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puce Hellfest Open Air Festival #13 (édition 2018) - vendredi 22 juin
Joan Jett and the Blackhearts - Meshuggah - Europe - Svinkels - Hollywood Vampires - Stone Sour - Judas Priest - A Perfect Circle - DJ Mike Rock  (Clisson, Loire-Atlantique)  22 au 24 juin 2018

Premier HellFest pour moi. Mais comme je vieillis, j’ai prévu un planning pas trop chargé, pour pas me bousiller les genoux et le dos avant la fin des 3 jours. Du coup, j’esquive les premiers concerts. Le temps d’arriver, de trouver une place de parking dans Clisson, faire la queue pour obtenir mon pass, attendre que les copains avec qui je suis venu obtiennent leurs pass, faire la queue pour chopper du cashless, je n’ai pu voir Joan Jett que depuis un écran géant au VIP et je suis arrivé en fin de concert de Meshuggah sur la Main Stage 02. Les Suédois qui œuvre dans un death metal progressif nous ont proposé à ce que j’ai vu, une fin de show plutôt rugueuse, pleine d’énergie avec un son vraiment lourd, tout en restant dans une grande maîtrise technique. Vraiment pas mal pour débuter les hostilités.

Europe sera donc le premier groupe qu’on pourra vraiment voir. Je me suis donc présenté dans le pit photo et vu le nombre de photographes accrédités, j’apprends qu’on n’aura pas accès aux trois premières chansons (comme cela se passe d’habitude en festival et en concert traditionnel), mais seulement à une pour pouvoir faire un roulement et que tout le monde puisse shooter et ce, pour toute la durée du festival sur les Main Stage.

(D’ailleurs pour plusieurs groupes, je n’ai pas eu le temps d’aller rejoindre le pit photo, ou l’accès était réservé à certains photographes, j’ai donc fait quelques illustrations…)

Bref, on était au rendez-vous sur la Main Stage 01, pour 60 minutes de concert. Je ne suis pas un fan inconditionnel du groupe. Europe est le premier groupe de heavy qui ait atteint mes pures oreilles d’enfant dans les années 80. Je me rappelle avoir vu leur passage dans l’émission Cocoboy et je trouvais qu’ils étaient trop cool avec leurs énormes tignasses vertes.

"The Final Countdown" est un tube planétaire. Mais j’avoue que depuis, je n’ai pas écouté d’autres choses du groupe et que je ne savais pas s’ils allaient tenir le choc face au poids des années. Est-ce qu’ils seraient toujours dans un délire glam mais avec des rides ? Est-ce qu’ils la joueraient à fond kitch à la Kiss ?

Niveau visuel, ça va. Le groupe s’est modernisé. Ils ont des looks de vieilles stars du rock. Il y a encore un peu trop de chemises en cuir cloutées et de poses héroïques. Mais ça va. Le principal est que la voix de Joey Tempest soit toujours là (un peu moins sur les aigües, mais toujours là), et que le groupe envoie la sauce.

On est entre du soft heavy et du gros rock bien ficelé. Une setlist qui s’enchaîne facilement jusqu’au bouquet final qu’est "The Final Countdown", et qui est repris par la foule entière.

D’ailleurs, je comprends enfin les footeux depuis ce moment-là… Avant je jugeais toujours les supporters de foot qui gueulait "PO POPO PO POPO PO" sur l’air de "Seven Nation Army". Je trouvais ça ridicule et insultant pour Jack White… Mais je me suis surpris à faire la même chose sur le gimmick de "The Final Countdown", au milieu de plusieurs milliers de personnes faisant la même chose. Et bien sachez que c’était trop cool. J’ai kiffé !

