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puce Tagada Jones - Les Sales Majestés - Ratel
Le Fil  (Sint-Etienne)  samedi 18 novembre 2017

Je ne vais pas te mentir, c’est le cœur lourd que je me suis rendu à ce concert. Dans l’après-midi, je reçois un SMS d’un de mes meilleurs amis, SMS laconique : R.I.P. Malcolm (Young pour les ignorants). Un pan supplémentaire de ma jeunesse tumultueuse qui partait dans les limbes.

Je ne vais pas te mentir, c’est aussi le cœur plein d’allégresse que je me suis rendu à ce concert. D’une part parce que j’allais y retrouver un chouette bonhomme (Jil de The Off-Keys dont je t’ai déjà parlé ici) mais aussi parce que j’allais revoir en live un des groupes qui m’a marqué cette année et qui, on peut le dire, est phénoménal sur scène.

En première partie de ce concert, Ratel. Le régional de l’étape qui a eu la lourde charge de chauffer la salle. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que leur rock énergique et bien lourd (dans le bon sens du terme) a fait le job. Un chanteur imposant physiquement et vocalement, un rock puissant.

Seul bémol, à mon goût, un guitariste bien statique, mais néanmoins efficace. Une très belle découverte.

Viennent ensuite Les Sales Majestés, groupe phare de la scène punk française. Et crois-moi, des punks j’en ai vus. Des jeunes, des moins jeunes, des filles, des mecs, des couples et un nombre assez incroyable de crêtes…

Sur scène, Les Sales Majestés sont intransigeants, entre harangue vindicative et musique punk. Pour te dire la vérité, je ne connaissais pas le groupe plus que ça (oui, j’ai un peu honte et je me suis moi-même lancé des pierres !) mais quel bon, très bon concert même.

Dans la fosse ça pogote, le public scande les paroles et le groupe s’éclate. On voit l’équipe technique, le sourire aux lèvres assurer les chœurs. Une très belle découverte pour moi et encore des achats d’album à programmer !

Arrive enfin le moment tant attendu. Noir. Fond sonore. Le public commence à se chauffer et boouuum "Envers et contre tous" qui ouvre le bal et crois-moi que moi qui adore cette chanson, j’ai pris une belle claque.

Ensuite c’est un déchaînement de pogo, de slam, j’ai même vu des gosses de 7, 8 ans slamer sous le regard béat de leur père. Un public comme toujours très attentif et bienveillant dans ce cas là et j’avoue que ça change des gaillards qui se balancent sur toi, c’est que je ne suis plus tout jeune…

Les Tagada Jones enchainent les titres du dernier album, des plus anciens, tout y passe et ça se déchaine dans la fosse. Pas le temps de respirer, Niko et sa bande nous mettent à rude épreuve, mais qu’est-ce que c’est bon !

La dernière fois que Tagada Jones est passé par chez nous, c’était dans un ancien cinéma porno. Un bail pour les fans. Niko s’en souvient et annonce une bonne nouvelle : ils vont revenir bientôt dans une autre salle !

Niko est cash, pas de rappel, pas de perte de temps à aller derrière, s’essuyer et flatter son ego en entendant le public scander leur nom. De l’ego les Tagada Jones n’en ont pas un démesuré. Ils se sont baladés dans le public, se sont pliés sourires aux lèvres aux séances de dédicaces et photo. On voit qu’ils sont heureux d’être là.

Et petite cerise sur le gâteau punk rock, un morceau pas prévu sur la set list, et là tu vois le professionnalisme des techniciens qui gèrent ça de mains de maître. C’est avec ce morceau, "Cargo", que j’avais redécouvert ce groupe.

Enfin, histoire de ne pas oublier, la dédicace à l’un des groupes qui les a incités à jouer avec le medley de titres de Parabellum et un pogo démentiel sur le final de "Cayenne", il faut dire que les Tagada Jones ne semblent pas fatigués.

Je te disais que le groupe est génial avec son public, j’en veux pour preuve cette réaction de Stef, le guitariste qui, à la fin, va vers un gosse qui a passé tout son concert sur le bord de la scène et lui a fait essayer sa guitare.

Voilà, Tagada Jones c’est ça : du rock, de la rage, de la colère, de l’engagement (comme celui de Niko pour une asso qui ouvre le sport à tous) et de l’ouverture d’esprit, des sourires, des rires, des échanges !

