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puce Ingrid Caven en concert
Goethe Institut  (Paris)  novembre 2015

Concert de Ingrid Caven accompagnée par le pianiste Jay Gottlieb.

Rousse éternellement flamboyante, tenue et hauts talons noirs, Ingrid Caven s'avance avec aplomb vers le micro. Altière, arrogante, il lui suffit de quelques mots pour l'apprivoiser et s'installer dans son univers.

Dernière chanteuse expressionniste, elle pourrait n'être que le témoin de ce que fut le cabaret allemand et triompher dans la nostalgie attendue.

Pour elle, elle a une voix rompue à tous les exercices vocaux et la présence charismatique d'une grande actrice. Mais Ingrid Caven aime expérimenter et c'est du côté de la modernité qu'elle inscrit son show.

Ainsi, avec la complicité de Jay Gottlieb, qui a la modestie de mettre totalement à son service un talent de virtuose, elle peut passer des compositions de Peer Raben ("Le" compositeur des musiques des films de Rainer Werner Fassbinder) à celles de John Cage ou de Kurt Weill.

Ceux qui assisteront pour la première fois à une performance d'Ingrid Caven découvriront une facette rarement mise en avant de cette grande artiste : sa fantaisie. Sa robe noire ne rime pas automatiquement avec "tragique". En elle, couve un talent comique que Jean-Jacques Schuhl, prix Goncourt avec un "roman" intitulé "Ingrid Caven", a su faire éclater dans les textes qu'il a écrits pour elle.

On sent qu'Ingrid Caven est heureuse quand elle entend des rires dans les chansons de Schulh comme "Chambre 1050" ou "Blue Liz" et qu'elle brise ainsi la distance de la "respectabilité" due à un monument de la chanson germanique.

Avec une économie de moyens dans sa gestuelle, qui la différencie de certaines "tragédiennes" de la chanson expressionniste, elle "joue" en comédienne ses textes et ne les "surjoue" jamais en star. Aimant son répertoire, elle ne le force pas, traite pareillement une chanson mal connue de son répertoire et un "standard" qui emporte à coup sûr les applaudissements.

Evidemment, quand elle entonne un "Ave Maria" magistral, qu'elle s'amuse à mêler sa voix à celle du King Elvis ou qu'elle reprenne un extrait de Mackie, elle obtient le même triomphe que depuis "quelques décennies", selon sa jolie expression. Elle n'oublie pas de citer ceux qui l'accompagnent depuis les temps fassbindériens, Roland Girard au son, Antoinette Masiak à la lumière.

Dans une vie de spectateur, c'est un bonheur total de pouvoir dire qu'on a vu Ingrid Caven, une légende, une véritable légende qui n'a pas besoin d'être capricieuse ni de passer au Carnegie Hall pour bien faire son métier. Avec elle, pas besoin non plus d'employer toute la gamme des superlatifs.

Il suffit simplement de murmurer : Ingrid Caven est une artiste, une artiste inoubliable.

 

Philippe Person         
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Du côté de la musique :

"Collapsed in Sunbeams" de Arlo Parks
"Ma folie" de Bast Ferry
"Paradise" de Da Capo
"It's OK" de Fantomes
"L'effet waouh des zones côtières" de Institut
"Something joyful" de Jonathan Orland Quartet
"Haydn : Stabat mater, Symphonies N° 84 & 86" de Le Concert de la Loge & Julien Chauvin
"No black violins" le mix 15 de Listen In Bed à écouter à volonté
"Liberté" de Sego Len
"Où tout a commencé" de Tristesse Club
et toujours :
"Bareback" de Acquin
"Tu m'apprends" de Andréel
"Let my people go" de Archie Shepp & Jason Moran
"Roden crater / Basquiat's black kingdom / Laurel canyon" de Arman Méliès
"Monument ordinaire" de Mansfield TYA
"Glowing in the dark" de Django Django
"My shits" de Dye Crap
"Medicine at midnight" de Foo Fighters
"In a silent way" le mix #14 de cette saison 2 de Listen In Bed
"Alors quoi" de Meril Wubslin
"Old western star" de Nico Chona & the Freshtones

Au théâtre dans son salon :

"Le Gros, la Vache et le Mainate" de Pierre Guillois
"Intrigue et Amour" de Yves Beaunesne
"13 à table" de Marc-Gilbert Sauvageon
"Thé à la menthe ou t'es citron" de Patrick Haudecoeur
"J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne" de Jean-Luc Lagarce
"Faut-il laisser les vieux pères manger seuls aux comptoirs des bars ?" de Carole Thibaut
"Eric-Antoine Montreux tout !" au Festival de Montreux

Expositions :

en virtuel :
"Vasarely - Le partage des formes" au Centre Pompidou
"Picasso poète" au Musée national Picasso
"Jean" à la Cité des sciences et de l'industrie
"Comme un parfum d'aventure" au Mac Lyon
"Omar Ba - Anomalies" à la Galerie Templon
"Les aventuriers des mers" à l'Institut du Monde Arabe

Cinéma :

at home :
"Exotica" d'Atom Egoyan
"L'Amant d'un jour" de Philippe Garrel
"Les Biens Aimés" de Christophe Honoré
"Dans les champs de bataille" de Danielle Arbid
"Eastern Plays de Kamen Kalev
"Mon frère s'appelle Robert et c'est un idiot" de Philip Gröning

Lecture avec :

"Que ma mort soit une fête" de Cristian Alarcon
"Normal people" de Sally Rooney
"Middlewest" de Skottie Young & Jorge Corona
"L'hôtel de verre" de Emily St.John Mandel
"De Staline à Hitler" de Robert Coulondre
et toujours :
"88" de Pierre Rehov
"Blanc autour" de Wilfrid Lupano & Stéphane Fert
"Dictionnaire des mafias et du crime organisé" de Philippe di Folco
"Le rapport Brazza" de Vincent Bailly & Tristan Thil
"Les amants d'Hérouville - un histoire vraie" de Romain Ronzeau, Thomas Cadène & Yann le Quellec
"Monstres anglais" de James Scudamore
"Vers le soleil" de Julien Sandrel

Du côté des jeux vidéos :

Les jeux de l'année selon Boris Mirroir de Doom à Minoria !
"DevilZ, Survival" sur PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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