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Interview  (Marmande)  avril 2005

Et bah ça fait longtemps que je n'ai pas stressé comme ça. Je suis plutôt du genre "Ttout va bien, ça va le faire". Mais là, pour ma toute première interview, j'avoue que je me fais un peu dessus.

J'ai rendez-vous avec les Dirty Fonzy, un groupe d'Albi qui délivre depuis 2003 un bon vieux Punk Rock des familles plutôt speed. Heureusement, ils sont vraiment sympas et vont même jusqu'à me proposer un jus d'orange (rhhooooo).

Bonjour à tous.

Dirty Fonzy : Salut.

Vous pourriez vous présenter rapidou les Dirty Fonzy ?

Nico : Moi c'est Nico alias "Johnny Guitare", guitare et chant.

Gillou : Moi c'est Gilles alias "Gillou", basse.

Angelo : Moi c'est Angelo, guitare et chant. Ils manquent Midier le trompettiste et Dadé notre batteur. On est 5 dans le groupe. On s'est formé en 2003 et on était tous dans des groupes précédemment. On n'en est pas à notre première expérience musicale. On avait tous des groupes dans le créneau punk rock et on s'est tous retrouvé en février 2003 pour monter Dirty Fonzy.

La chronologie, c'est de suite, on a fait quelques dates et on a fait un album en décembre 2003 et qui est sorti en mars 2004. Suite à cette sortie d'album Playing Punk Songs qu'on a enregistré au studio Le Chalet à Bordeaux, on a fait une tournée de mars à juillet. En août, on s'est un petit peu reposés. On a ensuite repris de septembre à décembre une autre tournée et après une petite pause en janvier et février 2005, on a changé de bassiste. Gilles est arrivé et on repart en tournée jusqu'à cet été. C'est assez condensé.

(Je m'étonne de leur débit car ils n'arrêtent pas de parler). Vous n'avez pas pensé à changer de nom pour le groupe ? Vous auriez pu l'appeler Dirty Gilles non (Dirty Fonzy vient du nom de leur ancien bassiste "Fonzy") ?

Dirty Fonzy : (Rires) On l'appelle Dirty Gillou effectivement mais il est encore un peu timide. Mais bon attention car quand il va se lâcher… On arrive encore à le maîtriser mais après, s'il commence, il n'y aura vraiment plus rien à faire.

Pourquoi l'ancien bassiste est parti si ce n'est trop indiscret ?

Angelo : C'est simple, il est papa maintenant. Il a un petit bout de chou qui est arrivé à la maison et il avait envie de se consacrer intégralement à sa petite fille. Il n'y a donc eu aucun souci. Il nous avait prévenu en avance et s'est arrêté après la tournée d'automne comme prévu. On est restés en très bon termes. De plus, on a la chance à Albi d'avoir un vivier de punks rockeurs assez important. On n'a donc pas du tout galérer pour trouver un autre bassiste. Gilles qui était dans un groupe qui s'appelle Now'n'later à l'époque, il n'y a pas si longtemps que ça non plus, 3 / 4 mois...

C'est vrai que ça fait déjà longtemps (sourire)

Angelo : (rires) c'est vrai que depuis, il a les cheveux blancs qui ont poussés. Bref, il a repris le flambeau dans la foulée, quelques répéts et ça s'est fait assez naturellement. En fait on est ensemble depuis longtemps. On se connaissait déjà avant les Dirty Fonzy et ça nous a pas mal aidé.

On dit souvent que la scène toulousaine est plutôt axée sur le rock festif et le ska. Mais je ne savais pas qu'Albi était un vivier de punks. Comment ça se fait ?

Angelo : Tu sais, je crois que c'est surtout des clichés. A Toulouse, il n'y a pas que du ska. Mais c'est vrai qu'à Albi il y a toujours eu des groupes et des concerts. Ca ne date pas d'aujourd'hui. Ca perdure et ça se renouvelle, ça passe d'une génération à une autre.