J’ai profité ensuite d’un petit creux dans la prog pour visiter un peu le site du festival. Et il n’y a rien à dire. Y’a pas photos avec la concurrence. Pour avoir fait pas mal de festivals à travers l’Europe, ici il y a un vrai investissement avec du décor en dur pour créer une vraie ambiance. On est bien loin d’une pauvre tête de chien gonflable et du tissu attaché aux structures tubulaires démontables des scènes. On est ici dans un univers à la Mad Max, avec des sculptures partout, des bars habillés de rouille avec des grandes piques, de la pyrotechnie… C’est surréaliste. Même les poubelles sont dans des énormes têtes de morts sculptées.

Quand l’heure du concert de Svinkels est venue, je me suis dirigé avec difficultés à la Warzone. C’est vraiment un des seuls points négatifs de ce festival. L’accès à la Warzone, surtout en fin de concert, est assez compliqué… Il y a un chemin pour rentrer ou sortir qui fait un effet entonnoir. Le flux des gens est énorme, et on peut passer beaucoup de temps pour faire juste 2 ou 3 mètres. Et si on veut éviter ça, il faut y aller bien avant ou en partir bien après (et donc rater des concerts). Dommage, car les autres scènes sont accessibles très facilement et on peut aller de l’une à l’autre rapidement.

Bref, Svinkels s’est rajouté dans l’affiche du festival au dernier moment en remplacement de 7 Seconds (le nom de ce groupe me fait tellement penser à Youssou N'Dour, c’est chaud). Ce fut donc une joie de voir programmé, le plus trash des groupes de hip-hop français… Et à choisir entre l’éventualité de voir Gérard Baste en slip ou voir Alice Cooper se compromettre avec Johnny Depp, il n’y a pas à se poser de questions… (même si finalement Gérard ne finira pas le set en slip).

Pour les non-initiés, Svinkels est un groupe de hip-hop français formé en 1994 à mi-chemin entre les Beasties Boys et de la chanson paillarde. Certains titres comme "Réveille le punk" ou "Le Svink c’est chic" passaient en boucle sur M6 dans les années 90.

S’ils ne jouent pas une musique extrême, ils ont tout à fait leur place dans ce festival par leur attitude bien plus rock que certains groupes (jouant au même moment sur la Main Stage par exemple).

Accompagnés de l’excellent DJ Pone, les 3 MC (plus 2 guitaristes au bout de quelques titres) se sont déchainés face à un public ravi de se retrouver devant eux. Gérard Baste, Nikus Pokus et M. Xavier ont offert un voyage dans le passé à base de lyrics bien régressifs sur des bons gros beats pleins d’enthousiasme. Franchement cool et concert le plus rock de la journée.

J’ai ensuite assisté au 10 dernières minutes du set d’Hollywood Vampires (en attendant devant le pit photo pour Stone Sour). Tout ce que je dirais, c’est que vers la fin, Johnny Depp a fait une reprise de "Hero" de Bowie et qu’ils ont fait un lâché d’énormes ballons siglés avec le logo du groupe. Ses ballons étaient censés rebondir dans la foule et donner une ambiance festive cool. Mais avec le vent, ils se sont envolés en moins de 30 secondes au niveau des chiottes. Et finalement, ça résume bien ma pensée sur ce groupe (avec tout le respect que je peux avoir pour Joe Perry et Alice Cooper).

J’ai découvert Stone Sour il y a plus d’une dizaine d’années en première partie d’Alice In Chains au Bataclan. A l’époque, je savais pas que le chanteur était le leader masqué de Slipknot. J’avais trouvé leur metal alternatif plutôt gentillet… C’est pas mal, mais ça explose pas le cul.

Comme le dit lui-même Corey Taylor, il n’aura pas les capacités physiques de faire du Slipknot toute sa vie, du coup Stone Sour est une bonne alternative pour continuer à faire ce qu’il aime en moins extrême pour son corps (et de toute manière, il avait commencé Stone Sour avant Slipknot).

