Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Resident Evil 7 : Biohazard
PlayStation 4 / Xbox One / Microsoft Windows  (Capcom)  janvier 2017

Resident Evil 7 est enfin arrivé entre mes mains pour mon plus grand plaisir. Le nouveau petit bijou de Capcom s’annonce comme le grand jeu de ce début d’année 2017. Présenté comme un retour aux sources de la saga (on se souvient tous de l’épisode flippant du chien traversant une glace dans le premier opus pour nous sauter dessus), il a pour but de séduire les fans de la première heure mais aussi d’attirer ceux qui n’ont pas eu la chance de jouer à Resident Evil sur la Playstation 1. A cela s’ajoute le mode VR utilisable en intégralité qui risque de faire le bonheur de ceux qui ont la chance de posséder le casque. Ne reste plus qu’à essayer le joujou…

On ferme les volets, on éteint les lumières et on insère le disque dans la console. En avant l’horreur. On se retrouve dans le personnage d’Ethan qui reçoit une vidéo de sa femme (qu’il croyait morte depuis trois ans), bien en vie mais complètement paniquée. Dans son message, elle parle d’une maison, celle de la famille Baker, située en Louisiane. Le début du jeu se situe donc à l’entrée de cette demeure, devant une grille fermée qui va nous obliger à inspecter les alentours avant de pouvoir entrer dans une maison annexe. Ambiance déjà oppressante dans le jardin, on sent que des choses pas catholiques arrivent. On rentre progressivement dans le jeu, gentiment, dans un jardin peu entretenu qui laisse augurer du pire. Un vieux van abandonné est présent, on inspecte, sans trouver grand-chose…. La maison annexe nous permettra de revoir la femme d’Ethan dans des circonstances très particulières. Elle semble possédée et c’est rien de le dire.

On se retrouve ensuite en charmante compagnie, dans la maison principale, autour de la famille Baker pour une première scène hallucinante. Même si peu d’éléments expliquent le comportement étrange des Baker, on se rend vite compte qu’il y a des gros soucis dans cette famille, composée de dégénérés prêts à se couper les membres à la moindre occasion. Laissé seul un instant, on arrive à se détacher de la chaise et la lutte pour notre survie commence. Sans arme, sans savoir comment sortir de cette maison, le début de l’horreur commence. Abandonné dans cette maison sordide, il va falloir éviter le père avec sa pelle et s’échapper de cet enfer. Pas simple.

On joue au jeu depuis une heure, on s’est déjà fait attaquer par une tronçonneuse et le trouillomètre est déjà au plafond. Qu’importe la trame, ce nouveau Resident Evil est bien avant tout là pour nous faire sursauter. Le pire reste à venir, que je vous laisse découvrir. Bon courage les amis...

Tout au long du jeu, on éprouve cette peur viscérale de mourir à tout moment, en ouvrant une porte, face à des ennemis variés, dans des décors inquiétants et glauques à souhait. Les effets de surprises sont très fréquents, visages qui surgissent du noir, créatures monstrueuses sortant de nulle part, on flippe grave. Passer une porte, notamment chez les Baker devient très vite un supplice. Les graphismes sont sublimes, fouillés et chaque pièce apporte une nouvelle vision d’horreur. Tout est sombre, sale, en déliquescence. La maison regorge de passages secrets, tous sordides. Le son joue un rôle majeur, avec les bruits inquiétants, les cris de certains zombies ou les bruits d’insectes. On trouve aussi régulièrement des notes laissées ici et là pour nous exposer, un peu mais pas trop, les dangers des lieux.

En choisissant de s’aventurer sur le terrain du FPS, Capcom a réussi à accentuer certains effets de terreur. On avance à petits pas dans cet univers glauque, on a vraiment l’impression d’être dans la peau d’Ethan. La maniabilité est plutôt bonne même si parfois cela prend un peu de temps pour se retourner lors des combats.

Les ennemis ne manquent pas, ils sont tous dangereux et arrivent souvent quand on ne les attend pas. Chaque type de créature nous oblige à le combattre de façon différente en étant quelques fois obligé de l’éviter au lieu de l’affronter. Il faut aussi savoir utiliser la bonne arme adaptée au bon adversaire. Sinon c’est l’échec assuré.

L’une des principales difficultés du jeu réside autour de la pénurie de moyens d’armement (faut pas gaspiller les cartouches) et l’impossibilité de transporter plus d’un certain nombre d’objets, sans compter que l’on ne peut pas sauvegarder où bon nous semble. On peut néanmoins stocker des armes dans des gros coffres présents dans les salles de sauvegarde pour laisser de la place dans son inventaire. Les armes sont nombreuses, du simple couteau de survie, à la hache, du pistolet classique au lance-grenades en passant pas les éternels fusils et autre lance-flammes. On peut aussi améliorer ses munitions en les combinant avec de la poudre à canon pour qu’elles provoquent davantage de dommages sur les créatures. A cela s’ajoutent de nombreux produits chimiques que l’on peut aussi combiner notamment pour récupérer de la vie.

