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Michaël Uras  (Editions Préludes)  mars 2018

C’est un florilège de couleurs que nous propose Michaël Uras dans son dernier livre, La maison à droite de celle de ma grand-mère, paru dernièrement aux éditions Préludes. Michaël Uras est un jeune auteur, professeur de lettres, qui s’est fait connaître notamment avec son roman Aux petits mots les grands remèdes. D’origine sarde par son père, c’est vers cette île qu’il nous embarque dans son quatrième roman. Une Sardaigne où l’on voit des maisons de toutes les couleurs, des rouges, des vertes, des bleues et des vertes aussi, comme celle de la grand-mère de Giacomo, le personnage principal du livre.

Giacomo a quitté la Sardaigne pour venir s’installer à Marseille où il est traducteur de profession. Il est en train de traduire une version inédite de Moby Dick quand la Sardaigne le rappelle car sa grand-mère, la Nonna (grand-mère en italien) est sur le point de s’éteindre. Retourner en Sardaigne est toujours pour lui un mélange de plaisir mais aussi de douleurs. Revenir en Sardaigne, c’est pour lui retrouver cette grand-mère qu’il chérit, sa principale confidente, celle en qui il a une grande confiance. Revenir en Sardaigne, c’est aussi pour lui retrouver ses parents, sa mère qui gueule autant qu’elle lui porte d’amour, son père le taiseux, son fidèle ami d’enfance, Fabrizio et le mystérieux capitaine, une des figures de l’île. Revenir en Sardaigne enfin, c’est aussi revoir son oncle envahissant, Gavino, la superbe doctoresse, Alexandra, qui prend soin de sa grand-mère et l’épicière du village dont il était éperdument amoureux quand il était jeune.

Au fil des pages, on se rend compte de la tristesse de Giacomo, qu’elle n’est pas seulement liée à la santé de sa grand-mère. Ses plaies sont nombreuses et bien profondes. Giacomo nous embarque dans ses souvenirs pour que l’on comprenne mieux ses peines, ses remords et ses regrets. Sa plaie principale vient de son cœur, de sa situation amoureuse, de son amour perdu. Les nombreux personnages du livre, parfaitement écrits, tentent, chacun à leur manière, de venir en réconfort au chagrin de Giacomo.

Michaël Uras nous propose donc une chronique familiale autour de laquelle gravitent des personnages touchants dans un décor merveilleusement décrit. La maison à droite de celle de ma grand-mère est aussi une ode à la Sardaigne, un formidable dépliant littéraire touristique qui nous donne une envie folle d’aller visiter cette île. Michaël Uras nous décrit des paysages superbes, nous raconte l’histoire et la vie d’un petit village sarde au travers de son climat ensoleillé, des habitudes de vie des populations et de la gastronomie.

Michaël Uras nous embarque dans cette histoire, avec l’aisance de sa belle écriture, sans vraiment nous offrir une réelle intrigue. Il n’empêche qu’il réussit néanmoins à nous surprendre avec une fin triste, comme une bonne partie du livre qui est souvent mélancolique, qui nous permet de mieux comprendre la complexité de cette famille tout en éclairant certains passages du livre qu’on avait au début pu prendre comme anecdotiques.

La maison à droite de celle de ma grand-mère est donc un livre plaisant, plein de mélancolie que l’écriture lumineuse de l’auteur réussit à atténuer.

Pour moi, jusqu'à présent, la Sardaigne m’évoquait immédiatement une grande auteure, Milena Agus. Avec la maison à droite de celle de ma grand-mère, la Sardaigne vient de recruter un nouveau digne ambassadeur en la personne de Michaël Uras.

 

En savoir plus :
Le Facebook de Michaël Uras


Jean-Louis Zuccolini         
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# 9 décembre 2018 : l'empire d'essence

Pénurie d'essence peut être, mais pas de pénurie des sens avec notre sélection hebdomadaire à lire, à voir et à écouter. C'est parti sans plus attendre pour une semaine de plaisirs.

Du côté de la musique :

"L'allégresse" de DaYtona
"C'est la vie" de Phosphorescent
"Oak leaf" de Raoul Vignal
"Karl Maria Von Weber : Symphonie N 1 & concertos" de l'Orchestre Victor Hugo, Jean François Verdier, Nicolas Baldeyrou, David Guerrier et Thomas Bloch
"City walk" de Adrien Chicot
"Tribute to an imaginary folk band" de Bedmakers
Rencontre avec Emma Solal, accompagnée d'une session acoustique aux couleurs de l'Italie
"Valdevaqueros" de Fred Nevché
"Chapitres V et VI" de La Pietà
"Parallel universe blues" de Papercuts
et toujours :
"Persuasive" de Persuasive
"About Bridges" de Régis Boulard et Nico Sacco
"No tourists" de The Prodigy
"Kings and bastards" de Roberto Negro
"Tout bleu" de Tout Bleu"
Plutôt me rendre" de Anne Darban
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"Il était fou" de JUR
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"S/T" de The Balkanys

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Antigone" au Théâtre Athénée-Louis Jouvet
"Love, Love, Love" au Théâtre de Belleville
"Un Picasso" au Studio Hébertot
"Bérénice Paysages" au Théâtre de Belleville
"J'admire l'aisance..." au Studio Hébertot
"Le Double" au Théâtre 14
"J'ai des doutes" au Théâtre du Rond-Point
"L'Ecole des femmes" au Théâtre Dejazet
"Kiss & Cry" à la Scala
"Dans ma chambre" au Théâtre La Flèche
"F(r)iction" au CNAC de Châlons-en-Champagne
les reprises :
"Stuck Plastik, une pièce en plastique" au Théâtre-Studio d'Alfortville
"Aglaé" au Théâtre du Rond-Point
"L'Ombre de la baleine" au Théâtre Lepic
"ABC D'airs" au Théâtre Le Lucernaire
"Barbara amoureuse" au Théâtre Essaion
la chronique des spectacles de novembre
et la chronique des autres spectacles de décembre

Expositions avec :

"La Galerie des Sculptures" au Petit Palais
"Youssef Chahine" à la Cinémathèque française

Cinéma avec :

les films de la semaine :
"Pachamama" de Juan Antin
"Utoya 22 juillet" de Erik Poppe
"Rêver sous le capitalisme" de Sophie Bruneau
"Le sous bois des insensés" de Martine Deyres
Oldies but Goodies avec :
"Le Solitaire" de Michael Mann dans le cadre de la Rétrospective James Caanà la Cinémathèque française
et "La Cousine Bette" de Max de Rieux dans le cadre du Cycle Balzac à la Cinémathèque française
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Lecture avec :

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"Inconnu à cette adresse", "84, Charing cross road" et "Les heures silencieuses" de Kressmann Taylor, Helene Hanff et Gaëlle Josse
"Pierre Laval, un mystère français" de Renaud Meltz
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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