Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Klô Pelgag
Interview  (Paris)  mardi 13 décembre 2016

Avec son premier album, L'Alchimie Des Monstres, Klô Pelgag est devenue une des étoiles montantes de la chanson québécoise. Dans L'Etoile Thoracique, son second album, on retrouve ce qui est déjà sa marque de fabrique, une pop ciselée avec de magnifiques arrangements de cordes qui accompagnent des textes à la poésie surréalistes et pourtant très intimes. Nous avons rencontré la jeune femme à Paris, aux studios Feber, là-même où une grande partie de l'album a été enregistré.

Lorsqu'on écoute L'Etoile Thoracique, l'ordre des chansons est-il important ? Considères-tu que ton album raconte une histoire avec un début et une fin ?

Klô Pelgag : On a choisi un ordre, parce que certaines chansons se répondent les unes aux autres. Mais ce n'est pas un concept album, l'auditeur est libre de se balader d'une piste à l'autre. On peut commencer par les fin.

Tes idées naissent-elles lors de tes nuits d'insomnie ?

Klô Pelgag : Juste avant de s'endormir, il y a un moment où tu commences à rêver tout en restant encore conscient. Plusieurs fois, j'ai eu des idées de mélodies à ce moment-là. Je n'ai pas le courage de me lever pour enregistrer parce que je sens que le sommeil est en train de venir. Souvent je le regrette parce que je sais que, le lendemain au réveil, mon idée se sera évaporée. Mais parfois la mélodie traverse la nuit. Ça a été le cas pour "Les Mains d'Edelweiss" dont l'idée de la musique m'est venue dans un demi-sommeil juste avant de tomber dans les bras de Morphée.

Ta chanson "Au Musée Grévin" est-elle née à Paris ?

Klô Pelgag : Non. J'ai écrit ce texte en pensant au Musée Grévin de Montréal, même si je ne l'ai pas encore visité. Il y a depuis quelques années un Musée Grévin au Québec. Ça permet d'avoir la même référence des deux côtés de l'Atlantique.

On te retrouve entourée de la même équipe que pour L'Alchimie Des Monstres. Ce second album est-il un prolongement de ton premier album ou un projet totalement différent ?

Klô Pelgag : Le processus de création a été très différent. Les chansons de l'Alchimie Des Monstres, je les avais écrites et je les jouais mais sans même savoir si j'aurais un jour la chance de les sortir sur un disque. Pour ce second album, il n'y a quasiment aucune chanson que j'ai abandonnée en cours d'écriture. Je les ai triturées et travaillées jusqu'à ce qu'elles me conviennent. Par contre, il y a une cohérence dans le propos. Les deux albums ont la même essence. En cela, c'est une suite à l'Alchimie Des Monstres, avec néanmoins une évolution dans l'esthétique.

Ressens-tu une attente différente de la part du public ?

Klô Pelgag : Oui. Il y avait beaucoup d'attente, surtout au Québec. Ça me stressait énormément. Comme le premier album avait connu un gros succès, je savais qu'on m'attendait au tournant. Je suis passée par toute une gamme d'émotions avant de réussir à m'en foutre et à faire mon truc. Et maintenant qu'il est sorti, il a été globalement bien reçu.

Vois-tu la chanson comme une forme de lâcher-prise ?

Klô Pelgag : Totalement. C'est très intime. C'est étrange de faire ça parce que tu te livres complètement lors de l'écriture. Ces chansons sont hyper personnelles et mes émotions y sont tangibles. Aller à la rencontre des gens avec mes chansons, ça me demande encore une autre forme de lâcher-prise. Faire un clip, par exemple, c'est comme confier ma chanson à quelqu'un.

Sur scène, sens-tu un décalage entre toi et ce que les spectateurs projettent sur toi et te renvoient ?

Klô Pelgag : Certains spectateurs me connaissent déjà ou ont bien écouté le disque. J'ose espérer que ceux-là saisissent qui je suis dans ma complexité. Mais ceux qui me connaissent moins ont juste l'image d'une jeune femme bizarre, un peu folle. Je sens aussi parfois le décalage en dehors de la scène. Par exemple, il est déjà arrivé qu'on demande à mon gérant s'il était difficile de travailler avec moi. Ceux-là, je me demande quelle image ils peuvent bien avoir de moi. (rires)

Lorsque tu es sur scène, tu portes des costumes loufoques, un costume de pizza ou d'avocat (le fruit) par exemple. Tout cet univers décalé sert-il à maintenir une distance entre le public et l'intimité que tu déverses dans tes chansons ?

Klô Pelgag : Pas du tout. Au contraire, c'est une manière de les inviter à entrer dans ma tête. Pour moi, c'est du partage. J'essaie de concocter un spectacle spécial pour le public qui vient me voir. Je veux surprendre les spectateurs et qu'on prenne du plaisir ensemble. Il y a un décor, des costumes, je fais des blagues... Ça n'a l'air de rien, mais c'est exigeant. Je le vois comme une forme de respect envers le public. La soirée est réussie lorsqu'on a du fun ensemble, que je parviens à les emmener dans ma réalité un peu différente de la leur et qu'ils rentrent chez eux des morceaux de chansons dans la tête.

