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puce Anders Zorn - Le maître de la peinture suédoise
Petit Palais  (Paris)  Du 15 septembre au 17 décembre 2017

Le Petit Palais poursuit son exploration des "petits maîtres*" du tournant du 20ème siècle avec Anders Zorn, figure centrale de la peinture suédoise.

Organisée en collaboration avec le Musée Zorn à Mora et Nationalmuseum de Stockholm, la rétrospective "Anders Zorn - Le maître de la peinture suédoise" a été conçue sous le commissariat de Johan Cederlund et Carl-Johan Olsson, respectivement directeur et conservateur des peintures du 19ème siècle de ces institutons et Christophe Leribault, directeur et conservateur général au Petit Palais.

Riche de 150 pièces, la monstration bénéficie, de surcroît, de la superbe scénographie de l'Atelier Maciej Fiszer qui accompagne et soutient un voyage de Stockholm à New York en passant par Alger, Venise et Paris sur les pas d'un peintre cosmopolite.

Anders Zorn, une rétrospective au fil de l'eau

L'oeuvre d'Anders Zorn est placée sous le signe du chiffre 3 : trois techniques maîtrisées, l'aquarelle, la peinture et la gravure, trois genres picturaux, le paysage, le portrait et la scène de genre et trois tropismes, le naturalisme, l'eau, avec un travail quasi impressionniste des reflets et des clapotis comme pour "Vacances d'été" retenu en visuel de l'affiche, et la femme, dont rend compte le déroulé chrono-thématique.

Et il constitue le pendant scandinave de son contemporain français Albert Besnard, auquel le Petit Palais a rendu hommage en 2016 ("Albert Besnard - Modernités "Belle Epoque"). Comme lui, il fut un peintre réputé à la notoriété établie en son temps dans le genre du portrait mondain.

Plus précisément, celui du portrait de société dans la tradition du "portrait aimable" du 18ème siècle dont Elisabeth Vigée-Lebrun fut la figure de proue et qui ouvre le bal avec le tendre portrait la princesse Aniela Radziwill, qui fait l'objet de deux salles dédiées dont celle superbe et magistrale évoquant une galerie royale consacrée à sa période française, celle de la décennie parisienne.

Si l'art du portrait d'Anders Zorn ressort au classicisme, voire à l'académisme, il manifeste cependant, d'une part, une audace certaine dans le cadrage, usant d'un dynamisme cinétique, comme dans les scènes d'intérieur ou de plein air.

Ainsi, par exemple, avec le déport latéral du sujet ("Les filles de Ramon Subercasseaux"), la contre-plongée ("Des châteaux en esapgne"), la perspective en plongée ('Patinage"), le zoom ("Minuit" dans lequel la rameuse évoque les canotiers de Caillebotte) et et le plan subjectif ("Dans ma gondole").

D'autre part, et dès ses oeuvres de jeunesse, Anders Zorn manifeste un talent de coloriste tant avec une palette restreinte pour les "white-pictures" toutes en nuances de gris et de blanc ("Dans le port d'Alger" sous un soleil aveuglant) que pour les clairs-obscurs de portraits féminins dans les scènes urbaines parisiennes ("Dans l'omnibus", "La noctambule", "Effet de nuit", "Femme à la cigarette").

A mi-parcours, l'oeuvre graphique, essentiellement des portraits et des nus, est sublimé par une présentation éclatante pour celui qui fut reconnu comme un maître de l'estampe, qui assure la transition avec un deuxième temps fort pictural.

Un temps fort en deux volets. Le premier, celui des "toiles suédoises" avec des scènes de genre qui célèbrent la Suède traditionnelle et son folklore, auquel le peintre était très attaché, il a fondé de son vivant la Mora Handicrafts Society destinée à le perpétrer.

Ainsi que la vie quotidienne du monde plébéien, celles de sa région natale et de son enfance vécue dans un milieu très modeste, dans des scènes rurales qui immortalisent le dur labeur, toutefois sans pathos dans un style qualifié de "romantisme rural incarné" ("Pétrir le pain", "La petite brasserie", "Dans le grenier à foin") ainsi que les moments heureux ("Musique en famille", "Danse de la Saint Jean").

Anders Zorn fait toujours la part belle à la femme, non plus celle sophistiquée des salons, mais la paysanne saine et solide ("Sur l'escalier du grenier", "Dans le fumoir", "Margit") dans un style naturaliste qui préside également à ses nus.

Le nu, son sujet de prédilection, est allié au tropisme de l'eau tant dans les scènes d'intérieur avec la déclinaison du thème de la femme à la toilette que dans celui de la baigneuse en plein air ("Reflets", "Femmes s'habillant"," Frileuse") avec, en l'espèce éclairée par des agrandissements de photographies dont il est l'auteur, un traitement novateur qui se distingue de la pose convenue et figée.

Il transcende la beauté sensuelle du corps en mouvement, de la chair vivante et la nudité saine, qui annonce le goût suédois du naturisme qui succède à des siècles de puritanisme pudibond, saisies dans leur spontanéité par le regard trouble et ambivalent de celui qui surprend, peut-être un peu voyeur. En belle clôture d'exposition pour un peintre à (re)découvrir.

 

 

* expression non péjorative qui regroupe les artistes qui ne figurent pas parmi les acteurs majeurs de l'Histoire de l'Art, n'appartiennent à aucun mouvement artistique significatif et n'ont pas révolutionné leur discipline.

 

En savoir plus :

Le site officiel du Petit Palais

Crédits photos : MM (Plus de photos sur La Galerie)
avec l'aimable autorisation du Petit Palais


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et les autres spectacles à l'affiche

Du cinéma avec le film de la semaine "Universal Theory" de Timm Kroger
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Lecture avec :

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"Metropolis" de Ben Wilson
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"Archives de la joie" et "Le vent léger" de Jean-François Beauchemin
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Morceaux choisis de la masterclass de Christophe Blain à Angoulême
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