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puce La Danse de mort
Théâtre de la Reine Blanche  (Paris)  septembre 2017

Comédie dramatique de August Strindberg, mise en scène de Stuart Seide, avec Pierre Baux, Karin Palmieri et Helene Theunissen.

Grand classique d'Auguste Strindberg, "La Danse de mort" est peut-être son chef d'oeuvre. Comme toujours chez l'auteur suédois, l'histoire n'est qu'un prétexte pour fouiller profondément dans l'âme noire de ses personnages.

En l'occurrence, ils seront trois, enfermés dans leurs rancoeurs et dans une forteresse métaphorique où l'ordre militaire absurde et usant contribue à les détruire davantage.

Dans son adaptation littérale, Stuart Seide n'a pas oublié que Strinberg avait, un temps, penser appeler "Vampires" cette danse mortifère. On s'y mord autant qu'on s'y insulte et Jean Allibert, Pierre Baux et Hélène Theunissen ont un jeu très physique où sourd une colère qui peut, parfois, les emporter.

Dans un intérieur presque elliptique, où l'épée suspendue au mur attire l'attention et jouera un rôle majeur, un vieux couple en proie à l'usure et au ressentiment croit soudain pouvoir reprendre vie quand surgit une vieille connaissance qui va cristalliser leur haine... et prendre finalement sa place dans ce tourbillon fatal.

Telle que Stuart Seide l'a comprise, "la Danse de mort" d'Auguste Strindberg annonce "Huis clos". Austère et rigide, sa mise en scène ne tolère aucune fantaisie et ne laisse aucune latitude à ses acteurs.

L'atmosphère est étouffante, voire bourrative. Stuart Seide se refuse à dépasser le constat établi par Auguste Strindberg à tel point qu'on pourrait le trouve daté. Mais, même si la redingote militaire d'Edgar se rattache à l'époque de Strindberg, Alice, sa femme, est en pantalon vert et non dans l'ample robe qu'on attendrait pour faire époque.

Cette audace vestimentaire est une évidente ouverture vers la modernité que le texte porte. Stuart Seide manie ainsi les contraires et il faudra nécessairement les décoder si l'on ne veut pas passer à côté de cette version qui ne cherche pas à rendre Strindberg aimable.

 

Philippe Person         
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# 9 mai 2021 : Toujours plus proche de la sortie

On apprend par coeur le calendrier de dé-confinement, on espère les vaccins au plus vite, retrouver les salles de spectacles, les restos, bref on serait presque heureux. Pour le moment, voici le sommaire de la semaine avec la Mare Aux Grenouilles #27 samedi et un concert/interview de La Reine Garçon le 22 mai. Suivez la chaine Twitch.

Du côté de la musique :

"Flux flou de la foule" de Françoiz Breut
"Eiskeller" de Rover qui nous en parle en interview
"Let's do porn" de Captain Obvious
"The moon and stars : prescriptions for dreamers" de Valérie June
"Van Weezer" de Weezer
"Le grand secret des oiseaux de sable" de Ceylon
"Electron libre" de Hae-Sun Kang
"Chronicles of an inevitable outcome" de Intraveineuse
"Autobiographie Pirate" de Lady Arlette
"Vous écoutez quoi en travaillant ?" la 10ème émission de la saison 2 de Listen In Bed avec Guillaume Long, Flavien Girard et Francis Bourganel
"Augustin Pfleger : the life and passion of the christ" de Orkester Nord et Martin Wahlberg
"Beneath" de Tremor Ama
et toujours :
"Once" de Maxwell Farrington & Le Superhomard
"Drôles de dames" de Fabrice Martinez, Laurent Bardainne et Thomas de Pourquery
"Statistic ego", de Fauxx
"Fallen chrome" de Jac Berrocal & Riverdog
"Nikolai Tcherepnin : Le Pavillon d'Armide op 29" de Henry Shek & Moscow Symphony Orchestra
"Bal Kabar" de David Sicard
"Surrounding structures" de Veik
"Amnésique, mais d'une bonne manière (avec Francis Bourganel, Guillaume Long et Flavien Girard)" 9ème émission de Listen In Bed saison 2
"A Tania Maria journey" de Thierry Peala & Verioca Lherm
"Can't wait to be fine" de We Hate You You Please Die

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"La Mélancolie des dragons" de Philippe Quesne
"Richard III - Loyauté me lie" de Jean Lambert-wild
"Bestie di scena" de Emma Dante
"Ali Baba" de Macha Makeïeff
"Noire" de Tania de Montaigne
"On ne voyait que le bonheur par Grégori Baquet
"Aimez-moi" de Pierre Palmade

Expositions :

en virtuel :
"Valadon et ses contemporaines. Peintres et sculptrices, 1880-1940" au Musée des Beaux-Arts de Limoges
"Matisse, comme un roman" au Centre Pompidou
"Gabrielle Chanel - Manifeste de mode" au Palais Galliera
"Luxes" au Musée des Arst Décoratifs
"Léonard de Vinci" au Musée du Louvre

Cinéma :

at home :
"Les Beaux Jours" de Marion Vernoux
"Les Garçons sauvages" de Bertrand Mandico
"Un amour de jeunesse" de Mia Hansen-Love
"Hyènes" de Djibril Diop Mambéty
"De bruit et de fureur" de Bertrand Mandico
"Cosmos" de Andrzej Zulawski
"Cria Cuervos" de Carlos Saura

Lecture avec :

"Une toute petite minute" de Laurence Peyrin
"Rome, naissance d'un empire" de Stéphane Bourdin & Catherine Virlouvet
Rencontre avec Olivier Bal auteur de "La forêt des disparus"
"Le mari de mon frère" de Gengoroh Tagame
"Le bal des folles" de Victoria Mas et "Ici n'est plus ici" de Tommy Orange
et toujours :
"Patti Smith : Horses" de Véronique Bergen
"Les sorcières de la littérature" de Taisia Kitaiskaia & Katy Horan
"Je ne suis pas encore morte" de Lacy M. Johnson
"La famille" de Suzanne Privat
"Le brutaliste" de Matthieu Garrigou-Lagrange
"Les fossoyeuses" de Taina Tervonen

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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