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puce Parfums de Chine - La culture de l'encens au temps des empereurs
Musée Cernuschi  (Paris)  Du 9 mars au 26 août 2018

En collaboration avec le Musée de Shanghai, le Musée Cernuschi propose avec l'exposition "Parfums de Chine - La culture de l'encens au temps des empereurs " une incursion aussi originale que passionnante dans la civilisation et la culture chinoise du 3ème siècle avant notre ère jusqu’au 19ème siècle par l'intermédiaire des substances regroupées sous le terme générique d'encens.

Les commissaires Eric Lefebvre, directeur du Musée Cernuschi, et Li Zhongmou, vice-directeur du Musée de Shanghai, ont réunis plus d'une centaine d'objets d’art et d’archéologie, céramiques, dessins, bronzes et toiles, dont la plupart est issue des collections du musée shanghaïen et présentée pour la première fois en Europe.

Dans la sérénité ambiante de la superbe scénographie de Cécile Degos, la monstration explore et décrypte la pratique, au demeurant polysémique, de la fumigation par l'encens comme source d'inspiration pour la production artistique notamment ressortant aux arts décoratifs.

Parfums de Chine : l'encens, du sacré au profane, du cultuel au culturel, et du symbolique au prosaïque

L'encens se révèle comme une substance à la symbolique multiple dont l'usage au Japon s'avère intemporel et universel et ce quelle que soit la classe sociale.

L'encens se révèle comme une substance à la symbolique multiple dont l'usage au Japon s'avère intemporel et universel et ce quelle que soit la classe sociale. Il constitue un des composants du rituel sacré, du culte originel des ancêtres aux croyances taoïstes et bouddhistes, accompagnant la pratique d'intercession auprès des dieux tant pour solliciter et les remercier de leur intervention positive que pour initier une incantation d'éloignement des influences maléfiques.

Une utilisation "magique" qui se retrouve dans les cérémonies publiques accomplies ensuite dans les temples et les célébrations tant dynastiques qu'impériales immortalisées par exemple sur les bas-reliefs de site rupestre montrant l'empereur et son épouse au cours d'offrandes d'encens dont sont présentés des estampages, ainsi que dans la sphère privée pour les utilisations individuelles ce qui conduit à la création de magnifiques et souvent précieux brûle-parfums qui ne sont pas dénués de finalité ornementale.

Avec l'essor de la culture des lettrées dès le 10ème siècle et sous la dynastie Ming, l'encens est intégré dans la culture au même titre que les activités littéraires et artistiques et un art de vivre codifié.

Support de la méditation, il constitue un élément du cabinet d'étude du lettré et s'accompagne de nombreuses créations décoratives réalisées en bronze ainsi qu'en grès à englobe blanc et en céramique dont la préciosité atteste du statut social.

Il intervient toujours dans la pratique cultuelle avec la transposition, dans les habitations, de l'autel du temple et de sa garniture, dite des cinq offrandes.

La richesse de la facture atteint son apogée sous le règne des Empereurs Qing avec les récipients pour lesquels la porcelaine à décor d'émaux se substitue à l'étain.

Et les artisans élargissent tant le répertoire formel que le vocabulaire ornemental en créant des brûle-parfums cylindriques en bois précieux, en laque et en en jade, des coupelles à encens et des porte-encens.

Enfin, le parfum est utilisé dans différents domaines de la vie quotidienne : l'hygiène pour son effet désodorisant, la cosmétique pour ses qualités odorantes et la santé en figurant dans la pharmacopée pour ses vertus médicinales.

Et le parfum entre dans le vestiaire et la parure nippone avec des bourses à parfums qui constitue un ornement de ceinture et des étuis portatifs en bambou ajouré qui satisfont aux impératifs de civilités

A noter, le cheminement chronologique du parcours muséographique se veut doublement immersif par l'instillation d'expériences olfactives.

En effet, des bornes diffusent des fragrances élaborées par le parfumeur-créateur François Demachy à partir du décryptage des formules chinoises anciennes, telles la recette des Six Dynasties ou celle de la fleur de jade, mené avec Frédéric Obringer, chargé de recherche au CNRS et conseiller scientifique de l’exposition, et agrémentent ce voyage au long cours dans l'ancestral pays du Soleil levant.

 

En savoir plus :

Le site officiel du Musée Cernuschi

Crédits photos : MM (Plus de photos sur La Galerie)
avec l'aimable autorisation du Musée Cernuschi


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