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Marc Duquenoy - Armelle Yons - Jérémie Kiefer - Cat Loris - Paul Galiana - Olivier Eyt - Sarah Amsellem  avril 2018

"La mort est le berceau de la vie."

Jacques Higelin nous a quitté le 6 avril. Au-delà du poète, du musicien, de l’humaniste, du libertaire, Monsieur Higelin était un "passeur". Un Homme avec un grand H, qui a transmis et donné envie de transmettre.

Je ne le connaissais pas beaucoup, je n’ai appris à le connaître que bien tard, à travers l’amour inconditionnel d’amis artistes, réunis autour de sa musique. À les regarder et les entendre me parler de lui, je ne pouvais pas avoir le moindre doute sur ses qualités qui, de toute évidence, le placent en dehors de tout schéma, de toute norme, comme sur ces contre-allées où Daniel Zanzara (La Passerelle.2) et Gilbert Roggi (O’Gib) se sont rencontrés et ont formé cette joyeuse troupe. Je les ai vu habiter ses textes, ses musiques, tous à leur façon, et j’avais peine à croire que toutes les couleurs de cet univers provenaient d'une seule et même source : le génie de Jacques Higelin.

Aujourd’hui, je ne voyais pas de meilleur chroniqueur pour vous parler de cet Artiste, alors j’ai décidé de leur ouvrir une tribune et de leur laisser la parole…

Marc Duquenoy

J’ai mal au cul et au cœur !

Higelin m’a appris le piano au travers de ses albums. Mes vinyles sont tellement creusés qu’on peut écouter les deux faces en même temps. Higelin m’a appris qu’une seule personne pouvait donner une dose maximale de bonheur, d’amour, d’énergie positive à une salle pleine pour plusieurs heures, et plus…

Higelin m’a fait réaliser que naître 10 ans plus tôt aurait été pas mal. Ça m’aurait permis d’assister à ces mémorables concerts que je m’imagine depuis des années en les écoutant.

Higelin m’a offert le bonheur de le faire découvrir à d’autres personnes avec le sentiment d’apporter quelque chose de précieux.

Le jour de sa mort, j’ai tout réécouté, dans l’ordre. Higelin, baladin, punk, poète, clown. Higelin, l’artiste dans toute sa splendeur.

Armelle Yons

Une étoile de plus s’est épinglée sur nos têtes... et la constellation du grand H irradie désormais en plein ciel. Se mêlent en ma mémoire des souvenirs de concerts, vos sourires, un baiser posé dans le creux de la main comme une nouvelle ligne de vie tatouée... Merci pour ces moments rares, vivants et palpitants.

Vous le poète fou et joyeux, équilibriste de la vie dansant avec plume et accords ; vous m’avez tellement apporté ; du baume au cœur, du baume à l’âme qui balayent avec tant de grâce et fantaisie cette grisaille qui ternit parfois nos vies...

Les futures nuits et les suivantes promettront d’être belles et éclatantes, j’en suis certaine, vous nous l’aviez promis !

Jérémie Kiefer

Un jour, il est arrivé sur la scène de l'Huma avec dans ses bagages l'Afrique. J'ai compris qu'il fallait pour chanter prendre avec soi beaucoup plus que le nécessaire. Vu d'en bas, c'était le monde qui était sur scène : comme dans mon quartier ! Quand je chante, c'est mon cœur qui s'exprime et il contient le monde ; il contient mon quartier ; il contient la vie ; il est ce manifeste brulant qu'est l'amour ! Merci Jacques Higelin.

Cat Loris

Monsieur Higelin,

Je connaissais Votre Musique sans vraiment la connaître jusqu’à ce jour où, en passant par la Passerelle.2, la porte de votre univers musical était ouverte, et parce que j’étais prête, je suis enfin entrée. Je n’ai pas hésité cette fois : j’ai plongé dans Votre mine d’or de créativité, dans les multiples facettes de Votre Ame d’Artiste, dans Votre Musique. J’ai rencontré grâce à Vous des Fous et des Folles qui planaient sur les mêmes nuages que moi. Je ne redescendrai pas.