Pour terminer, quelle est la question qui te tourmente ?

Klô Pelgag : Pourquoi l'humain est-il méchant ? Qu'est-ce qui le rend méchant ?

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album L’alchimie des monstres de Klô Pelgag
La chronique de l'album L'étoile thoracique de Klô Pelgag
Klô Pelgag en concert au Festival international de la chanson de Granby 2011 (43ème édition) - samedi 17 septembre
Klô Pelgag en concert au Festival international de la chanson de Granby 2012 (44ème édition) - vendredi 14 septembr
Klô Pelgag en concert au Festival international de la chanson de Granby 2013 (45ème édition) - mercredi 11 septembr
Klô Pelgag en concert à Cité Internationale Universitaire, Maison du Japon (dimanche 9 octobre 2013)
Klô Pelgag en concert au Trianon (mercredi 15 avril 2015 )

En savoir plus :
Le site officiel de Klô Pelgag
Le Bandcamp de Klô Pelgag
Le Soundcloud de Klô Pelgag
Le Facebook de Klô Pelgag

Crédits photos : Thomy Keat (retrouvez toute la série sur Taste Of Indie)


Laurent Coudol         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 28 février 2021 : Vaccin contre la morosité

Pas encore de vaccin, pas encore d'espoir de voir réouvrir les lieux culturels mais toujours notre sélection pour agiter vos sens et continuer de soutenir les artistes qui en ont bien besoin. Et n'oubliez pas, tous les jours un programme différent sur la TV de Froggy's Delight.

Du côté de la musique :

"Bareback" de Acquin
"Tu m'apprends" de Andréel
"Let my people go" de Archie Shepp & Jason Moran
"Roden crater / Basquiat's black kingdom / Laurel canyon" de Arman Méliès
"Monument ordinaire" de Mansfield TYA
"Glowing in the dark" de Django Django
"My shits" de Dye Crap
"Medicine at midnight" de Foo Fighters
"In a silent way" le mix #14 de cette saison 2 de Listen In Bed
"Alors quoi" de Meril Wubslin
"Old western star" de Nico Chona & the Freshtones
et toujours :
"Freeze where U R" de Brisa Roché et Fred Fortuny
"Richard Strauss : An Eisamer Quelle - A une source solitaire" de Christophe Sturzenegger
"Encounter" de Beyries
"I, the bastard" de Wassailer
"Debbie et moi" de Thomas Cousin
"Only Smith and Burrows is good enough" de Smith & Burrows
"Tango" de Pascal Contet
"If you know, you know" le mix #13 de Listen in Bed à écouter
"Paysages" de Raphaële Lannadère
"Les molécules fidèles" de Emmanuel Tugny & John Greaves
"Dynah" de Dynah

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"Fanny et Alexandre" d'Ingmar Bergman
"La Fuite !" de Mikhaïl Boulgakov
"King Kong Théorie" de Virginie Despentes
"Les Topor #2 - Prix de l'inattendu" au Théâtre du Rond-Point
"Chantons, faisons tapage" de Thomas Jolly et Laurent Campellone
"Darling chérie" de Marc Camoletti
"J'aime beaucop ce que vous faîtes" de Carole Greep
"Bonne année à toi même" de Pauline Daumale
"Chers" de Kaori Ito

Expositions :

en virtuel :
"Léon Spilliaert - Lumière et solitude" au Musée d'Orsay
"Plein air - De Corot à Monet" au Musée des Impessionnismes à Giverny
"Figure d'artiste" au Musée du Louvre
"Matisse - Comme un roman" au Centre Pompidou
"Le dessin sans réserve" au Musée des Arts Décoratifs
"Jardins d'Orient - De l'Alhambra au Taj Mahal' à l'Institut du Monde Arabe
"Ivan Navarro - Planetarium" à la Galerie Templon

Cinéma :

at home :
"A la recherche de Vivian Maier" de Charlie Siskel et John Maloof
"L'Amant d'un jour" de Philippe Garrel
"Les Brigades du Tigre" de Jérôme Cornuau
"There will be blood" de Paul Thomas Anderson
"Beyond the Sea" de Kevin Spacey
"Mishima, une vie en quatre chapitres" de Paul Schrader

Lecture avec :

"Diamants" de Vincent Tassy
"88" de Pierre Rehov
"Blanc autour" de Wilfrid Lupano & Stéphane Fert
"Dictionnaire des mafias et du crime organisé" de Philippe di Folco
"Le rapport Brazza" de Vincent Bailly & Tristan Thil
"Les amants d'Hérouville - un histoire vraie" de Romain Ronzeau, Thomas Cadène & Yann le Quellec
"Monstres anglais" de James Scudamore
"Vers le soleil" de Julien Sandrel
et toujours :
"Aucune terre n'est promise" de Lavie Tidhar
"Histoire de l'armée italienne" de Hubert Heyriès
"L'inconnu de la poste" de Florence Aubenas
"La bombe atomique" de Jean-Marc le Page
"La fille du chasse-neige" de Fabrice Capizzano

Du côté des jeux vidéos :

Les jeux de l'année selon Boris Mirroir de Doom à Minoria !
"DevilZ, Survival" sur PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=