Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Girls in Hawaii
Interview  (Paris)  lundi 26 juin 2017

C’est dans la cour ombragée d’un hôtel parisien qu’Antoine Wielemans et Lionel Vancauwenberghe, les deux têtes pensantes du groupe belge Girls in Hawaïi nous ont reçus pour parler de leur nouvel album, le très réussi Nocturne qui sortira le 29 septembre. A quelques jours de leur concert à Rock en Seine, les deux artistes semblent plus détendus et confiants en leur musique que jamais… Une histoire d’intuitions et de lâcher-prise qu’ils ont bien voulu nous raconter.

Depuis la sortie de votre album précédent Everest en 2013 et du live Hello Strange, que s’est-il passé ?

Antoine : On s’est remis au travail très rapidement ! Lio et moi, on démarrait par un petit café le matin : on se racontait des trucs, avant de retourner travailler chacun de notre côté l’après-midi sur des maquettes. On a fait 35 morceaux comme ça, en quelques mois, avec l’idée de morceaux plus dépouillés et moins chargés. Cette phase était très simple, plus zen que sur les autres albums.

Lionel : On voulait aussi garder l’énergie de la tournée "Everest" qui avait été hyper nourrissante. Pour cet album, on est parti sur quelque chose de plus synthétique et moins boisé, dans l’esprit du live "Hello Strange" où chaque instrument avait sa place. Ça nous a permis peut-être de faire sur Nocturne un disque plus parcimonieux.

Vous avez de nouveau travaillé avec Luuk Cox le réalisateur d’Everest. C’était une façon de créer des passerelles entre les deux disques ?

Antoine : A l’époque d’Everest, on est arrivés en studio avec des morceaux quasiment finis. Il n’y avait pas énormément de latitude pour notre producteur et pour le groupe. A la fin de l’enregistrement, les idées étaient beaucoup moins claires et on s’est beaucoup amusés en studio. Donc là, quand Luuk a entendu nos maquettes, qui étaient beaucoup moins finalisées, il était très excité et voulait qu’on rentre directement en studio et qu’on arrête surtout de travailler sur nos morceaux. On lui a vraiment filé les clés de l’album.

Lionel : Du coup, on a eu plein de bonnes surprises ! C’est un peu bizarre au début d’avoir quelqu’un qui construit quelque chose autour de ton morceau, qui déplace un peu les meubles dans ton appart en gros. Mais rapidement cela a abouti à un résultat très positif que l’on n’aurait certainement pas obtenu sans lui.

Antoine : On avait envie de faire un disque avec moins d’éléments, mais mieux choisis et mieux travaillés.

Lionel : Auparavant, on avait peut-être un manque de confiance et cela se traduisait par beaucoup de couches, beaucoup trop de choses à dire dans les morceaux.

Antoine : On a écouté beaucoup de hip-hop et de musiques urbaines et on est fasciné par le minimalisme de ces artistes : juste une voix, un beat, un sample. On rêvait d’aller vers quelque chose comme ça.

Les premiers retours sur ce nouvel album font souvent référence à Radiohead. C’est une référence que vous revendiquez et/ou que vous assumez ?

Antoine : Ce n’est pas le pire groupe auquel tu peux être comparé !

Lionel : C’est une de nos influences, c’est certain.

Antoine : D’autant que cela véhicule l’idée d’un groupe très exigeant, qui continue à explorer beaucoup, à ne pas être dans la facilité. Ça nous inspire ! Nocturne n’est pas un disque en rupture, on avait vraiment envie de poursuivre la démarche d'Everest et de la pousser beaucoup plus loin.

C’est surtout notre façon d’écrire la musique qui a changé. Par exemple, sur cet album, on s’est interdit de composer des morceaux à la guitare. Il y en a encore quelques-unes, bien sûr, mais les titres ont été écrits sur une boite-à-rythme et des claviers.

A quoi fait référence le titre de l’album Nocturne ?

Antoine : On aime qu’il y ait du sens dans le titre de nos albums et qu’il ne soit pas trop évident. Everest en était chargé parce que c’était l’album du renouveau du groupe et qu’il évoquait beaucoup la perte de Denis (Denis Wielemans, batteur du groupe et frère de Lionel, décédé accidentellement en 2010). Tout y était très instinctif – presque vital. Pour celui-ci, on ne savait pas trop quels thèmes aborder. Du coup, Lionel et moi on a fait chacun quelques séances d’hypnoses pour explorer nos langages inconscients. On voulait laisser venir les choses, écrire sur ce qui nous passait par la tête. Du coup, tout l’album a pris comme ça une ambiance d’écriture automatique. L’image que l’on a eue tout de suite en tête pour illustrer cette musique provenait du monde de la nuit : pas celui de la fête, mais plutôt celui des rêves. On voulait un titre et une pochette (une peinture de l’anglais Tom Hammick) qui transmettent cela.

Quels sont les sujets qui vous inspirent ?

Lionel : Avant, on fonctionnait comme un groupe un peu post-adolescent, un peu romantique où l’on s’auscultait beaucoup. Puis, on a vécu un événement qui nous a obligé à sortir un peu de nous-même et on a plus voulu y retourner. La solution, c’était donc de parler de ce qu’il y avait autour de nous. Ça ne voulait pas forcément dire parler de l’actualité, mais en tous cas, c’était parler d’autre chose que de soi-même. Paradoxalement, on voulait faire un disque inspiré de l’hypnose, mais il n’a jamais été aussi précis et concret dans les thèmes abordés !

Comment avez-vous préparé votre retour sur scène et cette nouvelle tournée ?