On va parler peu de votre album que j'ai écouté et acheté d'ailleurs…

DF : (Rires) ah ça c'est bien !

... et je ne vais pas vous demander vos influences car votre excellent CD tourne surtout autour des grands classiques comme les Clash ou encore Bad Religion. Quelles sont vos inspirations actuelles et celles qui vous ont aidé lors de la création de votre album ?

Nico : (Rires) ouais Rancid (groupe californien qui a vu le jour en 1991). Honnêtement, ce n'est pas facile d'avoir du recul par rapport à ça. Tu peux peut-être piquer un riff comme ça sans le vouloir. Tu te rendras compte que 3 ou 4 mois après que telle ou telle chose t'a influencé. On ne va pas non plus piocher comme tous les groupes et faire du plagiat consciemment.

Nos influences, c'est un mixe de ce qui nous touche au quotidien, des Clash, des Pistols, des Buzzcocks. Les petits jeunes qui ne connaissent pas les vieux groupes trouvent toujours des références aux groupes actuels. On nous parle souvent d'un groupe, catch…, euh, River City Rebel, que nous n'avons pas écouté mais qui semble être dans le même style que ce l'on fait.

C'est vrai qu'on a tous cette tendance à comparer les groupes que l'on ne connaît pas à choses qui nous permettent de nous raccrocher, des choses qui nous aident à situer l'écoute. Vous avez d'autres projets au niveau album ?

Angelo : Là on commence à composer déjà. Avec la pause du début d'année, on en a profité pour monter de nouveaux morceaux. On va d'ailleurs en jouer 2 ou 3 ce soir.

C'est donc une exclusivité ce soir :)

DF : (rires) Presque ! Ce sont les montpelliérains qui l'on eue la semaine dernière. Mais c'est vrai, on pense beaucoup sûr au prochain album.

Comment ça se passe d'ailleurs ? Chacun part en jam ou alors, un de vous arrive avec une mélodie ou un rythme ?

Nico : On compose beaucoup à deux avec David (Angelo) et après on travaille en groupe. Pour les paroles, ça dépend, chacun arrive avec une idée et on la met en place tout ensemble. Chacun amène son truc, on en discute tous ensemble. C'est très ouvert. C'est vraiment mieux comme ça car tout le monde s'y retrouve. En effet, s'il y en a un à qui ça ne plait pas, c'est dommage et c'est voué à l'échec.

Angelo : On essaie d'amener des idées un peu structurées car comme on n'est pas non plus des virtuoses. On ne part jamais de jams ou de bœufs. On peut avoir une idée mais on n'en pas encore à ce niveau là. On arrive avec des riffs bien posés mais qui peuvent évoluer. Généralement, Nico ou moi essayons d'arriver avec un couplet, un refrain ou un bout de truc que l'on peut modifier. Nous essayons d'être structurés car composer comme ça, ce n'est vraiment pas évident. Il faut être très bon musicien, ça viendra peut-être (sourire)…

D'ailleurs au niveau des textes, vous allez continuer en anglais ?

Nico : Bah là, ça a l'air bien parti (rires) ! Je suis désolé de le dire à tous les amateurs de punk français. Si on réussit à écrire des textes en français qui soient bien…

Angelo : On n'a rien contre, on n'est pas fermé à ça mais c'est quand même plus facile en anglais. Ca sonne tout de suite comme un standard. Ca nous permet de composer rapidement.

Nico : Les paroles du prochain album seront plus solides, tout comme les prochains morceaux. Les chansons en français, on en aura deux ou trois c'est clair mais c'est vraiment un autre boulot car c'est franchement plus difficile.

Vous repartez en tournée pour quelques temps là ?

