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L'Aventure  (PIAS)  mars 2017

Da Silva, c’est le type qui sait marier le désinvolte de ses textes et le velours de sa voix. Pour son nouvel album intitulé L’Aventure, il tire sur l’homonymie du terme pour nous conter des aventures toutes sentimentales et nous pousser vers l’aventure humaine. De l’intérieur vers l’extérieur.

Pour moi, Da Silva, c’est le type qui chante que l’amour ne suspend plus son vol, abattu en plein vol par la folie du sentiment. Oui, Da Silva est en paix avec ses émotions, et s’il les laisse s’emparer de lui, c’est uniquement pour le porter au-delà, pour le meilleur et pour le pire.

Et c’est sans aucun sarcasme que j’aime trouver L’aventure pop et tranquille, à l’image d’une promenade autour d’un lac artificiel par une superbe journée de printemps aux bourgeons timides. Les airs à la fois légers et précis envoûtent l’auditoire de volutes féminines. Da Silva joue la note de la séduction dans cet album, en piano mocassins et cordes de soie. De la femme qui se fiche de ce qu’on pense d’elle à l’homme qui trompe ses angoisses, Da Silva puise dans le registre de l’assurance optimiste, sans insolence. Le dandy pointe son nez.

Premier titre, première déclaration, "Je me fous de l’incendie, je fais feu de tout bois, je me moque de ce qu’on dit, la seule personne que j’aime c’est toi" ("La seule personne") piqué d’une trompette BB toute gainsbourienne, amour ôté de culpabilité, doté de l’aveuglement propre aux élans.

Du constat pessimiste des quotidiens pressés à brasser de l’air et courir après le temps, Da Silva chante la saveur de l’imprévu et des jours sans lendemain : "Puisque la vie s’affale, au contre-la-montre, puisque n’y a rien que dalle, qui résiste avec le temps, je préfère l‘aventure à tous les grands discours, les points de suspension, les allers sans retour ("L’Aventure").

Un bon gros carpe diem aux autres, au temps, à la société et ses pressions diverses, Da Silva se ferait-il philosophe ? Il faut bien avouer que la parade est tentante face aux glottes furieuses assénées par les médias et les voisins de tout type. "Il y a le printemps, il ne faut pas rester ici, ici tout est gris, je cherche un été permanent, sous n’importe quel tropique" ("Il y a").

D’un insomniaque soulé des tumultes journaliers, on arrive progressivement aux ivresses nocturnes bercées aux murmures de la nuit. Ici est son royaume, où tout n’est que calme, luxe et volupté. Puisque la nuit, tout est permis, pourquoi ne pas en profiter ? La note dominante de l’album a le goût des déambulations aléatoires dans une ville endormie. Quand il est délicieux de penser que tout le monde sommeille autour, être le veilleur à l’abri des regards :" Il se rendort, elle fume encore, elle sourit de le voir endormi, et elle préfère partir sans une question, sans au revoir, le cœur léger" ("La fille").

Poésies aux femmes, à la lumière et aux lendemains mélancoliques, Da Silva signe ce septième album avec des cordes vrombissantes d’infinie tendresse et de bienveillance envers ce commun des mortels sacrément mal barré. "Nos vies sont solitaires, nos plaisirs partagés" ("Nos vies solitaires"), "Un baiser sur le front, Je t’offre mon sourire à la hauteur de l’affront" ("Le sourire"), Da Silva s’affilie à un Stephane Eicher, côté grand tendre aux paroles timides et aux notes justes. Suave et intimiste.

 

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Da Silva en concert au Festival Mythos 2005
Da Silva en concert au Festival Alors..chante ! 2005
Da Silva en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2006 (vendredi)
Da Silva en concert au Festival Art Rock 2006 (Dimanche)
Da Silva en concert au Festival des Vieilles Charrues 2006 (dimanche)
Da Silva en concert au Festival FNAC Indétendances 2006
Da Silva en concert au Festival Du Bout Du Monde 2006
L'interview de Da Silva (10 novembre 2005)
L'interview de Da Silva (jeudi 29 mars 2018)

En savoir plus :
Le site officiel de Da Silva
Le Facebook de Da Silva


Nathalie Bachelerie         
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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
"Sous surveillance" de Robert Redford
"La romancière" de John McKay
au Ciné-Club les années 50 :
"Un drôle de Dimanche" de Marc Allégret
"La vie à deux" de Clément Duhour
"L'homme au million ("The Million Pound Note") de Ronald Neame
des incontournables japonais :
des figures tutélaires :
"Tokyo drifter" de Seijun Suzuki
"A blind woman" de Teruo Ishii
et des plus jeunes :
"Mr Long" de Sabu
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et des raretés avec une sélection "Court metrage" :
"Le Chant du styrène" de Alain Resnais
"La chambre" de Chantal Akerman
"Pauline" de Céline Sciamma
"La traversée de l'Atlantique à la rame" de Jean-François Laguionie

Lecture avec :

"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin
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