Le jeu est aussi l’occasion de nous faire réfléchir, entre deux portes, grâce à de nombreuses énigmes. Assez simples au début, elles deviennent un peu plus complexes par la suite. Pour éviter que l’on reste bloqué trop longtemps / souvent, le jeu intègre un système de cassette VHS qui, en les visionnant, nous permet de voir des phases de jeu se déroulant avant notre arrivée. Cela permet alors de découvrir certains lieux en avance, de voir certains objets-clés, de comprendre le mécanisme de certaines énigmes. Futé.

Reste le mode VR maintenant. Resident Evil 7 est le premier grand titre intégralement jouable avec le casque VR (il suffit de se mettre en mode VR dans les options). Complètement immergé dans la maison (principale et annexe) mais aussi dans les extérieurs, cela est très impressionnant mais aussi super stressant. Le jeu ne provoque ni malaise, ni nausée. Arpenter la maison des Baker en 3D devient une expérience marquante et plaisante mais aussi très flippante. Pousser une porte prend alors une autre dimension et voir quelqu’un arriver sur nous avec une tronçonneuse fait un drôle d’effet. Les sons, l’ambiance, les scripts gagnent en intensité et l’horreur en devient presque palpable. Resident Evil 7 arrive à poser une ambiance presque paralysante où le moindre bruit est susceptible de nous faire flipper comme jamais. La VR est donc une véritable réussite, donnant une autre dimension à un jeu qui est déjà génial en mode simple. L’expérience VR est unique ici, elle vaut vraiment le détour et nous permet de ne pas regretter d’avoir investi 400 euros dans un casque.

Pas déçu donc, loin de là, par le septième volet de cette saga qui revient aux fondamentaux qui avaient fait son succès il y a une vingtaine d’années. Resident Evil 7 est un excellent jeu qui prend toute sa dimension le casque vissé sur la tête. L’ambiance globale, accompagnée des sons, joue sur nos sensations et notre cœur. En cours de partie, le besoin d’enlever le casque se fait ressentir tellement cela peut devenir étreignant. Mais rapidement, l’envie d’y retourner se fait ressentir.

Capcom a donc réussi un grand coup en exploitant à merveille ce nouveau casque et en créant un jeu aussi flippant en mode normal. Resident Evil 7 reste donc une merveille horrifique sublimée par le VR qui force le respect.

 

En savoir plus :
Le site officiel de Resident Evil 7


Jean-Louis Zuccolini         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 12 juillet 2020 : Un air d'été

On entre dans la saison des vacances, pour vous comme pour nos chroniqueurs. Vous nous retrouverez tout l'été quand même avec des éditions web plus légères et toujours notre Froggy's TV bien sûr avec La Mare Aux Grenouilles et plein d'autres émissions. c'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

La Mare Aux Grenouilles #6, sommaire et replay
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.

Au théâtre :

en salle :
"Littoral" au Théâtre de la Colline
"Karine Dubernet - Souris pas" au Point Virgule
et dans un fauteuil de salon :
des créations :
"Yvonne princesse de Bourgogne" par Jacques Vincey
"Lucrèce Borgia" par Lucie Berelowitsch
"La Dernière neige" de et par Didider Bezace
"Pinocchio" de Joël Pommerat
"Soulever la politique" de Denis Guénoun
"Je marche dans la nuit par un chemin mauvais" de et par Ahmed Madani
Au théâtre ce soir :
"Darling chérie" de Marc Camoletti
"Le Tombeur" de Robert Lamoureux
"Une cloche en or" de Sim
du boulevard :
"Si c'était à refaire" de Laurent Ruquier
"Face à face" de Francis Joffo
du côté des humoristes :
"Bernard Mabille sur mesure"
"Christophe Alévêque est est Super Rebelle... et candidat libre !"
et finir l'Opéra :
avec du lyrique :
"Le Balcon" de Peter Eotvos par Damien Bigourdan
"Orlando furioso" de Antonio Vivaldi par Diego Fasolis
"La Flûte enchantée" de Mozart par Romeo Castellucci
et du ballet avec deux créations étonnantes : "Raymonda" de Marius Petipa et "Allegria" de Kader Atto

Expositions :

les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma at home avec :
le cinéma contemporain
"A woman at war " de Benedikt Erlingsson
"Lulu" de Uwe Janson 
"L'Apotre" de Cheyenne Carron
"La tendresse" de Marion Hänsel
"Crawl" de Herve Lasgouttes
"Nesma" de Homeïda Behi
le cinéma culte des années 1920 :
"Le cuirassé Potemkine" de Sergueï Eisenstein
"Nosferatu le vampire" de Friedrich Wilhelm Murnau
"Le Cabinet du docteur Caligari" de Robert Wiene
"Les Deux Orphelines" de D.W. Griffith
et l'entre deux avec les années 1970 :
"Mado"de Claude Sautet
"La Traque" de Serge Leroy
"La femme du dimanche" de Luigi Comencini
et retour au 2ème millénaire avec de l'action :
"Lara Croft : Tomb Raider, le berceau de la vie" de Jan De Bont
"Blade Trinty" de David S. Goyer
avant de conclure en romance avec : "Un havre de paix  de Lasse Hallström

Lecture avec :

"La Chine d'en bas" de Liao Yiwu
"La nuit d'avant" de Wendy Walker
"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson

Froggeek's Delight :

Toute la semaine des directs jeux vidéo, talk show culturel, concerts en direct sur la FROGGY'S TV

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=