Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Exsonvaldes
Interview  (Par mail)  juin 2016

Nul n’est prophète en son pays. Exsonvaldes, qui connaît un beau succès en Espagne mais reste presque inconnu en France illustre malheureusement cette expression. Une véritable injustice pour ce groupe français évoluant entre rock et pop, pour faire vite, possédant un indéniable sens mélodique et ayant déjà plus d’une dizaine d’années de carrière derrière lui.

Une injustice d’autant plus importante qu’Exsonvaldes vient de sortir Aranda, sûrement son meilleur album, en tout cas l’un des meilleurs sortie en langue Française (et Anglaise et Espagnole) cette année. Un disque sombre, brut et direct, mélodique et électrique qui ne mérite absolument pas de rester dans l’ombre. Nous souhaitions donc discuter avec Simon Beaudoux histoire de remettre quelques pendules à l’heure…

Quels sont les premiers retours sur la sortie d’Aranda ?

Simon Beaudoux : Ils sont très bons. Nous sommes très fiers de ce disque et du coup bien contents qu'il plaise. Et puis on en apprend beaucoup sur le disque en lisant les différents avis. On a enregistré rapidement Aranda, sans volonté de lui donner telle ou telle couleur. Nous voulions juste enregistrer ces morceaux que nous avions écrits et qu'on aimait. Nous avons ensuite constaté comme beaucoup le côté plus sombre.

Quels regards portez-vous sur ce disque ?

Simon Beaudoux : C'est un peu cliché, mais je pense que c'est notre meilleur, et de loin. Et puis c'est une bonne photo du groupe et de son état d'esprit l'année dernière. A la fois une approche plus rock, plus spontanée. Plus détachée aussi, avec moins de questionnement perpétuel. Mais aussi cette couleur plus sombre, que nous n’avons pas vraiment maîtrisée mais qui me plaît, et qui s'explique facilement : la fin de la tournée de Lights a été un moment de doutes, on n'était pas certains de refaire un disque. Entre le succès espagnol et l'évolution inverse en France, on était un peu perdus. Mieux remplir les salles à Madrid ou Séville que chez nous, c'est à la fois génial et en même temps profondément illogique ! Et puis... Les disques se font souvent en réaction les uns des autres.

J’allais justement te poser la question de savoir si ce disque avait été fait en réaction… Aranda semble plus sombre, du direct plus brut que Lights. Serait-il le côté noir et orageux (il y a cette tension sous-jacente) de ce dernier ?

Simon Beaudoux : Nous avons commencé à enregistrer quelques morceaux en Espagne et ça sonnait vraiment bien, donc nous avons décidé d'embrasser notre situation un peu étonnante, et de foncer. A partir de ce moment là, on a clairement eu la volonté de faire un disque brut et direct. Ça correspondait aussi à l'envie de notre réalisateur artistique Alex Firla. La noirceur du propos, elle, – l'écriture se contrôle moins que la production – n'a pas été pensée en amont, mais elle est le reflet de notre humeur de l'époque.

En quoi et comment le fait d’avoir enregistré votre disque rapidement, en live, a-t-il changé votre rapport à la musique ?

Simon Beaudoux : Nous allons plus vite à l'essentiel, nous tergiversons moins. C'est assez agréable, après Lights qui était un disque très pensé et repensé. Ça m'a rappelé l'enregistrement (en live) de notre album acoustique There's no place like homes. Ça oblige aussi à faire des choix plus drastiques.

Comment marier spontanéité et garder une certaine élégance, notamment mélodique ?

Simon Beaudoux : Je ne sais pas quoi répondre à cette question à part : Merci ! Je pense que le travail d'Alex Firla est pour beaucoup dans cet équilibre.

D’où vient ce rapport que vous entretenez avec L’Espagne ? Comment expliquez-vous le succès que vous y rencontrez ?

Simon Beaudoux : C'est difficile à expliquer. Si nous avions la recette, on reproduirait ça dans tous les pays du monde ! Le bon disque, au bon moment, avec le bon label, les bon relais médiatiques, du travail et de la chance... Je n'ai pas vraiment d'explication mais ce qui est certain, c'est qu'on a vraiment eu une bonne idée en envoyant un mail à notre (à l'époque futur) label espagnol Green UFOs, il y a quelques années.

En parlant d’Espagne, vous faites un double duo avec Helena Miquel…

Simon Beaudoux : Oui, nous avons rencontré Helena en jouant dans des festivals avec son groupe Délafé y Las Flores Azules, qui est assez connu en Espagne. On avait envie depuis longtemps d'un duo. Mais nous avons quand même mis plus d'un an à trouver les bons morceaux. "Cyclop" existait déjà et son histoire, un dialogue fantasmé entre Niki de Saint-Phalle et Jean Tinguely, rendait logique l'idée d'un duo. Pour "En Silencio", c'est vraiment une écriture en commun avec Helena Miquel. C'est d'ailleurs elle qui a trouvé le refrain !

Un disque trilingue, l’Europe a donc un sens chez vous ?