Et Vous, Vous avez beau avoir pris la poudre d’escampette, Vous ne nous quitterez pas. C’est dans nos veines que coulent Vos mots et Vos notes, Votre énergie. Et ça alimente nos cœurs à tous et toutes. MERCI.

Un Yéti-Cat qui Vous admire, Vous respecte tellement mais Vous aime encore plus. De ma toute petite place de fourmi, je pense fort à Vos Proches, à tous ceux et celles qui vous aiment.

Paul Galiana

C'était un soldat de 20 ans. Un amoureux de 20 ans. Amoureux d'une fille. Amoureux de la musique. N'ayant de cesse de parler de la musique à l'amoureuse. Et probablement de parler d'amour à sa guitare. Assoiffé de découvrir encore et encore. Assoiffé d'absolu.

C'était un soldat de 20 ans. Il n'était pas raisonnable. Il n'était pas réaliste. Et ses lettres ont, des années plus tard, permis à l'ado qui les lisait, fasciné, de se dire qu'il y avait toujours plus de vies, d'envies à espérer que ce que le monde semblait disposé à nous offrir. Mais qu'il fallait aller les chercher, les inventer.

Alors, bien plus tard, l'ado, devenu artiste à son tour, a pu partager la folie incroyablement bienveillante et les chansons multiples et polymorphes de l'ancien soldat qui n'avait jamais perdu ni l'amour ni ses 20 ans. Partager avec d'autres frères et sœurs artistes. Partager avec ceux qui aimaient ou qui découvraient ce grand Jacques. Et ce n'est pas raisonnable. Et ce n'est pas réaliste. Mais chaque chanson d'Higelin que l'on partage est une lettre d'amour d'un soldat de 20 ans.

Olivier Eyt

Higelin était un roi.

C’était le roi du risque sur scène, le roi de l’instant présent, qui lui dictait tout, du meilleur au pire, parfois.

C’était le roi des emmerdeurs, le roi des poètes-punk, le roi du cœur. Un roi d’énergie, roi de l’amour fou, roi des extrêmes et de toutes les folies.

Roi des fous. Un roi à la mesure des hommes vivants, un grand-frère pour moi quand, ado, je cherchais à liquider mon enfance pour enfin vivre. Un aspirateur, et un inspirateur de vie.

Higelin été MON Roi. Salut Jacques.

Sarah Amsellem

Chaque personne qui l’aimait avait son histoire avec Jacques Higelin. Pour moi, il a été la musique de ma rencontre avec Marc Duquenoy en 2004. Depuis, nous n’avons raté aucun concert ensemble ! Chaque concert était un feu d’artifice. Qu’il était beau et majestueux sur scène ! J’étais subjuguée par Mahut aussi. Et j’ai eu la chance de connaître Zaf Zapha qui l’a accompagné à la basse sur cette période.

En tant qu’artiste auteur compositeur, je puise dans son héritage les contrastes, la richesse musicale, la rage et la poésie, l’élan du cœur, la liberté d’être et l’instinct sauvage.

 

Portrait réalisé par Cat Loris.

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Jacques Higelin en concert au Festival Le Printemps de Bourges 2007 (jeudi)
Jacques Higelin en concert à La Cigale (mercredi 14 mars 2010)
Jacques Higelin en concert au Festival Fnac Live #3 (édition 2013) - Dimanche

En savoir plus :
Le Facebook de Champagne pour Higelin

Crédits photos : Christophe Cussat-Blanc & Gilles Crampes


Marie Destouet         
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# 13 octobre 2019 : On Manque de Mains D'oeuvres

Alors que la mairie de Saint Ouen a décidé de la fermeture de la salle mythique Mains d'Oeuvres, il est plus que jamais nécessaire de se mobiliser pour la culture. Alors on continue de notre côté avec beaucoup de musique, la fin de la session de Orouni, des tas de livres, du théâtre pour tous les goûts, des expos et plein d'autres choses (mais rien sur Dupont de Ligonnès). C'est parti.

