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puce Je l'appelais Monsieur Cocteau
Studio Hébertot  (Paris)  mars 2016

Biopic théâtral d'après le récit éponyme de JE Carole Weisweiller, mise en scène de Pascal Vitiello, avec Bérengère Dautun et Guillaume Bienvenu.

Cocteau 1950. Après une guerre en eaux troubles, le "refroidissement" avec Jean Marais et un tournage de film épuisant, Jean Cocteau rencontre enfin le mécène qui lui permettra, lui, l’homme qui donne tout ce qu’il a, de ne plus se soucier du matériel.

Madame Weisweiller, libre, éprise d’art, épouse de banquier, mère d’une petite Carole, lui offre de passer quelques semaines dans sa villa de Saint-Jean-Cap-Ferrat, "Santo Sospir".

Il y demeurera plus d’une décennie, peignant les murs blancs de ses fresques, composant avec le dernier-aimé, Edouard Dermit et son hôtesse un trio légendaire : bals, croisières, réceptions rythmeront cette vie d’insouciance.

Tout cela implosera à l’orée des années soixante lorsqu’un intriguant et écrivain de seconde zone, Viard, détruira la relation de confiance entre le poète et la milliardaire. Cocteau, renvoyé comme un démarcheur, sa malle sur le palier, en mourra. Madame Weisweiller, peut-être aussi, longtemps après.

Sa fille Carole, qui a si bien connu Cocteau, son précepteur de l’imaginaire, l’a défendu et voulu sauver, trop jeune pour y réussir, a écrit ses souvenirs, bien écrits, ici adaptés pour le Théâtre.

C’est Pascal Vitiello qui assure la mise en scène, onirique et sobre à la fois, utilisant, sans excès, l’image, permettant au poète "resté avec nous" de traverser le miroir dans "Je l'appelais Monsieur Cocteau".

Jean Cocteau est incarné par Guillaume Bienvenu, excellent comédien, infiniment sensible, qui a travaillé avec force son personnage jusqu’à rendre ses intonations, sans caricature. Belle idée que de confier à un jeune homme le rôle du poète à l’éternelle jeunesse.

Quant à la narratrice, Carole Weisweiller, c’est Bérengère Dautun, qui sait dire, évoquer, prononcer l’indicible, comme personne, artiste rare, de la Comédie-Française, mais surtout fille du Verbe. Elle explique, par l’évocation, l’attrait que la petite Carole exerça sur le poète, installant soleil, chemin vers la mer, émerveillement sur les planches juste éclairées d’électricité.

Un moment de grâce, de délicatesse, d’enfance et de poésie rêvée.

 

C-L. Morel         
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# 19 janvier 2020 : de De Gaulle à Rocard

Cette semaine encore beaucoup de choses à découvrir. D'un portrait de de Gaulle côté livre à l'affrontement Mitterand - Rocard au théâtre en passant par de la musique pop, classique et bien plus encore. En route pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Late night music" de Abel Orion
"Jaimalé" de Andriamad
"Everything else has gone wrong" de Bombay Bicycle Club
"Fire" de Burkingyouth
"Délie (Object de plus haute vertu d'après l'oeuvre de Maurice Scève)" de Emmanuel Tugny
"Dolci Affeti" de Ensemble Consonance & François Bazola
"Music is our mistress" de Grand Impérial Orchestra
"Vinyle, suite no 2" de Listen in Bed, émission numéro 8 à écouter
"Who are the girls ?" de Nova Twins
"When Oki meets Doki" de Okidoki
et toujours :
"Nougaro" de Babx, Thomas de Pourquery et André Minvielle
"True colors" de David Bressat
"Splid" de Kvelertak
"Bach, Handel : An imaginary meeting" de Lina Tur Bonet & Dani Espasa
"My favourite things", le podcast de Listen In Bed #8
"Turn bizarre" de Livingstone
"Le musc" de Petosaure
"En voyages" de Pierre Vassiliu
"Shadow in the dark" de Tiger & the Homertons
"Caipirinha" de Tiste Cool

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Una costilla sobre la mesa" au Théâtre de la Colline avec "Padre" et "Madre"
"L'Opposition - Mitterrand vs Rocard" au Théâtre de l'Atelier
"La Sextape de Darwin" au Théâtre La Bruyère
"hélas" au Théâtre de la Tempête
"Une histoire d'amour" à La Scala
"Le K" au Théâtre Rive-Gauche
"An Iliad" au Théâtre du Rond-Point
"Elephant Man" au Théâtre Le Lucernaire
les reprises :
"Architecture" au Théâtre Les Gémeaux à Sceaux
"En couple (situation provisoire)" à La Folie Théâtre
"Les vagues, les amours, c’est pareil" au Centrequatre
"La Vie est belle" au Théâtre Le Lucernaire
"Philippe Meyer - Ma radio heureuse" au Théâtre Le Lucernaire
"Opérapiécé" au Théâtre Essaion
"Julien Cottereu - aaAhh BiBi" au Théâtre Tristan Bernard
"Marion Mezadorian - Pépites" au Pont Virgule
et la chronique des autres spectacles à l'affiche

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour :
"Mondrian figuratif au Musée Marmottan-Monet
"Vincenzo Gemito - Le sculpteur de l'âme vénitienne" au Petit Palais
"Toulouse-Lautrec résolument moderne"au Grand Palais

Cinéma avec :

"Le Réseau Shelburn" de Nicolas Guillou
Oldies but Goodies avec "Les Bostoniennes" de James Ivory dans le cadre de la rétrospective que la Cinémathtèque française consacre au réalisateur
et la chronique des sorties de janvier

Lecture avec :

"De Gaulle, portrait d'un soldat en politique" de Jean Paul Cointet
"Et toujours les forêts" de Sandrine Collette
"Lake Success" de Gary Shteyngart
"Nul si découvert" de Valérian Guillaume
"Sauf que c'étaient des enfants" de Gabrielle Tuloup
"Sugar run" de Mesha Maren
"Victime 55" de James Delargy
et toujours :
"Celle qui pleurait sous l'eau" de Niko Tackian
"Je suis le fleuve" de T.E. Grau
"La prière des oiseaux" de Chigozie Obioma
"Sang chaud" de Kim Un Su
"Un millionaire à Lisbonne" de J.R. Dos Santos

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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