Simon Beaudoux : Oui, absolument. Nous avons hésité à mettre ces deux titres franco-espagnols sur le disque et finalement ça nous a semblé très logique de faire un disque en 3 langues. Depuis quelques années que nous écrivons en anglais et en français tout en tournant beaucoup en Espagne, on voit qu'il y a une vraie richesse avec cette identité musicale et culturelle multiple, nous avons envie de la revendiquer. En particulier en ces temps ou l'identité politique de l'Europe est bien mal en point.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Near the Edge of Something Beautiful de Exsonvaldes
La chronique de l'album There's no place like homes de Exsonvaldes
La chronique de l'album Lights de Exsonvaldes
La chronique de l'album Aranda de Exsonvaldes
Exsonvaldes en concert à l'Elysée Montmartre (9 mars 2005)
Exsonvaldes en concert au Café de la Danse (4 mai 2006)
Exsonvaldes en concert au Triptyque (21 février 2007)
L'interview de Exsonvaldes (17 mars 2009)
L'interview de Exsonvaldes (vendredi 3 mai 2013)

En savoir plus :
Le site officiel de Exsonvaldes
Le Bandcamp de Exsonvaldes
Le Soundcloud de Exsonvaldes
Le Facebook de Exsonvaldes


Le Noise (Jérôme Gillet)         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

• A écouter aussi sur Froggy's Delight :

Exsonvaldes (3 mai 2013)
Exsonvaldes (17 mars 2009)


# 5 avril 2020 : sous le soleil... mais pas vraiment

Les beaux jours sont au rendez vous en ce début avril mais nous, sages et confinés n'allons pas cette année envahir parcs et terrasses à comparer son bronzage à coup de vin rosé douteux... non on attend que la mort détourne les yeux de notre pauvre monde. Donnons nous un peu de baume au coeur avec notre sélection culturelle hedbo.

Du côté de la musique :

"Shut up Mix #13" par Listen in Bed à écouter en ligne
"Cerc" de Artus
Interview avec Christophe Chassol autour de son album "Ludi"
"Que faire de son coeur ?" de Eskimo
"Bonheur ou tristesse" de Lesneu
"Super lâche" de Maalers
"Zeno" de Muzi
"Shostakovich : Symphony N 8" de Orchestre National du Capitole de Toulouse & Tugan Sokhiev
"It's a mighty hard road" de Popa Chubby
"Chapter 3" de Tropical Mannschaft
"Cimes" de Volin
et toujours :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
un classique revisité avec la vidéo de "Le Misanthrope"
une comédie dramatique historique avec le streaming de "A tort et à raison"
une comédie dramatique contemporaine avec le streaming de "Ils n'avaient pas prévu qu'on allait gagner"
une comédie contemporaine avec "L'heureux élu"
du divertissement caustique avec des inoxydables :
"J'aime beaucoup ce que vous faites"
"Sexe, magouilles et culture générale"
du boulevard avec :
"Ma femme s'appelle Maurice"
"Le Nouveau testament"
dans la série "Au Théâtre ce soir" :
"Folie douce"

"Chat en poche"
une gourmandise avec "La Belle Hélène" façon peplum hybridé comics
et des spectacles à voir ou a revoir en DVD :
"Orphée"
"Poisson et Petits pois !"
"Road Trip"

Expositions avec:

des balades muséales à Paris en en bord de Seine avec la visite virtuelle des collections permanentes du Musée d'Orsay, du Musée des Arts Décoratifs et du Musée du Quai Branly
pousser en province jusqu'au Musée des Beaux Arts de Lyon et même au Mucem à Marseille
et commencer un Tour d'Europe par l'Italie direction Galerie d'Art Moderne de Milan puis la Galerie des Offices à Florence
mettre la zapette dans le sac à dos pour s'aventurer dans les musées du bout du monde du Japon au The National Museum of Modern Art de Tokyo aux Etats Unis avec le Musée Guggenheim à New York
enfin retour at home en toute tranquillité mais en musique en son électro avec sur le Musée de la Sacem "Musiques électroniques - Des laboratoires aux dance floors"

Cinéma at home avec :

en mode Ciné-Club avec :
"Dementia" de Francis Ford Coppola
"M le maudit" de Fritz Lang
"La maman et la putain" de Jean Eustache
découvrir en DVD la filmographie de Jean-Daniel Pollet, réalisateur atypique - et méconnu - de la Nouvelle Vague pour lequel la Cinémathèque française avait prévu une rétrospective avec en parallèle la sortie en salles de ses films restaurés avec en streaming "Méditérranée
et des films récents sortis en DVD :
"Adults in the room" de Costa Gavras
"Au bout du monde" de Kiyoshi Kurosawa
"Martin Eden" de Pietro Marcello

Lecture avec :

"Aotea" de Paul Moracchini
"Fille et loup" de Roc Espinet
"Ghosts of L.A." de Nicolas Koch
"Pierre le Grand" de Thierry Sarmant
"Propriétés privées" de Lionel Shriver
et toujours :
"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=