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puce Mises en capsules 2018 - Perdu - Rise - Terminus - Il a vraiment quelque chose de Laurent Romejko - Le Grand Bain
Ciné XIII Théâtre  (Paris)  mai 2018

PERDU
Comédie écrite et mise en scène par Cyril Vernet, avec Cédric Zimmerlin, Zachary Lebourg, Muriel Gaudinet Emilie Lambert.

Dans "Perdu" de Cyril Vernet, le plus important est le titre : en effet, il ne faudra guère plus de quelques répliques et de l'arrivée de deux ou trois personnages, pour que le spectateur soit perdu, tout comme Alyocha, le fils de deux ans de Damien, qu'il perd en ayant les yeux attirés vers un "cul" qui détourne son attention de sa progéniture.

Cyril Vernet aime l'absurde et le ping-pong des dialogues, moins chercher la cohérence entre les scènes et réussir à bâtir un synopsis qui puisse se résumer en quelques mot pour donner un sens à son projet

Sur une forme courte, ce n'est pas très grave. On craint qu'en doublant ou triplant le texte cela soit plus gênant et tourne un peu à vide.

TERMINUS
Comédie dramatique de Coralie Miller, mise en scène de Coralie Miller et Mikaël Chirinian, avec Geneviève Casile, Zoé Bruneau et Léila Guérémy.

Pour symboliser un train de nuit, la scénographe Natacha Markoff, a réussi deux beaux entassements de valises que vont se partager trois femmes en partance vers l'Espagne. D'un côté, une grand-mère et sa petite-fille enceinte, de l'autre, une jeune quinquagénaire pas très avenante avec la grand-mère grande gueule.

Coralie Miller a écrit un joli argument pour trois femmes à trois âges de la vie : la grand-mère est au bout du rouleau, veuve depuis peu et condamnée à la maison de retraite par ses enfants ; sa petite-fille est à l'aube d'être mère et de passer à un nouvel âge de sa vie ; la quinquagénaire connaît le sort des femmes vieillissantes délaissées par les hommes qui cherchent de la chair fraîche.

Un peu sociologique, mais pas trop, bien écrit avec peut-être trop de mots d'auteurs, "Terminus" vaut en priorité par la prestation de Geneviève Casile, merveilleuse en grand-mère. Son abattage emporte la conviction. Zoé Bruneau et Leïla Guérémy la regardent, comme les spectateurs, avec des yeux admiratifs et savent se mettre à son unisson. On est tous contents de la voir si heureuse sur scène.

En peu de temps, Coralie Miller réussit à donner vie à son trio. On l'imagine bien être capable de prolonger les aventures des trois femmes en goguette et l'on attend, l'on espère, une version longue de ce "Terminus".

RISE
Comédie de Pascale et Ariane Boumendil, mise en scène de Ariane Boumendil, avec Alban Aumar, Constance Carrelet, Benjamin Gauthier, Pascale Oudot, Angélique Zaini et Zhuder Zhu.

Les tribulations de Javis, jeune homme barbu et brillant, à l'intérieur de l'agence "Rise". Le grand patron, K, le trouve "beau" et va faciliter son ascension au détriment des piliers féminines de l'agence, des piliers féminins de l'agence, pourtant plus au fait du fonctionnement et surtout de ce que Rise signifie.

On pariera que Pascale et Ariane Boumendil ont fait quelques stages dans des boîtes de conseil et autres agences publicitaires. Elles se moquent du jargon généralisé, bien entendu de la surabondance d'anglicismes abscons et surtout des discours creux.

"Rise" n'est pas forcément la plus originale des "Capsules", et l'on a souvent vu des parodies de ces fumeuses entités dans lesquelles personne ne sait vraiment ce qu'il y fait et ce que ses collègues y font.

Ici, on a l'impression que les auteures ont dépassé les clichés habituels et qu'elles connaissent bien le milieu. Elles ont ainsi le mérite d'avoir développé des moments singuliers comme cette cérémonie franco-chinoise avec traduction pas très simultanée et pas beaucoup plus garantie.

Cette connaissance et cette originalité suffiraient-elles pour développer la pièce et intéresser un large public à un sujet quand même assez rebattu entre les séries télés genre caméras cafés et les bédés ?

IL A VRAIMENT QUELQUE CHOSE DE LAURENT ROMEJKO
Comédie écrite et mise en scène par Félicien Juttner, avec Lucie Brunet et Rafaela Jirkovsky.

Deux filles nunuches, coiffées et habillées comme des poupées, sont côte à côte dans leur lit parlent "peopleries" notamment du sort de Dodie et Lady Di. L'une d'elles veut inviter le présentateur des "Chiffres et des lettres", Laurent Romejko, à dîner.

Cette critique sympathique du duo infernal médias/ménagères de moins de cinquante ans, concoctée et mise en scène par Félicien Juttner, fonctionne assez bien.

Sans doute, le sujet est-il un peu faible et manque de relief. Pourtant Lucie Brunet et Rafaela Jirkovsky se donnent à fond pour que la situation bascule dans l'absurde pure. Les deux jeunes femmes paraissent capables de monter encore en puissance.