Antoine : On n’est pas un groupe qui répète pendant des mois avant de rentrer en studio. La première fois où l’on joue les morceaux en groupe, c’est quand l’album est fini. Il y a donc toute une relecture qui se fait du disque avant d’arriver à la version live. Notre défi maintenant, c’est de trouver comment faire sonner ces morceaux, qui ont été enregistrés sans guitares, sur scène !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album From here to there de Girls in Hawaii
La chronique de l'album Plan your escape de Girls in Hawaii
La chronique de l'album Everest de Girls In Hawaii
La chronique de l'album Refuge de Girls In Hawaii
La chronique de l'album Hello Strange de Girls in Hawaii
La chronique de l'album Nocturne de Girls in Hawaii
Articles : Photos Blonde Redhead et Girls in Hawaii - La Route Du Rock
Girls in Hawaii en concert au Festival La Route du Rock 2004 (dimanche)
Girls in Hawaii en concert à l'Elysée Montmartre (9 mars 2005)
Girls in Hawaii en concert au Festival La Route du Rock 2008
Girls in Hawaii en concert au Festival Les Nuits Secrètes 2008
Girls in Hawaii en concert au Grand Mix (samedi 7 décembre 2013)
Girls in Hawaii en concert à L'Autre Canal (samedi 22 mars 2014)
Girls in Hawaii en concert au Carré (samedi 22 novembre 2014)
Girls in Hawaii en concert au Festival Beauregard #10 (édition 2018) - Lundi 9 juillet
L'interview de Girls in Hawaii (21 juin 2004)
La conférence de presse de Girls in Hawaii (août 2004)
L'interview de Girls in Hawaii (6 février 2008)
L'interview de Girls In Hawaii (samedi 22 mars 2014)
L'interview de Girls in Hawaii (samedi 22 novembre 2014)

\r\n

En savoir plus :
Girls In Hawaii seront en concert au TRIANON de Paris le 28 novembre 2017
Le site officiel de Girls in Hawaii
Le Facebook de Girls in Hawaii

Crédits photos : Thomy Keat (retrouvez toute la série sur Taste Of Indie)


Isabelle Fontan         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

• A écouter aussi sur Froggy's Delight :

Girls in Hawaii (21 février 2008)


# 17 novembre 2019 : 4 ans déjà

13 novembre 2015. inoubliable nuit de terreur dont on commémorait les 4 ans cette semaine. Un 13 novembre 2019 avec plein de concerts à Paris et un pincement au coeur pour beaucoup d'entre nous. Mais la vie continue, et elle doit continuer d'être culturelle et festive.

Du côté de la musique :

"L'année du loup" de Alma Forrer
"Lucarne" de Cassagrande
"Air India" de David Sztanke
"Immanent fire" de Emily Jane White
"Bach, Liszt, Wido : Organ works at La Madeleine" de Jae Hyuck Cho
"What's in it for me ?" le Mix numéro 4 de Listen In Bed
"Femme idéale" de Ludiane Pivoine
et toujours :
"We were young when you left home" de Tim Linghaus
"Glam shots" de Rich Deluxe
"Imago" de Manuel Etienne
"Women" la 4ème émission de notre podcast radiophonique Listen In Bed
"Silent scream" de Holy Bones
"Stregata / stregato" de Gilia Girasole & Ray Borneo
"Révolution" de David Kadouch
"Jusqu'ici tout va bien" de Bazar Bellamy
Lysysrata, It It anita et The Eternal Youth au Normandy

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"On s'en va" au Théâtre national de Chaillotl
"Les guêpes de l'été nous piquent encore en novembre - L'Affaire de la rue de Lourcine" au Théâtre de la Tempête
"Pièce" au Théâtre des Abbesses
"La Vie est belle" au Théâtre 13/Jardin
"Adieu Ferdinand ! Le Casino de Namur II" au Théâtre du Rond-Point
"Adieu Ferdinand ! - La Baleine et le Camp naturiste" au Théâtre du Rond-Point
"Bartleby" au Théâtre Essaion
"Un Vers de Cid" au Théâtre Essaion
"Julien Cottereau - aaAhh Bibi" au Théâtre Le Lucernaire
"Pour ceux qui parlent tout seuls" au Théâtre Darius Milhaud
des reprises :
"Berlin 33" au Théâtre L'Atalante
"La Magie lente" au Théâtre de la Reine Blanche
"Je ne me souviens pas" au Théâtre Les Déchargeurs
"La Magie de l'argent" au Théâtre Aleph
"La vie devant soi" au Théâtre de Sartrouville
et la chronique des spectacles à l'affiche en novembre

Expositions avec :

"Kiki Smith" à la Monnaie de Paris

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
la chronique des films à l'affiche en octobre
et la chronique des films à l'affiche en novembre

Lecture avec :

"L'affaire Lord Spenser" de Flynn Berry
"La curée d'après le roman d'Emile Zola" de Cédric Simon & Eric Stainer
"Les faire taire" de Ronan Farrow
"Mondes en guerre tome 2, l'âge classique" de Hervé Drévillon
"Résistante" de Jacqueline Fleury Marié
"Une histoire de France tome 1, La dalle rouge" de Michel Onfray, Thomas Kotlarek & JEF
et toujours :
"Profession romancier" de Haruki Murakami
"Feel good" de Thomas Gunzig
"Histoire mondiale de la guerre froide (1890-1991)" de Odd Arne Westad
"L'avenir de la planète commence dans notre assiette" de Jonathan Safran Foer
"L'écho du temps" de Kevin Powers
"Psychotique" de Jacques Mathis & Sylvain Dorange
"Une famille presque normale" de M T Edvardsson

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=