter quand a eu lieu ta rencontre avec la musique ?

Rakia : J'ai commencé la musique assez jeune, vers 6 ou 7 ans. J'ai fait le conservatoire puis des cours privés en guitare, piano et batterie. Pour ce qui est de ma "maturité sur scène", je pense que cela est dû à la pratique du théâtre. J'en ai fait longtemps et d'ailleurs, je voulais être comédienne plutôt que chanteuse ! C'est seulement après avoir fait plusieurs premières parties d'artistes connus comme Ben l'Oncle Soul au Cargö notamment (ndlr : Le Cargö est une salle de musiques actuelles de Caen qui soutient Rakia depuis 2014) que je me suis dit que j'allais plutôt me concentrer sur la musique.

Te sens-tu influencée, inspirée, par un type de musique ou un artiste en particulier ?

Rakia : J'écoute pas mal de hip-hop et de chanson française. Cela se ressent peut-être un peu dans ma musique, mais je n'ai pas d'artistes que je vénère particulièrement. J'écoute vraiment de tout (même des trucs pas terribles...) !

Peux-tu m’en dire plus sur les instruments qui t’accompagnent ? J’ai cru voir des percussions à tes pieds et d’autres choses sur scène….

Rakia : Sur scène, je joue du tambourin et du cajón au pied, en même temps que la guitare et j'ai un système de loop station qui me permet de faire tourner une mélodie en boucle pendant que je chante ou que j'en joue une autre.

Sur ton single, j’ai lu que tu avais écrit et composé les deux titres "Chaleur" et "Among the crowd", en est-il de même pour les autres morceaux sur scène ?

Rakia : Oui, jusqu'ici j'ai toujours écrit et composé seule. Il se peut que cela évolue pour ce qui est de la composition. En ce moment, je travaille avec un autre musicien. On compose sur ordinateur en ajoutant différentes pistes (boîte à rythme, basse, drums, chœurs...) qu'on joue sur le clavier ou en MIDI. Mais pour ce qui est de l'écriture, je pense continuer seule ! Mes paroles sont de plus en plus abouties. Elles évoluent en même tant que moi.

Quel est ton rapport intime avec l’écriture et la composition ?

Rakia : Dans mon esprit, créer une chanson c'est un peu se retrouver en soi-même. Je prends ma guitare, je trouve un thème et je chante n'importe quoi et j'enregistre. C'est très libérateur ! Ensuite, je réécoute quelques jours ou quelques semaines après et je prends de la distance avec ce que j'ai fait pour en tirer quelque chose de plus clair et de plus construit.

Peut-on espérer un album prochainement ?

Rakia : En ce moment, je suis en pleine phase de composition alors j'ai du mal à me projeter mais il y aura sans doute un album un jour ! Plusieurs professionnels ont déjà jeté une oreille sur mon projet, Sony et Warner notamment !

Dans tes textes, tu mélanges l’anglais et le français. Doit-on l’entendre pour une raison particulière ? L’anglais est-il un rideau de pudeur, un outil musical, les deux ?

Rakia : J'écris de plus en plus en français, mais c'est vrai que j'ai beaucoup mélangé les langues ! C'est le cas dans "La Chaleur" par exemple. Pour moi, l'anglais est à la fois un rideau de pudeur et un outil musical comme tu dis. Mais plus j'avance et plus je me rends compte que le français peut aussi être un outil musical. Il faut placer le son différemment quand on chante, mais il y a de la matière aussi. Après, pour ce qui est de la pudeur, c'est une autre histoire ! (rires)

Quand j’ai entendu ta voix pour la première fois, elle m’a raconté une histoire bien au-delà de tes textes, il y a une puissance évidente, une couleur et une énergie particulière… Ce titre "La Chaleur" nous raconte lui aussi une histoire, veux-tu en dire davantage ?

Rakia : Cela me fait rire qu'on me dise que ma voix dégage quelque chose ! Cela me rappelle toujours le moment où dans la cours de récré, qui n'est pas l'endroit le plus bienveillant sur Terre, tout le monde en conviendra, on m'avait dit que j'avais une voix moche ! Aujourd'hui, ça me surprend qu'elle puisse plaire, mais tant mieux ! Ensuite, pour ce qui est de "La Chaleur", les paroles sont en dessous du clip : libre à vous de les traduire... (rires)

Une phrase me surprend particulièrement : "La vie m’enlaidit"… pourtant, lorsqu’on te voit chanter, ton sourire est très lumineux et il transmet plus la beauté que la laideur. Comment peut-on écrire une telle phrase quand on a ton âge ? Mais au fait, quel âge as-tu ?

