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Interview  (Paris)  19 mai 2005

AS DRAGON : Natacha/ Michael

FD : Delenda (Thierry G.)

Radio Aligre 40 rue de montreuil jeudi 19 mai 19h00

Je voulais d'abord vous féliciter pour ce nouvel album, qui est étonnant..

Michael : Ah oui ? Inattendu ?

Inattendu, oui, et peut-être aussi un peu un suicide commercialement pour être un peu taquin.

M : ( Se marre )

Je fais des tests avec les gens qui passent à la maison, et beaucoup de personnes ne passent pas le coté "son brut".

Michael : Tu parles d'un problème commercial au niveau du son, ou au niveau du contenu ?

Du son. Je pense qu'il peut fermer la porte à des gens qui seraient peut-être réceptifs, mais qui ont une oreille maintenant un peu trop conditionnée aux formats sonores des productions actuelles, à l'espèce de couche de vernis que tu peux mettre sur le son, pour arriver à passer le stade de la première écoute, à rentrer dedans.

Michael : Cela dit ce disque est plus audible que le premier quand même.

Pas de la même façon non ? A titre personnel je suis impressionné par le niveau de jeu général. C'est très bien joué et en plus il y a une prise de risque dans la recherche des notes, et ça tranche assez fortement là aussi avec la production française à laquelle on est habitué. Je suis également impressionné par la façon dont la voix et les textes ont su trouver leur place dans l'ensemble. Autreélément frappant, la guitare qui est beaucoup plus présente. Je ressens dans ce disque une intensité très forte, sans artifices de productions. C'est réjouissant. Un vrai disque de rock ?

Michael : Oui je suis d'accord, mais on entend des choses différentes. Tu nous parles de la guitare mais il y a des gens qui nous disent que c'est un disque de synthés !

? ?

Michael : Moi je ne trouve pas

Moi non plus.

Natacha : C'est vrai qu'il y des très beaux sons de guitare.

Oui Le couple guitare-voix fonctionne vraiment bien. Le coté disque synthé je ne vois pas bien ?

Michael : Dans la composition peut-être. Il y a un petit coté synthétique qui fait que…

Ah oui, mais on est dans une grosse référence 77-81 dans ce disque.

Michael : Voilà ! C'est exactement ça.

D'ailleurs juste pour vérifier, il y une "reprise" très fine de la chanson "La Folie" des Stranglers, ou j'ai rêvé ? Un hommage ? Pas les mêmes notes, mais les mêmes sonorités, la même ambiance.

Michael : Oui c'est vrai ! Bravo. On s'est complètement inspiré de ce morceau pour les "Naufragés".

Pour en revenir au coté synthé, c'est peut-être lié au parfum Laurent Sinclair, Taxi Girl de certains morceaux, et le son général , même au niveaux guitares qui fait très début 80 ?

Michael : Oui ça doit jouer

Pour en revenir à la voix, l'intégration est vraiment très réussie. En plus elle permet de densifier le jeu des références, elle amène un coté Françoise Hardy, un peu twist , qu'on peut sentir dans le jeu de batterie également.. Tout très au second degré ?

Michael et Natacha : (sourire). Oui oui c'est vrai. Même si la batterie est traitée plus "80ies".

C'est pour ça que je trouve qu'il y a une rupture assez sensible avec la production française qui peut arriver à mes oreilles.

Michael : Oui ça ressemble à rien du tout. Il y a un son très "brut de décoffrage", alors que pourtant il y a un côté lisse aussi, c'est très bizarre.

Lisse ? La voix et les mélodies amènent un coté pop ?

Michael : Non, dans le son.

Par rapport aux Libertines alors ?

Michael : (sourire) Par rapport à ce qui se fait aujourd'hui. Exactement on aurait pu être "lisse" en 79, mais par rapport à aujourd'hui on est plutôt rugueux. On est difficiles à écouter par rapport aux productions actuelles qui sont très "vernies", comme tu disais. C'est vrai qu'il y a une prise de risques.