Angelo : Ouais jusqu'à cet été, on va jouer tous les week-ends quasiment, ce qui est quand même un bon rythme pour un circuit en France. De toutes façons, on n'avait pas envie de faire comme à l'automne avec 3 ou 4 dates par semaine car on pense déjà au prochain enregistrement et ça nécessite beaucoup de répét'. Lorsqu'on était en tournée en décembre 2004, on n'a pas fait une seule répét'.

On a répété avant la tournée, on a mis le matos dans le camion et on est parti. Pendant les balances ou dans les coulisses, on faisait tourner de nouvelles idées quand on avait le temps. Mais bon pour travailler correctement, il faut quand même avoir des heures de répét' bien posées et au calme. Quand on est sur la route, vu qu'on est en autogestion totale, qu'on n'a pas de road manager, de mec qui s'occupe de tout, on n'a pas trop le temps.

Vous avez quand même un label, une structure qui s'occupe de vous ?

Angelo : Oui mais ça reste de l'autoprod' en soi. Ce n'est pas un gros label gavé de gens. On fait tout nous-même. On gère les contrats, les timings. On a quand même beaucoup de trucs à faire en plus de jouer de nos instruments. Ca nous prend aussi du temps.

Ca vous brancherez d'avoir un plus gros label pour éviter justement tout ce travail extra musical ?

Angelo : Ouais, ça pourrait nous brancher. Après ce qu'il y a encore de plus intéressant, ça serait de grossir la structure dans laquelle on est déjà. On pourrait ainsi faire travailler des gens et faire ainsi avancer notre structure. On pourrait peut-être ainsi avoir un tourneur, d'autres groupes, tout comme le collectif Antistatik sur Toulouse. C'est ce qu'ils ont fait.

Et même si Psykup a signé ailleurs, ils offrent une bonne alternative aux groupes qui pourrait signer sur un gros label ou ceux qui resteront toujours indépendants sans vouloir autre chose. Essayer de faire avancer sa propre structure, c'est peut-être encore plus motivant. C'est vraiment un état d'esprit différent. C'est un travail entre des groupes et des personnes qui ont envie d'avancer tous ensemble pour le même projet.

Quels sont les groupes que vous aimeriez voir ce week-end ?

Angelo : Etant donné que l'on doit jouer dans le nord demain soir, on charge le matos dans le camion juste après les concerts et on dormira sur Poitiers ce soir. On n'aura hélas pas le temps d'écouter quoique ce soit pendant le festival.

Qu'auriez-vous aimé voir ?

Dirty Fonzy : Nashville Pussy, The Saints, les Svinkels, Lofofora ou Sidilarsen. Même s'ils sont tous dans des styles différents, c'est toujours intéressant de voir des gars qui proposent un spectacle en plus de leur musique, une présence, un show. Même si on fait du punk rock, on pourra toujours s'inspirer d'un groupe de métal ou de reggae en se disant "Ouais, c'est pas mal ce qu'ils ont fait". C'est juste que nous sommes fans de musique !

Pour finir, que pourriez-vous dire pour que les gens viennent à vos concerts ?

Dirty Fonzy : (rires)

Vas-y lâche-toi !

Nico : Venez voir mes solos, ça déchire !!

Angelo : Ca crache dans les baffles !

Nickel, merci les Dirty

Dirty Fonzy : (tous en chœur) Merci.

Musicalement.

 

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Dirty Fonzy en concert au Festival Garorock 2005 (vendredi)


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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
"Sous surveillance" de Robert Redford
"La romancière" de John McKay
au Ciné-Club les années 50 :
"Un drôle de Dimanche" de Marc Allégret
"La vie à deux" de Clément Duhour
"L'homme au million ("The Million Pound Note") de Ronald Neame
des incontournables japonais :
des figures tutélaires :
"Tokyo drifter" de Seijun Suzuki
"A blind woman" de Teruo Ishii
et des plus jeunes :
"Mr Long" de Sabu
"Ichi, la femme samouraï" de Fumihiko Sori
et des raretés avec une sélection "Court metrage" :
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"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
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