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Antonio Pietrangeli  mars 2018

Réalisé par Antonio Pietrangeli. Italie. Comédie dramatique. 1h46 (Sortie le 22 mars 2018 - 1ère sortie septembre 1960). Avec Simone Signoret, Sandra Milo, Emmanuelle Riva, Gina Rovere, Marcello Mastroianni, Claudio Gora, Gianrico Tedeschi et Duilio D'Amore.

Mort accidentellement à 49 ans, en 1968, Antonio Pietrangeli, scénariste et déjà auteur d'une douzaine de films, appartient à la génération de l'âge d'or de la comédie italienne. Mais sa disparition précoce a contribué à ce qu'on oublie de le citer parmi les maîtres du genre, avec Monicelli, Risi et Scola.

Pourtant, on s'en rend compte avec la reprise de plusieurs de ses films, il a porté un regard très fin sur les années cinquante et soixante et ses films constituent des documents précieux sur la reconstruction italienne et les premières années du miracle économique.

Ses personnages ne sont jamais poussés vers la caricature et surtout, il a mis la femme italienne au centre de sa comédie humaine. Conscient du machisme ambiant, il raconte le destin des femmes qui tentent d'exister, de forcer les règles établies pour gagner liberté et autonomie...

Dès son premier film, "Du soleil dans les yeux"(1953), il décrit le sort des bonnes venues des campagnes pour travailler dans les grandes villes italiennes en plein renouveau. Dix ans plus tard, dans "Je la connaissais si bien", il raconte le miroir aux alouettes qu'est Cinquantaine pour des jeunes filles rêveuses nourries de lectures sur les vedettes.

Mais son film le plus accompli reste "Adua et ses compagnes" (1960). On y suit le destin perdu d'avance de quatre prostituées livrées à la rue quand l'Italie moderne ferme à son tour les maisons-closes. Sorte de "Belle équipe" au féminin, les quatre mousquetaires décident d'utiliser leurs économies pour ouvrir un restaurant à la campagne, avec peut-être aussi la possibilité de discrètement poursuivre leurs activités précédentes.

Menées par une Simone Signoret qui trouve ici l'un de ses plus beaux rôles, à l'époque où l'on perçoit déjà une certaine fragilité dans sa beauté encore incontestable, elles vont rêver un moment à cette vie différente qu'elles entrevoient en cuisinant. Presque soixante ans après, "Adua et ses compagnes" d'Antonio Pietrangeli n'a pas perdu de son charme et n'a pas pris une ride.

Evidemment, le calvaire de la prostituée, vouée à l'asphalte mouillée dans une nuit pluvieuse, n'est pas le plus original des sujets. Mais comme Mizogushi dans "La Rue de la honte", ce qui révolte Pietrangeli c'est que l'injustice faite à ces filles de la nuit puisse perdurer, que rien ne change et que l'une des plus vieilles histoires du monde se régénère encore.

"Adua et ses compagnes" d'Antonio Pietrangeli raconte la saison éphémère dans la belle lumière transalpine qu'auront vécu celles qui sont promises à l'obscurité des recoins de portes et des chambres d'hôtel impersonnelles.

Aux côtés de Simone Signoret, Emmanuelle Riva juste après "Hiroshima, mon amour" et juste avant "Kapo" et "Léon Morin prêtre", trouve elle aussi un de ses meilleurs rôles.

Quant à Marcello Mastroianni, si son rôle de gigolo veule n'est pas ce qu'il y a de mieux dans le film, on est tout de même heureux de le voir donner la réplique à la grande Signoret.
 

Philippe Person         
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Du côté de la musique:

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"Hors-piste" de Le Pied de la Pompe
"Pop sauvage" de Métro Verlaine
"Bright" de Soulmate
"Family and friends" de The Twin Souls
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"For the hive" de Last Quarter
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et toujours :
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"Big Sigh" de Marika Hackman
"Credo" de Pierre de Bethmann
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les nouveautés de la semaine :

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"Le petit Prince" à La Scala
"Frida Kahlo" à La Scala
"Les petits chevaux, une histoire d'enfants des lebensborn" au Théâtre de La Reine Blanche
et toujours :
"Burn baby burn" au Petit Théâtre du Gymnase Marie Bell
"Looking for Jaurès" au Théâtre Essaïon
"L'addition" au Théâtre Sylvia Monfort
"Tout le monde il est Jean Yanne" Au Théâtre Le Funambule Montmartre
"Les Travailleurs de la mer" au" au Théâtre Le Lucernaire
"Ds Ombres et des Armes" à La Manufacture des Abbesses
"Les Caroline" au Théâtre Les Enfants du Paradis
et les autres spectacles à l'affiche

Du cinéma avec le film de la semaine "Universal Theory" de Timm Kroger
et toujours:
"Elaha" de Milena Aboyan

Lecture avec :

"Disparue à cette adresse" de Linwood Barclay
"Metropolis" de Ben Wilson
et toujours :
"Archives de la joie" et "Le vent léger" de Jean-François Beauchemin
"Le diable sur mon épaule" de Gabino Iglesias
Morceaux choisis de la masterclass de Christophe Blain à Angoulême
"Camille s'en va" de Thomas Flahaut
"Le fantôme de Suzuko" de Vincent Brault
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