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Promeneur  (Tôt ou tard / Wagram)  novembre 2016

Déjà 20 ans que ce bon vieux Mathieu Boogaerts nous promène dans son univers musical si particulier, minimaliste très souvent, avec sa voix discrète que l’on reconnaît dès les premiers mots. Le voilà de retour, donc, 4 ans après son album éponyme, toujours avec ses chansons atypiques faites de bric et de broc et ses mélodies originales et attachantes.

Ce disque, enregistré seul dans une maison isolé à la montagne s’est d’abord construit par le chant de l’artiste autour d’une guitare, sur lesquels sont venus s’ajouter un bongo, un clavier, une guitare électrique et des violons sur quelques titres. On se balade, le long des 13 titres composés d’un ou deux mots, souvent très courts, ne dépassant pas les trois minutes. On rêve, on s’évade, dans des paysages variés, on traverse des jardins, on déambule dans les chemins sinueux des sentiments et des souvenirs.

Mathieu Boogaerts s’interroge sur les rêves d’antan avec "Qu’en est-il" ? "Qu’en est-il de tes projets ? Qu’en est-il de tes plans ? Qu’est-ce que tu as fait ? Qu’est-ce que tu attends ? Qu’en est-il vraiment ?". Ces questions pourraient être celles qu’il se pose après 20 ans de carrière, qui sait ? Bizarre, très belle chanson pleine de poésie, voit l’artiste s’interroger sur sa représentation dessinée par un enfant. Avec pourquoi pas, Boogaerts prend de la hauteur, c’est lui qui le dit, il se pose toujours autant de questions mais rêve d’échappées belles…

"Chhh", j’adore le titre, improbable, voit l’entrée en scène du violon, mélodie sublime, paroles ciselées comme sait le faire si bien l’artiste nous parle du départ, de l’absence mais surtout du bilan d’une relation qui s’arrête. "Non rien ne sera plus jamais comme avant et avant c’était mieux que maintenant".

Une mélodie est parfaite pour bercer les petits (et peut-être les grands), le clavier vient à la rencontre de la guitare, la voix est posée délicatement sur la musique. Boogaerts nous envoûte de nouveau, c’est juste, c’est beau, "sans fausse note aucune" dit-il, "même pendant la tempête" : une vraie belle chanson pleine d’espoir.

Vous l’avez compris, comme dans ses albums précédents, les thèmes sont de nouveau très variés sur ce disque, on y retrouve le bien et le mal avec l’enfer et ses vieux démons, l’amour bien sûr comme une marque de fabrique pour Boogaerts, le désir, toujours, qu’il évoque et chante si bien depuis 20 ans, la liberté évidemment qui le suit toujours mais aussi les doutes (qui le suivent aussi), l’émancipation et les certitudes.

Comme toujours, je reste une fois de plus émerveillé à l’écoute de ce nouveau disque de Mathieu Boogaerts. Depuis 20 ans et son premier album, Super, jusqu’à aujourd’hui, avec Promeneur, j’aime les albums de Mathieu Boogaerts qui ne me déçoivent jamais, j’aime ses textes, j’aime ses mélodies dépouillées, sans trop savoir vraiment pourquoi, sans trop savoir comment le justifier, je les aime tout simplement. Il fait partie de ces artistes que je suis depuis le début, avec lesquels je grandis…

Bizarrement ici, tout ce que je ressens à l’écoute des disques de Mathieu Boogaerts pourrait se résumer par l’écoute de la dernière chanson de l’album, Merci. Comme il le dit si bien dans cette ultime chanson, "j’aime le parfum, les fleurs, tout en ce jardin m’émeut, que vibre très fort mon cœur, que vibre mon corps heureux. Bercé par le charme des oiseaux, leurs mélodies m’enchantent, que coulent mes larmes de joie, aussi moi aussi je chante. Merci".