Si leur auteur sait en faire autant, "Il a vraiment quelque chose de Laurent Romejko" aurait sa place dans un bon café-théâtre dont le public est en général fin connaisseur des choses du petit écran.

LE GRAND BAIN
Comédie de Valérie Leroy, mise en scène de Anne-Jacqueline Bousch et Valéry Leroy, avec Valérie Leroy, Paolo Palermo, Pierre Zeni, Catherine Vidal, Carole Massana, Maryse Flaquet, Franc Bruneau, Juliette Laurent, Stéphane Ly Cuong et Olivier Ruidavet.

Quand une ex-championne de natation (niveau fédéral...) s'installe dans un HLM ? Réponse dans "Le Grand Bain" : donner des cours de natation dans son appartement à une population qui ne sait pas nager d'autant plus que la piscine municipale est fermée...

Version "Grand Bleu" sans eau et en chambre, l'histoire que conte Valérie Leroy est irrésistible et déclenche des tonnerres d'applaudissements à mesure que sa parcelle d'HLM se remplit comme la cabine des Marx dans "Une nuit à l'Opéra".

Evidemment, pour les Capsules "Le Grand Bain" est plutôt version "petit bain" et Valérie Leroy a recours au vieux truc du téléphone avec sa mère, mais on imagine que dans un théâtre approprié, renforcé en gags tout en conservant le même état d'esprit (avec de surcroît interactivité du public, convié, lui aussi, à brasser dans le vide), elle pourrait obtenir un spectacle épatant auquel on prédit le succès garanti.

S'il y avait un prix "Capsules" 2018, "Le Grand Bain" aurait des chances très sérieuses de le recevoir.

 

Philippe Person         
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# 21 février 2021 : et le chiffre du jour est 21

21 février pour cette édition et 21ème Mare Aux Grenouilles, déjà, à voir en replay dès maintenant. Pour le reste voici le beau programme de la semaine avec une sélection tous azimuts malgré le sale temps pour la culture.

Du côté de la musique :

"Freeze where U R" de Brisa Roché et Fred Fortuny
"Richard Strauss : An Eisamer Quelle - A une source solitaire" de Christophe Sturzenegger
"Encounter" de Beyries
"I, the bastard" de Wassailer
"Debbie et moi" de Thomas Cousin
"Only Smith and Burrows is good enough" de Smith & Burrows
"Tango" de Pascal Contet
"If you know, you know" le mix #13 de Listen in Bed à écouter
"Paysages" de Raphaële Lannadère
"Les molécules fidèles" de Emmanuel Tugny & John Greaves
"Dynah" de Dynah
et toujours :
"Qui naît dort plus" de Armande Ferry-Wilczek
"La beauté du jour" de Ben Lupus
"For the first time" de Black Country, New Road
"Spare ribs" de Sleaford Mods
"Vertigo days" de The Notwist
"Lumen" de Dalva
"Michel de la Barre : Suites et sonates" de Ensemble Tic Toc Choc
"Muses" de Karen Lano
"Road of the lonely ones" le Mix #12, saison 2 de Listen In Bed
Interview de Med dont nous vous présenterons le disque très bientôt
"Blue" de Rosie Balland
RosaWay et Belfour dans un petit ni vus ni connus pour parler de leurs clips

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"Un grand cri d'amour" de Josiane Balasko
"Si c'était à refaire" de Laurent Ruquier
"Dix ans de mariage" d'Alil Vardar
"Longwy-Texas" de Carole Thibaut
"J'ai des doutes" de François Morel
et de l'opéra revisité "La Dame Blanche" de François-Adrien Boieldieu
"La Flûte Enchantée" de Mozart
ou pas "Le Barbier de Séville" de Rossini

Expositions :

en virtuel :
"Botero, dialogue avec Picasso" à l'Hôtel de Caumont
“Calder Stories” au Centro Botín à Santander
"Le Voyage à l?époque d?Edo (1603-1868)" au Musée Cernuschi
"Ulla von Brandenburg - "Le milieu est bleu" au Palais de Tokyo
"L'Age d'or de la peinture danoise" au Petit Palais
"Claude Viallat - Sutures et Vari" à la Galerie Templon
"Sabine Weiss - Sous le soleil de la vie" à la Galerie Les Douches

Cinéma :

at home :
"L'Ombre des femmes" de Philippe Garrel
"Un amour de jeunesse" de Mia Hansen-Love
"Seule" de Mélanie Charbonneau
"Crème de menthe" de Philippe David Gagné et Jean-Marc E. Roy
"Pool" de Francis Magnin

Lecture avec :

"Aucune terre n'est promise" de Lavie Tidhar
"Histoire de l'armée italienne" de Hubert Heyriès
"L'inconnu de la poste" de Florence Aubenas
"La bombe atomique" de Jean-Marc le Page
"La fille du chasse-neige" de Fabrice Capizzano
et toujours :
"Yahya Hassan" de Yahya Hassan
"Cela aussi sera réinventé" de Christophe Carpentier
"De l'autre côté des croisades" de Gabriel Martinez-Gros
"L'instruction" de Antoine Brea
"La pierre du remords" de Arnaldur Indridason
"La sountenance" de de Anne Urbain
"Le premier homme du monde" de Raphaël Alix

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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