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puce Cymbals - Jack Cleverly
Interview  (Paris)  lundi 3 juillet 2017

Le 3 juillet dernier, Froggy's Delight rencontrait Cymbals, un groupe basé à Londres, mené par le chanteur / guitariste Jack Cleverly. C'est dans un bar parisien près des Buttes Chaumont que ce francophile nous a donné rendez-vous. Jack, un garçon discret, se livre à nos questions pour la sortie du nouvel album, Light in your mind. Il nous parle de son parcours, ses impasses et surtout de son album composé à quatre mains avec son acolyte Dan Simons.

Jack, je suis super content de te rencontrer, je connais ton groupe depuis le superbe The Age of Fracture et j'avais vraiment hâte d'écouter la suite et je ne suis pas déçu. On va parler de tout ça, de la genèse de Cymbals et du nouvel album. Peux-tu nous présenter le groupe ?

Jack Cleverly : On s'est rencontré il y a 5 ans, à Londres. On écrivait quelques chansons ensemble, on ne prenait pas ça très au sérieux mais un jour, on les a mises en ligne sur quelques sites. Des gens étaient intéressés par le groupe. On nous a poussés à enregistrer, on a alors fait plein de démos, le label Moshi-Moshi nous avait aussi envoyé en studio. Cela s'est un peu acceléré, du coup on a sorti ces démos en vinyle, ce sont les projets Unlearn et Sideways, sometimes. A partir de ce moment, on a été repéré par des journalistes notamment Pitchfork. Toute cette période fut très rapide, j'aime bien cette éthique un peu punk, tu ne passes pas ton temps en studio, tu joues, tu enregistres et tu sors le disque.

Pour l'album The Age of Fracture chez Though Love Records, on a travaillé un peu plus, on s'est entouré de professionnels, pour moi, c'est notre premier vrai album. Il est un peu plus cohérent, on a pensé à l'ordre des chansons, au concept. Tout était réfléchi. Quand il est sorti, on a eu des opportunités aux Etats-Unis, on a dû y aller au moins quatre fois. C'est alors qu'on a dû s'arrêter pour des raisons personnelles, j'ai notamment divorcé et j'ai eu quelques soucis, une période un peu sombre. C'est à ce moment qu'on a pris le temps de prendre du recul et surtout de pouvoir écrire des nouvelles chansons qui pourraient créer un ensemble encore plus cohérent.

C'est marrant que tu dises ça, car à l'écoute de Light in your mind, je trouve qu'il y a une parfaite transition avec le disque précédent, c'est une continuité qui amène des nouvelles thématiques et on reconnaît bien la touche Cymbals.

Jack Cleverly : En effet, il y avait des idées dans le dernier LP qu'on a eu le temps de mieux développer. Dan a tout fait sur ce disque, les parties claviers c'est lui, avant c'était le producteur, on était moins maître à bord. Ici on a tout décidé en studio en compagnie de notre nouveau producteur Kristian Robinson (ndlr : alias Capitol K, connu aussi pour Archie Bronson Outfit) et d'un batteur.

Pour les concerts, vous avez déjà commencé à répéter ?

Jack Cleverly : On est quatre, on a commencé ensemble en Angleterre sur quelques dates, on a un batteur qui vient de Los Angeles. Ce n'est pas très pratique mais il est génial, il arrive au bon moment à ajouter sa folie et c'est hyper entraînant.

En parlant de concert, ce que j'adore chez vous, c'est cette mélancolie mixée à des rythmes dansants, tu as une voix très langoureuse, c'est très sexy comme chant.

Jack Cleverly : Il y a une influence très marquée chez nous, c'est cette période des années 80 avec notamment OMD, New Order, ça m'a toujours attiré. J'aime mixer les genres, tristesse et joie.

