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Théâtre Hébertot  (Paris)  septembre 2017

Comédie de Carlo Goldoni, mise scène de Jean-Louis Benoît, avec Maxime d’Aboville, Olivier Sitruk, Victoire Bélézy, Philippe Berodot, Adrien Gamba-Gontard, Benjamin Jungers, Thibault Lacroix, Agnès Pontier, Luc Tremblais et Margaux Van Den Plas.

Dans "Les Deux Jumeaux vénitiens", sur fond de mariage compromis, d'amour trahi, de rivalités amoureuses, d'assauts épéistes, de vol de bijoux, et de meurtre, se déroule la folle journée de deux jumeaux séparés à la naissance, Zanetto, homme de la campagne un peu rustre et balourd mais riche, et Tonino, jeune homme de la ville élégant et spirituel, dont la présence simultanée en la ville de Vérone résulte de leur projet matrimonial.

Inspiré par l'observatoire du caractère lunatique de ses acteurs, qu'il traduit par la ressemblance physique des jumeaux et la différence de tempérament, tout en retenant l'unicité d'interprète à la faveur du thème du double, procédé théâtral séculaire décliné comme moyen de révélations des tempéraments et source de quiproquos multiples, la particularité de cet opus de jeunesse de Carlo Goldoni se révèle triple.

En effet, elle tient à son caractère novatoire, celui de la comédie italienne moderne émergeant à peine de la commedia dell'arte expurgée du masque mais dont elle conserve les types emblématiques, et à l'ambivalence, voire l'ambiguïté résultant de son syncrétisme quant au genre, de la comédie à lazzi à la tragi-comédie en passant par la comédie de moeurs et la comédie sociétale épinglant des travers déjà contemporains, ceux du monde des apparences et de la confusion des valeurs.

Et, surtout, à son dénouement qui rompt avec les conventions du genre comique quant à la mort symbolique de "l'empêcheur de tourner en rond" dès lors, qu'en l'espèce, non seulement elle s'avère réelle mais entraîne celle d'un innocent.

Sous le titre "Les Jumeaux vénitiens", Jean-Louis Benoît met en scène de manière classique mais accomplie la partition originale dans son contexte, donc en costumes, en l'occurrence ceux en camIeu élaborés par Frédéric Olivier, tout opérant une lègère contextualisation avec l'insert de quelques répliques anachroniques, négocie bien l'hybridation du grotesque et du burlesque et soutient les scènes s'enchaînant à un rythme effréné avec une direction d'acteur au cordeau et une distribution adéquate.

Dans la sobre et élégante scénographie modulable de Jean Haas associée aux lumières douces de Joël Hourbeigt, cette "comédie des erreurs" est dispensée par une troupe au diapason à la belle fraîcheur de jeu.

Ainsi, comme Zanetto (Maxime d'Aboville) venu pour concrétiser son mariage avec Rosaura (Victoire Bélézy), la vertueuse fille, enfin pas tout à fait selon les dires du valet Brighella (Luc Tremblais), de l'avocat Balanzoni (Philippe Bérodot), suivi de son serviteur Arlequin (Benjamin Jungers) qui le promis de la soubrette de la maison (Agnès Pontier), Tonino (Maxime d'Aboville) arrive à Vérone pour retrouver son amante Béatrice (Margaux Van Den Plas).

Tout irait bien pour le dans le "meilleur" des mondes si n'étaient les illusions trompeuses, les amoureux transis, Lelio le bravache (Adrien Gamba-Gontard) et Florindo l'ami déloyal de Tonino (Thibault Lacroix), et Pancrace, affreux tartuffe libidineux lorgnant sur la fille et le magot du père campé par Olivier Sitruk qui réussit à livrer le portrait d'une figure aussi effrayante que pathétique.

Bien évidemment, la magistrale et ébouriffante double composition de Maxime d'Aboville, à qui sied cette composition janusienne qu'il maintient toujours hors de la caricature et du numéro d'acteur, et dans laquelle s'épanouissent tant sa vélocité verbale que sa verve comique, n'est pas étrangère à la réussite de ce spectacle.

 

MM         
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Du côté de la musique :

Interview de Roman Rappak autour de son nouveau projet Miro Shot
"Par défaut" de Antoine Hénaut
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"Night dreamer direct to disc sessions" de Gary Bartz & Maisha
"Mareld" de Isabel Sörling
"Miroir" de Jean Daufresne & Mathilde NGuyen
"Self made man" de Larkin Poe
"Notre dame, cathédrale d'émotions" de Maitrise Notre Dame de Paris
"Enchantée" de Marie Oppert
"Miroirs" de Quintet Bumbac
et toujours :
"Chante-nuit" de Facteurs Chevaux
"9 songs" de Pierre
"Sex education" de Ezra Furman
"Cage meet Satie" de Anne de Fornel et Jay Gottlieb
Interview de Batist & the 73' réalisé à l'occasion de son live Twitch dont des extraits accompagnent cette entretien
"Hundred fifty roses" de Dune & Crayon
"F.A. Cult" de Hermetic Delight
"Love is everywhere" de Laurent Bardainne & Tigre d'Eau Douce
"Hum-Ma" de Les Enfants d'Icare
"Spirals" de Sébastien Forrestier

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Frida jambe de bois" de Pascal Rinaldi en vidéo
le diptyque Arne Lygre mis en scène par Stéphane Braunschweig :
"Je disparais" en vidéo
"Rien de moi" en vidéo
des comédies :
"Alors on s'aime"
"L'Appel de Londres"
"Hier est un autre jour"
du divertissement :
"On ne choisit pas sa famille"
"Double mixte"
du vaudeville avec "Le Système Ribadier"
du côté des humoristes :
"François Rollin - Colères"
"La Teuf des Chevaliers du fiel"
"Franck Duboscq - Il était une fois"
Au Théâtre ce soir :
"Le canard à l'orange"
"Le prête-nom"
"Deux hommes dans une valise"
des classiques par la Comédie française :
"Le Petit-Maître corrigé" de Marivaux
"Cyrano de Bergerac" d"Edmond Rostand
et aller à l'opéra pour :
"Fortunio" d'André Messager
"Falstaff" de Verdi

Expositions avec :

les visites commentées par les commissaires d'expositions qui se sont tenues au Musée Jacquemart-André :
"Hammershøi, le maître de la peinture danoise" en vidéo
et "La collection Alana - Chefs-d'oeuvre de la peinture italienne"
partir en province pour découvrir en images le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg
et le Musée des Beaux-Arts de Nancy
puis en Europe en Espagne le Musée national Thyssen-Bornemisza à Madrid
en Allemagne au Städel Museum à Francfort
ailleurs au Brésil à la Pinacothèque de Sao Paulo
et au Japon au Ohara Museum of Art à Kurashiki
avant de revenir dans l'Hexagone pour une déambulation virtuelle dans le Petit Palais

Cinéma at home avec :

du drame : "Aime ton père" de Jacob Berger
de l'espionnage : "Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
du thriller : "The Unseen" de Geoff Redknap
du thriller fantastique avec "La Neuvième Porte" de Roman Polanski
du divertissement :
"Cassos" de Philippe Carrèse
"Promotion canapé" de Didier Kaminka
"Les Frères Pétard" de Hervé Palud
de glorieux péplums italiens avec Steve Reeves :
"Les Travaux d'Hercule' de Pietro Francisci en VO
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au Ciné Club, du cinéma français des années 30 :
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