En tout cas, on voit ici qu’il prend plaisir à être sur scène. Il communique beaucoup avec le public, et a appris quelques mots de français pour l’occasion. Des feux d’artifice sortent de scène. Musicalement, c’est aussi carré sur scène que c’est le bordel dans la fosse. Un canon à confettis est sorti pour projeter un bukkake de papier sur le public. La Main Stage 02 est en feu. Beaucoup de rythme et d’énergie dès le départ. Le groupe a su captiver son auditoire. Une très belle prestation.

Seul point faible de ce concert : la coupe de cheveux de Corey Taylor… Alors si on le suit sur les réseaux sociaux, on a bien noté qu’il avait encore il y a peu de temps, les cheveux rasés sur les côtés et derrière et long sur le dessus. Là, il a raccourci le dessus et fait repousser sur les côtés. Sauf qu’on est donc en pleine phase transitoire.

Je ne sais pas où il veut aller avec cette coupe, mais pour le moment c’est horrible (et je me permets de le dire car j’ai souvent eu une coupe de merde). En pleine période de festival, on est des centaines de milliers de gens à voir cette horrible coupe plate sur le dessus et en volume sur les côtés… Mets une casquette mec. Si tu ne le fais pas pour toi, fais-le pour les autres.

Judas Priest est probablement le tout premier groupe de metal de l’histoire de l’humanité. Ils ont commencé en 1969 et ont eu une influence indéniable sur le paysage musical extrême. J’avoue que ce n’est pas vraiment ma came, mais c’est comme aller voir tes grands-parents quand t’es ado… ça te fait chier, t’as envie d’être ailleurs mais finalement, tu finis par kiffer et puis tu te dis que sans eux, tu serais pas là… Alors tu manges ta patte de fruits et tu profites de l’expérience des anciens.

Le groupe est arrivé sur scène et a mis littéralement le feu au ciel et déclenché un tsunami de poings levés dans la foule. Rob a toujours sa voix, même si les aiguës ont du mal à passer en début de concert et que l’ingénieur du son a mis quelques effets pour masquer certaines faiblesses. Le frontman a aussi un peu perdu de sa superbe, et ne bouge plus trop sur scène, les deux mains sur le micro, penché un peu en avant, la silhouette lourde et les yeux fermés. Après, on ne peut pas vraiment lui reprocher… Et le reste du groupe s’active suffisamment pour faire le spectacle sans parler des décors et autres projections vidéo.

Beaucoup de changements de costume aussi pour notre chanteur. Avec, pour ma part, une hésitation sur la veste préférée. Je ne sais pas si j’aime le plus la veste longue en cuir noir avec des franges qui touchent le sol, ou le total look lamé argent. Mais trêve de plaisanterie, le concert était flamboyant et le public était tout aussi présent pour le groupe que le groupe était là pour son public. The Priest Is Back.

De manière tout à fait personnel, je trouve que les festivals en général font un peu trop jouer la vieille garde en tête d’affiche. Dans cette édition du Hellfest, on avait Maiden et Judas Priest. Alors qu’ils viennent régulièrement. C’est cool de les voir, mais laissons un peu de place à la nouveauté. Et surtout pas toujours les mêmes groupes de vieux partout, tous les 3 ou 4 ans.

Je dis ça, mais je ne veux pas cracher dans la soupe, car j’étais devant Maiden et Priest, mais c’est aussi ce genre de prog qui revient trop souvent qui fait que parfois je choisis tel festival plutôt qu’un autre.

Pour finir, j’ai préféré m’économiser et rater A Perfect Circle. De toute manière, je trouve que ce qu’ils font est aussi chiant comme binge-watcher les deux saisons de Marseille en boucle sur Netflix. Alors les voir jouer à 1h du matin après une journée de festival dans les jambes, même s’ils avaient tout déchiré, ça m’en aurait touché une, sans toucher l’autre.

Retour au VIP pour voir DJ Mike Rock mixer quelques titres et on est rentré à la maison, afin de sortir le chien à 3 heures du mat' dans les rues de Nantes, en croisant pleins de Hell-Festivaliers faisant la même chose. Car tu as beau être metal dans ton cœur et ton esprit, il faut tout de même faire pisser le corgi.