On va revenir sur le nouvel album, d'où vient son titre Light in your mind ? Parce que The Age of Fracture, c'était tiré d'un livre de Daniel T. Rogers sur la vie aux Etats-Unis entre 1970 et 2000 et comment les discours politiques ou la culture ont pu avoir un impact sur la vie des gens et la façon de penser. C'est aussi un changement de vie après le 11 septembre. J'aimerais savoir d'où te vient cette passion pour ce genre de lecture et le rapport que tu as avec cet art.

Jack Cleverly : J'ai toujours aimé lire, il y a beaucoup d'influence littéraire chez Cymbals, on les cachait avant, je t'explique pourquoi : ici à Paris, tout le monde aime parler philosophie, littérature mais à Londres, ça fait prétentieux, intello. "Like an animal" sur The Age of Fracture est inspiré par un livre de Thomas Mann, The Magic Mountain. J'aime aussi André Gide. Je ne veux plus me cacher, je veux assumer mes influences. Les livres font voyager, ils font bouger des choses en toi, ça me permet d'exprimer mon ressenti dans mes chansons. Quand mon ami écrivain Joe Dunthorne a écrit un texte paru dans l'album pour répondre à ce titre The Age of Fracture, ça m'a touché.

Pour revenir au titre de ce nouvel album, il est tiré de la chanson "Where nothing can be defined", qui rime avec Light in your mind. Cette chanson (ndlr : il hésite, il ne trouve plus ses mots), c'est, d'après ma copine, un monde très physique entre un homme et femme. On a ce lien d'un monde merveilleux que nous avions trouvé ensemble. Quand j'ai rencontré cette copine, c'était le chaos autour de moi, je buvais beaucoup, je prennais beaucoup de drogues et à cette époque, je faisais un truc avec les couchers de soleil quand je regardais l'horizon qui se mêle avec les nuages, ça fait un truc bien spécial, pas facile à expliquer. Pour reprendre les paroles, je parle quand même de vent et de lumière. C'est quelque chose qui m'a beaucoup marqué. Maintenant, je fais pas mal de méditation et il y a cette technique de visualiser la lumière derrière les yeux.

Tu peux nous parler un peu de la pochette de l'album ?

Jack Cleverly : Cela a été créé par un mec à Glasgow, c'est du cyanotype, il travaille avec une petite presse, il fait pas mal de zine, il y en a beaucoup à Glasgow (ndlr : il y a d'ailleurs là-bas un festival du fanzine).

Au sujet de la chanson "Talk to Me", c'est un ancien titre que vous avez mixé différemment ?

Jack Cleverly : En effet, c'est un 45 tours paru il y a 2 ans mais mixé et enregistré différemment, je chante plus posément. Le son correspondait parfaitement à ce nouvel album, c'est pour cela qu'on a voulu l'avoir sur cet album.

Comment as-tu rencontré Dan Simons ?

Jack Cleverly : C'était par l'intermédiaire de mon manager, j'étais à une soirée, j'ai discuté avec un mec et je lui ai demandé s'il connaissait des musiciens, Dan est venu le lendemain en studio et tout est parti de là. C'est un génie, il a écrit toutes les parties de cordes du disque, il joue de nombreux instruments.

L'album a été mixé par qui ?

Jack Cleverly : Par Jorge Elbrecht, il a travaillé avec Ariel Pink entre autre. L'album a été masterisé pour une version vinyle, ça va plaire aux audiophiles !

Ma dernière question, comment se fait-il que tu parles aussi bien le français ?

Jack Cleverly : J'ai grandi à Paris pendant de nombreuses années, juste à côté d'ici justement.

On espère te revoir en live en France avec Cymbals !

Jack Cleverly : On espère aussi, on verra à la rentrée, si une tournée se monte.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Why there are mountains de Cymbals eat guitars
La chronique de l'album The Age of Fracture de Cymbals
La chronique de l'album Light in your mind de Cymbals
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En savoir plus :
Le site officiel de Cymbals
Le Bandcamp de Cymbals
Le Soundcloud de Cymbals
Le Facebook de Cymbals

Crédits photos : Cédric Duchamp (retrouvez toute la série sur Taste Of Indie)


Cédric Duchamp         
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