Merci, promeneur, merci monsieur Boogaerts, de nous avoir promené le temps d’une grosse demi-heure dans votre univers si attachant. Un mois à peine après la sortie du très beau disque de Vincent Delerm, Boogaerts confirme la belle vitalité de la chanson française loin, bien loin des produits marketing insipides de notre téléréalité qui eux, sans aucun doute, ne dureront pas 20 ans.

 

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Mathieu Boogaerts en concert à la Salle Jacques Brel (18 octobre 2003)
Mathieu Boogaerts en concert au Trianon (1er décembre 2003)
Mathieu Boogaerts en concert à la Salle Desbonnet (samedi 18 juin 2011)
Mathieu Boogaerts en concert au Festival Paroles et Musiques #20 (édition 2011) - dimanche
Mathieu Boogaerts en concert à la Maison Folie Beaulieu (mercredi 31 octobre 2012)
Mathieu Boogaerts en concert au Grand Mix (mardi 14 mars 2017)

En savoir plus :
Le site officiel de Mathieu Boogaerts
Le Facebook de Mathieu Boogaerts


Jean-Louis Zuccolini         
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# 12 juillet 2020 : Un air d'été

On entre dans la saison des vacances, pour vous comme pour nos chroniqueurs. Vous nous retrouverez tout l'été quand même avec des éditions web plus légères et toujours notre Froggy's TV bien sûr avec La Mare Aux Grenouilles et plein d'autres émissions. c'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

La Mare Aux Grenouilles #6, sommaire et replay
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.

Au théâtre :

en salle :
"Littoral" au Théâtre de la Colline
"Karine Dubernet - Souris pas" au Point Virgule
et dans un fauteuil de salon :
des créations :
"Yvonne princesse de Bourgogne" par Jacques Vincey
"Lucrèce Borgia" par Lucie Berelowitsch
"La Dernière neige" de et par Didider Bezace
"Pinocchio" de Joël Pommerat
"Soulever la politique" de Denis Guénoun
"Je marche dans la nuit par un chemin mauvais" de et par Ahmed Madani
Au théâtre ce soir :
"Darling chérie" de Marc Camoletti
"Le Tombeur" de Robert Lamoureux
"Une cloche en or" de Sim
du boulevard :
"Si c'était à refaire" de Laurent Ruquier
"Face à face" de Francis Joffo
du côté des humoristes :
"Bernard Mabille sur mesure"
"Christophe Alévêque est est Super Rebelle... et candidat libre !"
et finir l'Opéra :
avec du lyrique :
"Le Balcon" de Peter Eotvos par Damien Bigourdan
"Orlando furioso" de Antonio Vivaldi par Diego Fasolis
"La Flûte enchantée" de Mozart par Romeo Castellucci
et du ballet avec deux créations étonnantes : "Raymonda" de Marius Petipa et "Allegria" de Kader Atto

Expositions :

les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma at home avec :
le cinéma contemporain
"A woman at war " de Benedikt Erlingsson
"Lulu" de Uwe Janson 
"L'Apotre" de Cheyenne Carron
"La tendresse" de Marion Hänsel
"Crawl" de Herve Lasgouttes
"Nesma" de Homeïda Behi
le cinéma culte des années 1920 :
"Le cuirassé Potemkine" de Sergueï Eisenstein
"Nosferatu le vampire" de Friedrich Wilhelm Murnau
"Le Cabinet du docteur Caligari" de Robert Wiene
"Les Deux Orphelines" de D.W. Griffith
et l'entre deux avec les années 1970 :
"Mado"de Claude Sautet
"La Traque" de Serge Leroy
"La femme du dimanche" de Luigi Comencini
et retour au 2ème millénaire avec de l'action :
"Lara Croft : Tomb Raider, le berceau de la vie" de Jan De Bont
"Blade Trinty" de David S. Goyer
avant de conclure en romance avec : "Un havre de paix  de Lasse Hallström

Lecture avec :

"La Chine d'en bas" de Liao Yiwu
"La nuit d'avant" de Wendy Walker
"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson

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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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