Je ne vais pas te mentir, je suis reparti à 1h du mat’ avec un sourire béat aux lèvres, parce que oui, parfois, malgré la peine, la colère je suis aussi une vraie midinette.

Guette bien si les Tagada ne passent pas loin de chez toi et fonce, c’est dément !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Descente Aux Enfers de Tagada Jones
La chronique de l'album La peste et le choléra de Tagada Jones
L'interview de Tagada Jones (avril 2017)

En savoir plus :
Le site officiel de Tagada Jones
Le Facebook de Tagada Jones
Le site officiel de Les Sales Majestés
Le Bancamp de Les Sales Majestés
Le Facebook de Les Sales Majestés


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# 19 janvier 2020 : de De Gaulle à Rocard

Cette semaine encore beaucoup de choses à découvrir. D'un portrait de de Gaulle côté livre à l'affrontement Mitterand - Rocard au théâtre en passant par de la musique pop, classique et bien plus encore. En route pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Late night music" de Abel Orion
"Jaimalé" de Andriamad
"Everything else has gone wrong" de Bombay Bicycle Club
"Fire" de Burkingyouth
"Délie (Object de plus haute vertu d'après l'oeuvre de Maurice Scève)" de Emmanuel Tugny
"Dolci Affeti" de Ensemble Consonance & François Bazola
"Music is our mistress" de Grand Impérial Orchestra
"Vinyle, suite no 2" de Listen in Bed, émission numéro 8 à écouter
"Who are the girls ?" de Nova Twins
"When Oki meets Doki" de Okidoki
et toujours :
"Nougaro" de Babx, Thomas de Pourquery et André Minvielle
"True colors" de David Bressat
"Splid" de Kvelertak
"Bach, Handel : An imaginary meeting" de Lina Tur Bonet & Dani Espasa
"My favourite things", le podcast de Listen In Bed #8
"Turn bizarre" de Livingstone
"Le musc" de Petosaure
"En voyages" de Pierre Vassiliu
"Shadow in the dark" de Tiger & the Homertons
"Caipirinha" de Tiste Cool

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Una costilla sobre la mesa" au Théâtre de la Colline avec "Padre" et "Madre"
"L'Opposition - Mitterrand vs Rocard" au Théâtre de l'Atelier
"La Sextape de Darwin" au Théâtre La Bruyère
"hélas" au Théâtre de la Tempête
"Une histoire d'amour" à La Scala
"Le K" au Théâtre Rive-Gauche
"An Iliad" au Théâtre du Rond-Point
"Elephant Man" au Théâtre Le Lucernaire
les reprises :
"Architecture" au Théâtre Les Gémeaux à Sceaux
"En couple (situation provisoire)" à La Folie Théâtre
"Les vagues, les amours, c’est pareil" au Centrequatre
"La Vie est belle" au Théâtre Le Lucernaire
"Philippe Meyer - Ma radio heureuse" au Théâtre Le Lucernaire
"Opérapiécé" au Théâtre Essaion
"Julien Cottereu - aaAhh BiBi" au Théâtre Tristan Bernard
"Marion Mezadorian - Pépites" au Pont Virgule
et la chronique des autres spectacles à l'affiche

Expositions avec :

la dernière ligne droite pour :
"Mondrian figuratif au Musée Marmottan-Monet
"Vincenzo Gemito - Le sculpteur de l'âme vénitienne" au Petit Palais
"Toulouse-Lautrec résolument moderne"au Grand Palais

Cinéma avec :

"Le Réseau Shelburn" de Nicolas Guillou
Oldies but Goodies avec "Les Bostoniennes" de James Ivory dans le cadre de la rétrospective que la Cinémathtèque française consacre au réalisateur
et la chronique des sorties de janvier

Lecture avec :

"De Gaulle, portrait d'un soldat en politique" de Jean Paul Cointet
"Et toujours les forêts" de Sandrine Collette
"Lake Success" de Gary Shteyngart
"Nul si découvert" de Valérian Guillaume
"Sauf que c'étaient des enfants" de Gabrielle Tuloup
"Sugar run" de Mesha Maren
"Victime 55" de James Delargy
et toujours :
"Celle qui pleurait sous l'eau" de Niko Tackian
"Je suis le fleuve" de T.E. Grau
"La prière des oiseaux" de Chigozie Obioma
"Sang chaud" de Kim Un Su
"Un millionaire à Lisbonne" de J.R. Dos Santos

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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