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Théâtre de la Bastille  (Paris)  octobre 2015

Spectacle conçu par le tg STAN, De KOE, Dood Paard et Maatschappij Discordia interprété par Gillis Biesheuvel, Damiaan De Schrijver, Willem de Wolf, Peter Van den Eede et Matthias de Koning.

Au départ, assis, alignés autour de plusieurs tables de café, il y a cinq hommes en vestes blanches à la propreté douteuse, cousues de galons jaunes, qui donnent l'air à leurs propriétaires d'appartenir à une armée d'opérette ou d'être des garçons de piste.

Mais comme dernière eux, il y a une porte battante comme celle qui conduit aux cuisines d'un restaurant, on leur donne plutôt comme métier celui de garçons de café.

Mais comme on est au théâtre, même si les spectateurs ont été installés dans ce qu'on suppose être des coulisses, on se doute que ces garçons de café sont des acteurs. Des acteurs néerlandophones qui jouent avec parfois des hésitations ou des approximations dans la langue de Marguerite Duras.

Ce club des cinq, on le sait si on a lu la plaquette présentant le spectacle, est formé de la réunion des membres de quatre troupes belgo-bataves, dont la plus illustre est celle de TG Stan, connue davantage pour son sens du texte que celui du burlesque. C'est pour cela, peut-être, que ce spectacle en roue libre déconcertera.

Car, si l'on est prêt à accepter de participer à une expérience clownesque avec une forte dose de non-sens et d'absurde, plus près des Branquignols ou de l'univers de Mack Sennett que de Beckett ou de la Commedia dell'arte, on se demande vite si on ne fait pas fausse route.

En effet, les cinq larrons ne souhaitent pas être confondus avec de faux clowns primaires et bêtement apolitiques. Eux, ils ont la prétention d'avoir un message qui est inscrit sur un calicot en haut du faux-mur de papier contre lequel ils sont alignés : "L'élan spontané a disparu de l'environnement libéral que la société est (après tout) devenue à présent".

Comprendra qui peut. En tout cas, ce ne sera pas de la tarte (à la crème) pour souscrire à ce que, dans leur programme commun, ils affirment être une "joyeuse anarchie". Comme ils n'ont rien à dire, et beaucoup à répéter, il est évident qu'ils vont tout détruire et que les éléments branlants de leur univers circassien vont finir à la casse.

Cela se fera en respectant plus ou moins le public proche et dans une bonne humeur assez communicative, les spectateurs présents ignorant pour la plupart l'existence d'un autre monde, sans calicot explicatif, où se pratiquent depuis toujours ce comique de destruction.

On repense évidemment à Robert Dhéry et à ses Branquignols adeptes de ce même art, mais pour l'art de simplement faire rire dans la tradition marxiste tendance Brothers. On pense aussi à Jango Edwards et à d'autres fous furieux qui n'agissent que pour la beauté du gag et l'amusement d'un public bon enfant.

Dans "Onomatopée", il faut aussi, à un moment ou à un autre, donner sens au titre choisi. Ce sera l'objet de la seconde partie du spectacle, qu'on pourrait définir comme un "retour à la normale".

De nouveau assis en formation de combat théâtrale, le spectateur est convié à l'écoute de poèmes. Des poèmes pseudo-lettristes faisant parfois référence au gloubi-boulga, suivis d'autres bouts-rimés écrits avec plus d'efforts que de grâce. Encore une fois, tout cela n'est pas déplaisant ni déshonorant mais cadre bien peu avec l'exigence et l'aisance coutumières aux Tg STAN.

Serge Gainsbourg disait que "la connerie, c'est la décontraction de l'intelligence". On qualifiera donc "Onomatopée" de spectacle décontractant pour ses acteurs et pour ses spectateurs intellectuels. Et l'on n'émettra qu'un vœu, celui de revoir les Tg STAN entre eux, dans leur classique et consanguine formation, celle où peut éclater, avec la beauté de l'évidence, leur immense talent d'interprètes de grands textes.

 

Philippe Person         
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