 

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DJ Mike Rock en concert à Hellfest Open Air Festival #13 (édition 2018) - dimanche 24 juin

En savoir plus :
Le site officiel de Hellfest Open Air Festival
Le Facebook de Hellfest Open Air Festival

Crédits photos : Didier Richard


Didier Richard         
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# 12 juillet 2020 : Un air d'été

On entre dans la saison des vacances, pour vous comme pour nos chroniqueurs. Vous nous retrouverez tout l'été quand même avec des éditions web plus légères et toujours notre Froggy's TV bien sûr avec La Mare Aux Grenouilles et plein d'autres émissions. c'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

La Mare Aux Grenouilles #6, sommaire et replay
"Noshtta" de L'Eclair
"Moderne love" de Toybloid
  "Les îles" de Benoit Menut
"Echange" de Brussels Jazz Orchestra, Claire Vaillant & Pierre Drevet
"INTENTA experimental & electronic music from Switzerland 1981-93" par divers artistes
"Jimmy Cobb" mix #19 de Listen In Bed
"Chausson le littéraire" de Musica Nigella & Takenori Nemoto
"Alessandro Scarlatti, il Martirio di Santa Teodosia" de Thibault Noally & l'Ensemble Les Accents"
et donc La Mare Aux Grenouilles numéro #5 avec la liste de ce qui a été abordé et le replay.

Au théâtre :

en salle :
"Littoral" au Théâtre de la Colline
"Karine Dubernet - Souris pas" au Point Virgule
et dans un fauteuil de salon :
des créations :
"Yvonne princesse de Bourgogne" par Jacques Vincey
"Lucrèce Borgia" par Lucie Berelowitsch
"La Dernière neige" de et par Didider Bezace
"Pinocchio" de Joël Pommerat
"Soulever la politique" de Denis Guénoun
"Je marche dans la nuit par un chemin mauvais" de et par Ahmed Madani
Au théâtre ce soir :
"Darling chérie" de Marc Camoletti
"Le Tombeur" de Robert Lamoureux
"Une cloche en or" de Sim
du boulevard :
"Si c'était à refaire" de Laurent Ruquier
"Face à face" de Francis Joffo
du côté des humoristes :
"Bernard Mabille sur mesure"
"Christophe Alévêque est est Super Rebelle... et candidat libre !"
et finir l'Opéra :
avec du lyrique :
"Le Balcon" de Peter Eotvos par Damien Bigourdan
"Orlando furioso" de Antonio Vivaldi par Diego Fasolis
"La Flûte enchantée" de Mozart par Romeo Castellucci
et du ballet avec deux créations étonnantes : "Raymonda" de Marius Petipa et "Allegria" de Kader Atto

Expositions :

les expositions en "real life" à ne pas manquer :
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières

Cinéma at home avec :
le cinéma contemporain
"A woman at war " de Benedikt Erlingsson
"Lulu" de Uwe Janson 
"L'Apotre" de Cheyenne Carron
"La tendresse" de Marion Hänsel
"Crawl" de Herve Lasgouttes
"Nesma" de Homeïda Behi
le cinéma culte des années 1920 :
"Le cuirassé Potemkine" de Sergueï Eisenstein
"Nosferatu le vampire" de Friedrich Wilhelm Murnau
"Le Cabinet du docteur Caligari" de Robert Wiene
"Les Deux Orphelines" de D.W. Griffith
et l'entre deux avec les années 1970 :
"Mado"de Claude Sautet
"La Traque" de Serge Leroy
"La femme du dimanche" de Luigi Comencini
et retour au 2ème millénaire avec de l'action :
"Lara Croft : Tomb Raider, le berceau de la vie" de Jan De Bont
"Blade Trinty" de David S. Goyer
avant de conclure en romance avec : "Un havre de paix  de Lasse Hallström

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