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puce Mises en Capsules 2016 - Comme une odeur de linge mal séché - Merci pour le bruit - Elle et l’Infini - Brice Gouberte ou … - Je vais voir quelqu’un
Ciné 13 Théâtre  (Paris)  mai 2016

Comme une odeur de linge mal séché
Comédie écrite et mise en scène par Jérémie Laure, avec Sylvain Begert, Marjorie Ciccone, Lucas Henaff et Marion Jadot.

Un homme, très concentré, joue au mikado pendant que sa femme lit le journal. Pas de quoi s'inquiéter... Sauf que tout ce qui va suivre, peu à peu, gagnera en étrangeté...

De la scène de la vie conjugale à la scène de ménage, tout s'enchaîne vers une dinguerie grandissante. On se quitte, on se retrouve, on oublie tout et on recommence. Quelqu'un n'a pas les clés pour rentrer dans l'appartement, quelqu'un d'autre n'a pas les clés pour rentrer dans l'histoire... Qu'est-ce que donc que tout cela veut dire ?

On aimerait que Jérémie Laure, l'auteur, qui donne à Jérémie Laure, le metteur en scène, le sens de tout ces micmacs entre mari et femme, amante et amant. Mais, ce n'est pas la préoccupation ni de l'un ni de l'autre.

C'est donc dans l'opacité et la bizarrerie que "Comme une odeur de linge mal séché" ira à son terme inexorable.Avec un bon quatuor d'acteurs, Jérémie Laure répond à son cahier des charges, à charge au public de comprendre ce qu'il voulait lui faire comprendre.

Merci pour le bruit
Comédie de Charlotte Gabris, mise en scène de Sarah Lelouch, avec Charlotte Gabris et Vincent Desagnat.

C'est d'une jolie idée que part "Merci pour le bruit" de Charlotte Gabris. Alors qu'elle s'apprête à fêter son anniversaire, comme le prouve un décor aux tables surchargés de bouteilles et paré d'un calicot "Happy Birthday", la néo-trentenaire Lisa déprime... Son petit ami l'a apparemment quitté et personne n'est venu à la fête, à l'exception d'un intrus : le voisin du dessous...

Lui qui entend tout de la vie de Lisa et de son compagnon, il vient se plaindre que le bruit annoncé par le traditionnel petit papier posé sur les boîtes aux lettres n'est pas au rendez-vous...

S'en suit un joli motif à échange de solitude, à situation pour pièces qui marchent à Montparnasse. On croise les doigts pour Charlotte Gabris, si craquante en "hot dog", pour que le sort soit favorable à "Merci pour le bruit" et qu'elle puisse le transformer en néo-boulevard.

Le couple qu'elle forme avec Vincent Desagnat, déjà totalement dans la peau du voisin monsieur-tout-le-monde qui espère encore devenir quelqu'un à qui il arrive quelque choses trois actes plus tard, dégage une forte empathie.

En trop peu de temps, "Merci pour le bruit", monté avec un souci d'évidence par Sarah Lelouch, réussit à la fois à faire rire et émouvoir. Sous cette forme brève, les deux excellents comédiens et le texte écrit d'une plume simple et sûre de ses effets retiennent toute l'attention du spectateur.

Il sent, et on ne lui donne pas tort, qu'il en verra bientôt une version longue et qu'il ne le regrettera pas car Charlotte Gabris a tous les talents.

Elle et l’Infini
Comédie dramatique écrite et mise en scène par Cyril Vernet et Emilie Lambert, avec Anne Puisais, Xavier Guerlin et Emilie Lambert.

Cela pourrait être le "biopic" d'une mathématicienne célèbre, ou d'une autre femme qui a percé le mur de verre, celui que les femmes n'ont pu franchir pendant des siècles pour devenir chercheur ou scientifique.

Cyril Vernet et Emilie Lambert ont voulu rester dans l'incertitude, cette clé des mathématiques. Le personnage de leur histoire est donc tout à la fois une femme comme les autres et une femme extraordinaire, une artiste des maths ou quelqu'un qui les enseigne, une poétesse des sphères ou une simple danseuse qui fête les règles de l'univers.

Cette volonté de ne pas jouer la linéarité a un inconvénient, celui d'enchaîner les saynètes hétéroclites, d'être parfois dans le haut mais aussi dans le bas, au risque de perdre en intérêt et en intensité.

Au final, Cyril Vernet et Émilie Lambert s'en sortent correctement, mais on aurait aimé être constamment captivé par le beau portrait de mathématicienne qu'ils promettaient.

Brice Gouberte ou la quête du magnifique néant
Comédie dramatique de Xavier Legall, mise en scènede Jean- Romain Krynen, avec Benjamin Bourgois, Florent Chesné, Sébastien Faglain, Xavier Legall, Dorothée Moreau et Sophie Staub.

Tout commence par une épreuve cruelle entre deux concurrents à un poste subalterne. Qui décrochera la timbale qui lui ouvrira les portes d'une entreprise dérégulée et cynique ?

Pas la peine d'être grand clerc pour deviner ce qu'est ce "magnifique néant" promis par le titre de la pièce de Xavier Legall. On est ici dans une caricature du monde du travail plus proche de l'esprit bédé que de l'esprit Michael Moore.