Rakia : J'ai été bercée avec de la chanson française (Gainsbourg, Barbara, Bashung...) et je pense qu'avoir entendu des paroles pas toujours très enjouées m'a influencée dans l'écriture. Quand j'écris que la vie m'enlaidit, je pense au fait que non seulement tu t'enlaidis physiquement en attrapant une cerne par-ci ou une dent déchaussée par-là, mais aussi au fait que tu t'enlaidis mentalement. Tu n'es plus touché pas les mendiants dans la rue. Tu t'endurcis. Et en même temps, il y a quand même des fissures entre les pierres ! T'assumes de plus en plus le fait de pleurer quand le maître abandonne son chien dans un film par exemple...

Quand je chante "la vie m'enlaidit", les "i" font sourire. Cela transmet sans doute de la lumière, et puis je ne viens pas sur scène pour déprimer les spectateurs, mais au fond le texte reste le même... C'est un peu paradoxal ! (rires)

Après, je ne suis pas sûre que l'âge importe beaucoup quand il s'agit de ressenti ou d'émotion. Tu peux être naïf à 40 ans et désillusionné à 20. J'en ai 19 et je n'ai sans doute pas tout compris, mais je me dis que si c'est sincère et que ça me touche moi, ça touchera les gens. C'est l'essentiel !

La rakia est aussi une "eau de vie", le savais-tu ? En tout cas, ta musique est porteuse de vie, de lumière et de couleurs et je souhaite à tous de pouvoir en goûter l’ivresse. Quant à toi, je te souhaite une longue et belle route musicale… qu’elle puisse nous enchanter longtemps !

Rakia : Oui, je savais ! Quand j'ai tapé Rakia dans Google, je suis tombée sur la page Wikipédia de cette eau de vie bulgare ! Du reste, il y a peu j'ai joué dans un festival et un groupe de punk bulgare m'a offert un t-shirt avec écrit Rakia en énorme dessus... Il avait l'air d'en avoir bu un peu avant de venir me voir, c'était une belle rencontre ! (rires)

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

Rakia en concert au Festival Les Francofolies de La Rochelle #31 (édition 2015)
Rakia en concert à La Bellevilloise (samedi 26 septembre 2015)
Rakia en concert au Festival Les Francofolies de La Rochelle #32 (édition 2016)

En savoir plus :
Le site officiel de Rakia
Le Soundcloud de Rakia
Le Facebook de Rakia


Marie Destouet         
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# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
"L'arbre rouge" de Hugues Mayot
"Why me ? why not" de Liam Gallagher
"Les disques dans notre vide poche" le podcast #1 de Listen in Bed
"Drive" le premier mix de Listen in Bed
"Mademoiselle in New York" de Lucienne Renaudin Vary
"Still life : A tribute to Philip Glass" de Maud Geffray
"The flood and the fate of the fish" de Rabih Abou Khalil
Rencontre avec The Great Old Ones
"Sprayed love" de Xavier

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Fausse note" au Théâtre de la Contrescarpe
"Sabordage" au Théâtre 71 à Malakoff
"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
"La Famille Ortiz" au Théâtre Rive Gauche
"La Promesse de l'aube" au Théâtre de l'Atelier
"Yannick Jaulin - Causer d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Yannick Jaulin - Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à pas parler d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Ciel, ma belle mère !" au Théâtre d'Edgar
"De quoi je me mêle !" au Théâtre Athénée
"On est mal Macron, on est mal" au Théâtre des Deux Anes
"Looking for Beethoven" au Théâtre Le Ranelagh
des reprises :
"Adieu Monsieur Haffmann" au Théâtre Rive-GAuche
"Anna Karénine" au Théâtre de la Contrescarpe
"Les Crapauds fous" au Théâtre de la Renaissance
"La Convivialité" au Théâtre Tristan Bernard
"Il y aura la jeunesse d'aimer" au Théâtre Le Lucernaire
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"Une leçon d'Histoire de France : de l'An mil à Jeanne d'arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France : de 1515 au Roi Soleil" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Vipère au poing" au Théâtre du Gymnase
et la chronique des spectacles à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Moderne Maharajh, un mévène des années 1930" au Musée des Arnts décoratifs
"Balzac & Granville, une fantaisie mordante" à la Maison de Balzac

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Little Monsters" de Nicolas
"Les Chemins de la haute ville" de Nicolas
la chronique des films de septembre
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann
et toujours :
"Archives des enfants perdus" de Valeria Luiselli
"De pierre et d'os" de Bérengère Cournut
"L'accident de l'A35" de Graeme Macrae Burnet
"Le mystère Sammy Went" de Christian White
"Les furtifs" de Alain Damasio
"Lost man" de Jane Harper
"Vers une nouvelle guerre scolaire" de Philippe Champy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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