Vous avez eu quels échos dessus ?

Natacha : Pour l'instant ça commence doucement. Dans la presse c'est plutôt positif. Après il y a des gens qui sont surpris. Ceux qui aimaient la sauvagerie du premier disque semblent un peu déçus. Il leur manque le coté "crade".

Michael : Ils s'y retrouvent quand même.

Natacha : Disons qu'il y a un effet de surprise ! C'est ce qui revient souvent. Au bout de la deuxième ou de la troisième écoute ils commencent à comprendre.

Moi je ne trouve pas ce disque plus "gentil" que le premier. Peut-être au contraire…Les textes c'est toi qui a tout écrit ?

Natacha : J'ai écrit tous les textes sauf 4, 3 sont écrits par Virgine Despentes. Que des filles…. Enfin c'est pas vraiment un univers féminin, c'est plus personnel. Il y a plus de français. Il y a un titre qui sera en 2 versions, il était d'abord en anglais, mais la maison de disque nous a demandé d'en faire une version française , c'est "Comme je suis".

(Intermède : portables, salutations, discussions sur les super photos sur Froggy's Delight, sur Bataille et Fontaine… )

Bon, j'en étais où moi ? Ah oui c'est un très bon album

Natacha et Michael : Oui oui oui.

Les prochains concerts ?

Michael : 23 et 24 mai au Point Ephémère. C'est la présentation de l'album. C'est deux concerts très importants pour nous. Et puis on va faire Solidays, la date doit être sur leur site.

Natacha : On fait l'ouverture de Paris plage le 21 juillet. Et puis plein de dates en province. Toujours pas la Route du Rock, on ne les intéresse pas..

Vous pensez qu'il va vous amener où cet album, par rapport à votre notoriété actuelle ?

Michael : On espère que ça va élargir notre public. On espère qu'on ne va pas perdre les gens qui aimaient le coté un peu "boulet" du premier album, et qu'en plus on va en attirer un autre. Il y a plus de chansons en français, les morceaux sont un peu plus clairs. Je trouve qu'on a vachement progressé.

Je ne le voyais pas en terme de progression, plutôt en terme de choix ?

Natacha : Il y a eu un choix d'espace sur le second. Sur le premier c'était un album de rencontres, donc il n'y avait pas vraiment de choix. Là on a plus réfléchi.

Michael : J'ai vraiment l'impression qu'on a progressé. On a réussi à gommer tout ce qui ne paraissait pas bon.

Natacha : Faut dire qu'au bout d'un an et demi de tournée...

Vous avez choisi un single ?

Natacha : Oui c'est "Comme je suis". Moi j'aurais choisi "Morte".

"Cher tueur"?

Michael : C'est vrai que "Cher tueur" a une chance aussi.

Natacha : Ce qu'il y a de bien, c'est qu'il y en a pour tous les goûts. Chacune des personnes ayant écouté l'album a sa chanson préférée, jamais la même.

Michael : Ca veut dire que c'est un album composé uniquement de singles. En single il fait mettre l'album à la radio, les 38 minutes ! On va s'acheter la baraque après !

Natacha : Pour l'instant on n'y est pas !

Vous vous en sortez financièrement ?

Michael : On s'en sort juste.

Natacha : Parce qu'on fait beaucoup de concerts.

Michael : On consacre tout notre temps au groupe. On s'en sort parce qu'on tourne beaucoup et qu'on est intermittents. Si on n'avait pas ça…on serait mort. On ne vit pas de notre Sacem par exemple.

Vous avez vendu combien d'album du premier disque?

Natacha : 11 000 .

Michael : 1 euro par disque pour le groupe en royalties. 11 000 euros divisés par 5.

Natacha : Sur 3 ans..

.... Bon je vais l'acheter, promis !

Pas la peine de détruire Carthage, elle tombera bien toute seule.

 

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# 29 mars 2020 : On continue à s'égayer le cerveau

On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec
la captation
de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquilité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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