On est cependant vite déçu par la construction choisie. Au lieu de s'en tenir à un ou deux moments emblématiques de la carrière minable de Brice Gouberte, l'auteur a préféré découper son récit sans que cela progresse vraiment dans le délire et le grotesque.

Si l'on s'amuse grâce à une petite troupe qui surligne à dessein tous les effets, on ne pourra tirer vraiment profit de cette parabole décousue.

Je vais voir quelqu’un
Comédie écrite et mise en scène par Julien Sibony, avec Emilie Caen, Charlotte des Georges, Michael Abiteboul, Gil Galliot et Thomas Séraphine.

"Je vais voir quelqu'un" de Julien Sibony aurait pu s'intituler "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la psychanalyse sans avoir jamais osé le demander" s'il avait souhaité s'inscrire dans la filiation paresseuse de Woody Allen.

Mais, même s'il est lui-même assez désinvolte dans l'exposition des différents cas cliniques qui lui servent de prétextes à sketches, Julien Sibony semble mieux connaître son sujet que le petit clarinettiste à lunettes.

On s'amusera d'un client qui fait ses premiers pas sur le divan, d'un couple en thérapie de couples, d'une nouvelle psychanalyste qui reprend une cliente d'une collègue argentine, d'un acteur qui découvre que son psy est venu le voir alors qu'il joue dans un spectacle sur la psychanalyse...

Sans grimper aux rideaux, on sera en territoire de connaissance pour rire de ce sympathique exercice de style thérapeutique où chaque acteur se met au diapason de la cure analytique.

 

Philippe Person         
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# 18 avril 2021 : En avril ne te cultive pas d'un fil

Pas de nouvelle bonne nouvelle... pas sûr. En attendant de pouvoir aller à nouveau vers la culture, faisons la venir vers nous. Voici notre sélection de tout un tas de choses à écouter, lire, voir et (re)découvrir. On commence évidemment avec le replay de la MAG #25 ! et oui déjà, en on n'est pas peu fier !

Du côté de la musique :

"Djourou" de Ballaké Sissoko
"A live full of farewells" de The Apartments
"Racine carrée de vos utopies" de Les Marteaux Pikettes
"Detectorists" le 19ème mix de la saison 2 de Listen In Bed
"Bach en miroir" de Marie-Andrée Joerger
"Drot og Marsk" de Peter Heise
"Bye bye baby" de Requin Chagrin
"Good for you" de Slim Paul
et toujours :
"In time Brubeck" de Duo Fines Lames
"Navegar" de Joao Selva
"Le style (avec Guillaume Long et Flavien Girard" la 8ème émission de Listen In Bed
"Dusk" de Paddy Sherlock
"Live at the Berlin philarmonie 1969" de Sarah Vaughan
Les petites découvertes de la semaine en clips avec : Hanna & Kerttu, Texas, A Certain Ratio, Johnny Mafia, Chevalrex + Thousand

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"La Collection" d'Harold Pinter
"Le Cabinet horrifique" de Valérie Lesort
"Vêtir ceux qui sont nus" de Luigi Pirandello
'Féminines" de Pauline Bureau
"Noire" de Tania de Montaigne
"Love & Politics" de Dan Turden
"NinaLisa" de Thomas Pédour
"Le Bœuf-musical Boris Vian" au Hall de la Chanson
"Hippolyte et Aricie" de Rameau

Expositions :

en virtuel :
"Trésors Nabis" du Musée d'Orsay
"Bonnard, Le Cannet, une évidence" au Musée Bonnard au Cannet
"Yan Pei-Ming - Au nom du père" au Musée Unterlinden à Colmar
"Crinolines et chapeaux, la mode au temps des impressionnistes" au Musée de la Corderie Valois en Normandie
"Camille Moreau-Nélaton, Une femme céramiste au temps des impressionnistes" au Musée de la céramique à Rouen
"Jean Ranc, un montpelliérain à la Cour des rois" au Musée Fabre à Montpellier

Cinéma :

at home :
"Généalogies d'un crime" de Raoul Ruiz
"La course navette" de Maxime Aubert
des films cultes :
"Au revoir les enfants" de Louis Malle

"Little Odessa" de James Gray
"37°2 le matin" de Jean-Jacques Beyneix
"C'est arrivé près de chez vous" de Rémy Belvaux et André Bonzel
"La Balance" de Bob Swaim
et un court métrage "La pince à ongles" de Jean-Claude Carrière

Lecture avec :

"C'est quoi ton genre ?" de Agnès Vannouvong
"La petite ville des grands rêves" de Fredrik Backman
"Les somnambules" de Chuck Wending
"Mondes en guerre : tome IV, guerre sans frontières" de Louis Gautier
"Séquences mortelles" de Michael Connely
et toujours :
"Elmet" de Fiona Mozley
"Le savoir grec" de Jacques Brunschwig, Geoffrey Ernest Richard Lloyd & Pierre Pellegrin
"Seul entouré de chiens qui mordent" de David Thomas
"Sur la route, vers ailleurs" de Benjamin Wood

Du côté des jeux vidéos :

Retrouvez les jeux vidéos en live sur la TV de Froggy's Delight chaque soir de la semaine à partir de 21H

 

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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