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Elysée Montmartre  (Paris)  6 avril 2005

Rastamen, babacools, et puis tous les autres, public bigarré, salle pleine, tous assis en tailleur en attendant le début du spectacle. Et vous l'aurez deviné, moyenne d'âge 20 ans au plus. On se prend un sacré coup de jeune dès l'entrée.

En lever de rideau, une fille seule avec sa guitare, tête rasée et crête d'iroquois à l'arrière, qui ne manque pas d'abattage et va chercher le public sans coup férir. Dès les premiers accords convulsifs de guitare et sa manière d'haranguer le public avec sa voix brute, on devine qu'elle va parfaitement satisfaire à la "vocation" de chauffer la salle de la première partie.

C'est MeLL, qui, en guise de clin d'œil, se présentera comme Madonna en fin de spectacle, jeune riot girl lorraine qui nous assène de petits brûlots qui réveille et qui sont bien loin de la vague actuelle des chanteuses françaises émergentes qui œuvre dans la mélodie douce.

Des textes rentre-dedans et abrasifs qui sentent la sueur et la bière mais dont l'amour, même s'il n'est pas fleur bleue, n'est jamais absent ("Tu chiales pour un oui pour un non/Tu cours plus après rien" - "Le ventre ouvert, les tripes à l'air/Je patauge dans la bière" - "Si l'amour a tombé la veste, moi j'enlève le reste" - "L'amour est tombé à mes pieds/Heureusement je ne pue pas des pieds" - "Quand je te voie je ne mouille pas que ma chemise") et qui recueillent l'assentiment du public qui coopérera bien volontiers pour les refrains.

Et, en reprise assez inattendue mais réussie, elle chantera "Je cours tout(e) seul(e)" de William Sheller.

Pour le final elle en appelle à la fanfare de Babylon Circus ce qui déchaîne le public.

 

 

Quelques minutes d'attente pour que la scène se transforme, lourds rideaux de velours rouge, cartouche doré et guirlande d'ampoules multicolores, en piste de cirque pour accueillir le roi de la soirée, le Babylon Circus.

Leur entrée en musique déchaîne le public qui commende déjà à pogoter.

Dès la fin du premier morceau "Bouge" c'est une ovation, pas moins, et juste ce qu'il faut pour enchaîner sur "De la musique et du bruit".

 

"France ta mère" achève de mettre en délire sonique le public qui pogote et slame à tout va.

David, le bonimenteur, n'arrête pas de sauter dans tous les sens à la manière d'un capoeriste et dialogue avec le public."La caravane" passe fait monter encore d'un cran l'allégresse.

Babylon Circus c'est un groupe dynamique, d'une énergie folle qui se donne à fond pendant tout le spectacle.

Ce sont des bateleurs qui vivent sur scène, improvisent, chantent, dansent, se racontent des histoires.

Un spectacle interactif qui réveille en chacun, par une thématique éprouvée, le cirque, la joie, le rêve et aussi le voyage, les joies simples et sereines de l'enfant.

Tout le monde lève les bras pour taper dans les mains, accompagner le groupe et applaudir.

David annonce le moment critique du concert celui de l'annonce du dernier morceau.

Sifflets, hurlements, cris. Mais non, ce n'est pas fini !

Il présente la famille, c'est-à-dire tout ceux qui contribuent au spectacle même hors de la scène et dédie le spectacle à tous ceux qui prône l'amour et la paix et rêve de changer le monde. Bien sûr, cela peut paraître démagogique mais... Babylon Circus est sincère. Et on est heureux.

Et puis tout à une fin…mais il y a encore le rappel avec "Il pleut des bombes" …et un ska endiablé avec "Not so funny".

Final, "A l'humeur de mèche" avec toute la troupe et une seule guitare.

 

Et puis comme dans la tradition du cirque, les musiciens descendent dans la salle pour la parade finale.

 

Ils traversent la salle jusqu'au bar pour une dernière chanson avant de repartir, toujours en musique, vers les loges avant de repartir avec la caravane sur les routes d'ici et d'ailleurs...

 

Dommage, vous auriez dû venir...mais Babylon Circus passera bien près de chez vous !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Dances of resistance de Babylon Circus
Babylon Circus en concert au Festival Solidays 2004 (vendredi)
Babylon Circus en concert au Festival du Bout du Monde
L'interview de Babylon Circus (24 mars 2005)

Crédits photos : David (Plus de photos sur Taste of Indie)


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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
"Sous surveillance" de Robert Redford
"La romancière" de John McKay
au Ciné-Club les années 50 :
"Un drôle de Dimanche" de Marc Allégret
"La vie à deux" de Clément Duhour
"L'homme au million ("The Million Pound Note") de Ronald Neame
des incontournables japonais :
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et des raretés avec une sélection "Court metrage" :
"Le Chant du styrène" de Alain Resnais
"La chambre" de Chantal Akerman
"Pauline" de Céline Sciamma
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Lecture avec :

"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin
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