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Théâtre de l'Epée de Bois  (Paris)  mai 2018

Comédie dramatique de Enzo Cormann, mise en scène de Amélie Hennes, avec Sarah Bloch, Quentin Chapellier, Ghislain Delbecq, Armelle Gasquet, Béatrice Hennes, Cannelle Petit, Laurent Peyrat et Camille de Preissac.

Pour sa première création sous la houlette de Amélie Hennes, la jeune Compagnie Les Attentives n'a pas opté pour la facilité en choisissant "Berlin, ton danseur est la mort" le premier, et échevelé, opus du dramaturge Enzo Cormann.

Car, avec pour titre celui d'une chanson satirique caractéristique du style du cabaret berlinois des années 1920 écrite par Walter Mehring sur une musique de Roman Kaminski, il se présente comme une partition crépusculaire construite sur le mode du flash-back qui re-crée de manière composite, mêlant fiction, réalité et fantasme, le Berlin du IIIème Reich à partir d'un imaginaire nourri de la sédimentation de faits et de personnages réels ainsi que l'ambivalence culturelle de l'époque, de l'art d''Etat à l'art dégénéré.

L'auteur a créé des personnages archétypaux, et cependant d'autant plus singuliers qu'ils sont victimes et bourreaux, dont le destin a été traversé et laminé par les convulsions de la grande Histoire. Ce dont, à la fin de la Seconde guerre mondiale, dans les ruines de Berlin quasiment détruite, se souvient l'un d'entre eux, une ex-chanteuse de cabaret dont l'esprit et la mémoire sont assaillis par leur fantôme.

Pour sa mise en scène, qui se révèle éclairée et maitrisée, Amélie Hennes a opté pour le croisement des disciplines et des parti-pris scénographiques et esthétiques forts qui siéent à cette pièce hantée se déroulant sous formes de tableaux qui de surcroît, empruntent à différents styles tant scripturaux que dramaturgiques.

Ainsi, point de décor ni de costumes anecdotiques, juste quelques accessoires, mais un code trichromatique correspond aux couleurs du drapeau nazi, un maquillage spectral qui évoque le grotesque expressionniste et renvoie au théâtre brechtien tout comme certains inserts musicaux de Hans Ensler.

Sarah Bloch, nature tragique au tempérament de feu et comédienne talentueuse à la superbe voix de soprano, porte magnifiquement le personnage central de Gretl, femme douloureuse à l'impossible résilience.

A ses côtés, trois musiciennes intervenant également au jeu - Cannelle Petit (piano), Camille de Preissac (violon) et Agnès Lerdou (saxophones) - et cinq comédiens formés à la comédie, au chant et à la danse en multi-rôles : Armelle Gasquet (la compagne de Gretl), Béatrice Hennes (le fille de Gretl), Laurent Peyratle (le résistant communiste), Quentin Chapellier (le nazi) et Ghislain Delbecq (le membre des SA).

Tous unis dans la choralité par une solide direction d'acteur contribuent à la réussite de ce spectacle qui relève le défi de leur audacieuse entreprise.

 

MM         
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Du côté de la musique :

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Une autre interview de Inspector Clouzo à Terre de sons, après notre rencontre avec The Inspector Clouzo lors de leur passage à Foreztival
et toujours :
"Onda" de Jambinai
"Fire" de Part Time Friends
"Simon Chouf & le Hardcordes trio" de Simon Chouf
"EP n°1" de The Reed Conservation Society

Au théâtre :

une nouveauté :
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Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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