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Dirty Projectors  (Domino Records)  février 2017

"I couldn’t explain what I meant about "fucked-up American music" six years ago and I’m not that interested in trying to explain it now. I just think it’s fitting to describe DPz with a phrase that’s been exploited by the worst of the worst and the corniest of the corniest, but has always had the potential to mean something rad : Uniquely American." Ezra Koenig (Vampire Weekend)

"I don't know why you abandoned me, You were my soul and my partner, What we imagined and what we became, We'll keep 'em separate and you keep your name, There is a place that we both know, It lives in our hearts, we built it together, Fear is a manacle but love is unchained, So we'll keep 'em separate and you keep your name…" Keep Your Name

Au petit jeu des meilleurs groupes du monde, les Dirty Projectors ont peu de chance de figurer en tête de liste. Ils feront toujours partie de ceux qui seront injustement, incompréhensiblement oubliés. Pourtant, tout au long de sa discographie, le groupe, qui n’en est et n’en a jamais vraiment été un puisqu’il ressemble plus au projet de Dave Longstreth, n’a eu de cesse de redessiner les contours d’une musique entre rock, pop et R’nB’.

Après le sublime (et l’on pèse nos mots) Swing Lo Magellan, ce disque éponyme est un disque sombre, mélancolique mais ouvert à de nombreuses esthétiques. C’est également un disque de rupture puisqu’Amber Coffman, sa presque muse, a décidé de quitter le navire. Un départ qui laisse forcément des traces à l’âme et à la musique. Ce disque pouvant être alors presque pensé comme un renouveau ("Fear is a manacle but love is unchained, So we'll keep 'em separate and you keep your name" dans "Keep Your Name" auquel répond "Hold up, I was reborn…" dans "Death Spiral", second titre de l’album).

Rassurez-vous, Dirty Projectors ne perd en rien en intensité, en ambition, en profondeur ou en fulgurances rythmiques et mélodiques. Le disque brasse un siècle de musique : du blues premier à la pop (moins qu’avant) en passant par le hip-hop, le funk électronique ou la soul (Longstreth s’est libéré sûrement grâce à ses collaborations avec Rihanna, Solange ou Kanye West et l’on pouvait déjà trouver les germes dans la production par Longstreth de "Stillness is The Move", titre de Franck Ocean avant qu’il ne rejoigne Odd Future), à des choses plus expérimentales.

Une effervescence des sens permise par le talent d’écriture du chanteur qui mélange mélodies mélismatiques et contrapuntiques (le travail et le traitement de la voix pensée presque comme un véritable instrument en est assez révélateur) construites par strates et pensées harmoniques élaborées, comme une superposition entremêlée unifiée rappelant la musique d’Afrique noire et donc Américano Africaine. Par un sens pointu également du groove et de l’agogie, des arrangements fins, une production taille XXL et quelques invités (Solange, Mauro Refosco, Dawn Richard ou Tyondai Braxton (ex Battles).

Un disque qui brasse les genres, qui ne plaira sûrement pas à tout le monde (les effets sur la voix, le traitement du son peut aisément désarçonner) mais qui s’inscrit pleinement dans la pop moderne. Bluffant !

 

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La chronique de l'album Swing Lo Magellan de Dirty Projectors
Dirty Projectors en concert à La Flèche d'Or (6 juillet 2007)

En savoir plus :
Le site officiel de Dirty Projectors
Le Bandcamp de Dirty Projectors
Le Soundcloud de Dirty Projectors
Le Facebook de Dirty Projectors


Le Noise (Jérôme Gillet)         
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# 5 juillet 2020 : Un avant goût de vacances

il fait (presque) beau partout, on sort un peu de chez nous, on voit nos amis, on pense aux vacances. Chez Froggy's on continuera tout l'été à vous alimenter en culture mais ce sera peut être un peu plus calme. En attendant, voici le sommaire et bien sûr le replay de La Mare Aux Grenouilles #5 !

Du côté de la musique :

"Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.
et toujours :
"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"La Putain respectueuse" par Gérard Gélas
"Dracula Asylum" par Felicien Chauveau
"L'Homme qui rit" par Gaële Boghossian
"Cage" par Jacques Bellay
"Kyste" de et par Eloïse Hallauer et Camille Soulerin
et une pépite : "Jimmy's blues" de James Baldwin par Nicolas Repac et Anouk Grinberg
du théâtre moderne :
"Vient de paraître" d'Edouard Bourdet par Jean-Paul Tribout
"La vie de Galilée" de Bertold Brecht par Eric Ruf
le répertoire classique par la Comédie français d'hier et d'aujourdhui :
"Le Mariage de Figaro" de Beaumarchais
"On ne badine pas avec l'amour" d'Alfred de Musset
Au Théâtre ce soir :
"Les Petits oiseaux" d'Eugène Labiche
"La Reine Blanche" de Barillet et Grédy
"Les Petites têtes" d?André Gillois
des comédies :
"L'Opération du Saint-Esprit" de Michel Heim
"Jeux de mots bêtes pour gens laids" autour de textes de Bobby Lapointe
"Pochettes Surprise" de Jacky Goupil
du côté des humoristes :
"Jean Luc Lemoine - Au naturel"
"Moustapha El Atrassi - Second degré"
du théâtre visuel avec "L'Avare" par la Compagnie Tàbola Rassa
et enfin du théâtre lyrique avec"Ercole Amante" de Francesco Cavalli par Christian Hecq et Valerie Lesort

Expositions :

les réouvertures de la semaine :
le Musée d'Art Moderne dela Ville de Paris avec les collections permanentes de "La Vie Moderne" dans sa nouvelle présentation et la salle Matisse
le Musée Rodin
le Musée national des Arts asiatiques-Guimet
le Musée Cognacq-Jay et le Musée du Louvre
et les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma :
en salle "L'Envolée" de Eva Riley
at home avec :
du thriller :
"La Isla minima" de Alberto Rodriguez
"La Onzième heure" de John Lyde
de la romance :
"La revanche d'une blonde" de Robert Luketic
'"Aime-moi comme je suis" de Stephan Meyer
"Coup de foudre en cuisine" de James Hacking
du drame :
"L'ombre du doute" d'Aline Issermann
"Tout va bien on s'en va" de Claude Mouriéras
"Henri" de Yolande Moreau
Ciné-Club français des années 60 :
"L'Insoumis" d'Alain Cavalier
"Le Chien" de François Chalais
"La Voleuse" de Jean Chapot
"Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
et des raretés :
"Le Champignon des Carpathes" de Jean-Claude Biette
"King of the White Elephant de Sunh Vasudhara

Lecture avec :

"Isabelle, l'après midi" de Douglas Kennedy
"Les ombres de la toile" de Chris Brookmyre
"Oeuvres complètes II" de Roberto Bolano
"Un été norvégien" de Einar Mar Gudmundsson
et toujours :
"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin

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Toute la semaine des directs jeux vidéo, talk show culturel, concerts en direct sur la FROGGY'S TV

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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