Du côté de la musique :

"Vie future" de La Féline
"Kino music" de Pierre Daven Keller
"Miracles" de Sarah Amsellem
Rencontre avec Orouni dans les rayons d'une librairie
et bien entendu, Orouni en session live, toujours dans une librairie, par ici
"Beethoven, 5 sonates pour piano" de Michel Dalberto
"Ship of women / Somewhere in a nightmare" de Olivier Rocabois
"Disaster serenades" de Parlor Snakes
"A life with large opening" de Samba de la Muerte
"Les géraniums" de Marie Sigal
"Amazona" de Vanille
"Pulse" de Vincent David
Festival Levitation #7 avec The Warlocks, Frustration, Fat White Family...
Listen in bed Emission #2, Vinyles
Listen in bed Mix #2, The Sopranos
et toujours :
"Pas plus le jour que la nuit" de Alex Beaupain
"Matriochka : Romantic fantasies & Transcriptions from Russia" de Alexandra Luiceanu
"La nuit devant" de Baden Baden
"aMour(s)" de Fabien Martin
"L'arbre rouge" de Hugues Mayot
"Why me ? why not" de Liam Gallagher
"Les disques dans notre vide poche" le podcast #1 de Listen in Bed
"Drive" le premier mix de Listen in Bed
"Mademoiselle in New York" de Lucienne Renaudin Vary
"Still life : A tribute to Philip Glass" de Maud Geffray
"The flood and the fate of the fish" de Rabih Abou Khalil
Rencontre avec The Great Old Ones
"Sprayed love" de Xavier

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Fausse note" au Théâtre de la Contrescarpe
"Sabordage" au Théâtre 71 à Malakoff
"Rêves d'Occident" au Théâtre de la Cité internationale
"Donnant Donnant !" au Théâtre Athénée
"Piège pour Cendrillon" au Théâtre Michel
"La Famille Ortiz" au Théâtre Rive Gauche
"La Promesse de l'aube" au Théâtre de l'Atelier
"Yannick Jaulin - Causer d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Yannick Jaulin - Ma langue maternelle va mourir et j'ai du mal à pas parler d'amour" au Théâtre des Bouffes du Nord
"Ciel, ma belle mère !" au Théâtre d'Edgar
"De quoi je me mêle !" au Théâtre Athénée
"On est mal Macron, on est mal" au Théâtre des Deux Anes
"Looking for Beethoven" au Théâtre Le Ranelagh
des reprises :
"Adieu Monsieur Haffmann" au Théâtre Rive-GAuche
"Anna Karénine" au Théâtre de la Contrescarpe
"Les Crapauds fous" au Théâtre de la Renaissance
"La Convivialité" au Théâtre Tristan Bernard
"Il y aura la jeunesse d'aimer" au Théâtre Le Lucernaire
"Nature morte dans un fossé" au Théâtre du Gymnase
"Une leçon d'Histoire de France : de l'An mil à Jeanne d'arc" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Une leçon d'Histoire de France : de 1515 au Roi Soleil" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Vipère au poing" au Théâtre du Gymnase
et la chronique des spectacles à l'affiche en octobre

Expositions avec :

"Moderne Maharajh, un mévène des années 1930" au Musée des Arnts décoratifs
"Balzac & Granville, une fantaisie mordante" à la Maison de Balzac

Cinéma avec :

les sorties de la semaine :
"Martin Eden" de Pietro Marcello
"Little Monsters" de Nicolas
"Les Chemins de la haute ville" de Nicolas
la chronique des films de septembre
et la chronique des films à l'affiche en octobre

Lecture avec :

"L'héritage Davenall" de Robert Goddard
"L'horizon qui nous manque" de Pascal Dessaint
"La petite conformiste" de Ingrid Seyman
"La véritable histoire des douze Césars" de Virginie Girod
"Les roses de la nuit" de Arnaldur Indridason
"Pyongyang 1071" de Jacky Schwartzmann
et toujours :
"Archives des enfants perdus" de Valeria Luiselli
"De pierre et d'os" de Bérengère Cournut
"L'accident de l'A35" de Graeme Macrae Burnet
"Le mystère Sammy Went" de Christian White
"Les furtifs" de Alain Damasio
"Lost man" de Jane Harper
"Vers une nouvelle guerre scolaire" de Philippe Champy

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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