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puce Hellfest Open Air Festival #13 (édition 2018) - samedi 23 juin
L7 - Rise of the Northstar - Powerflo - Jonathan Davis - Pleymo - Body Count - Deftones - Limp Bizkit - Avenged Sevenfold - Parkway Drive - Hatebreed - Dimmu Brogir  (Clisson, Loire-Atlantique)  22 au 24 juin 2018

Gros programme pour cette deuxième journée au Hellfest. Beaucoup de choses intéressantes et ce, dès le début d’après-midi…

Mais qui dit grosse journée, dit difficultés à trouver une place de parking. Et ça, parce que beaucoup de festivaliers ne savent vraiment pas se garer et prennent deux places pour une seule voiture. Du coup, alors qu’on était pourtant venu beaucoup plus tôt, on trace sans prendre le temps de faire pipi pour aller devant les Main Stage. On assiste à la fin du set de L7. J’aurais bien aimé voir tout le concert, surtout que j’avais raté leur passage à Paris en juin.

L7 est de retour sur les routes pour défendre un nouvel album Dispatch from Mar-a-Lago. Elles sont "Back to Bitch", accompagnées d’un batteur de remplacement, car Demetra s’est cassée le bras quelques jours avant. Le groupe nous balance un concentré de 90’s en pleine face pour notre plus grande joie. Programmer un groupe aussi culte aussi tôt, je trouve que ça pue un peu du cul… Je ne parle pas d’une tête d’affiche, mais elles méritaient largement un 19h.

Ensuite, je me suis précipité dans le pit photo pour Rise of the Northstar. Ils sont une des trois raisons pour laquelle j’ai décidé de faire le Hellfest, et pas un autre festival cette année (avec Deftones et Parkway Drive).

Cette fois-ci, ils sont sur une Main Stage alors qu’il y a 3 ans, ils avaient tout déchirer à la Warzone. Ils auraient franchement dû être programmés beaucoup plus tard. Quand on a un groupe français d’un tel niveau, et qui est capable de jouer face à des grosses pointures US sans avoir honte, c’est un peu la lose que les festivals français les programment à une place moins importante que quand ils jouent hors de France. Dommage, mais ça ne les arrêtera pas et ils finiront par tout défoncer en tête d’affiche à travers le monde entier.

L’horaire ne les a pas empêchés de rassembler une foule immense prête à en découdre. Et ils n’ont pas déçu les fans en commençant direct le show en mode Super Saiyan 3. C’est bien simple, ils ont démonté l’auditoire en 10 secondes.

Des milliers des fans devant la scène ont explosé leurs cosmo-énergies en même temps sur les classiques du groupe et sur les nouveautés (le titre "Here comes the Boom", issu du prochain album à venir, dont le clip vient d’être mise en ligne pour faire patienter les fans). Les nouveaux costumes, Vithia et Eva-B portant des masques à mi-chemin entre des armures Saint-Seiya et de samurai. Tout dans la mise en scène et dans la prestation défoncait.

Une fois de plus, je ne sais pas si j’ai une vision déformée parce que j’aime ce groupe du fond du cœur, mais le concert était vraiment ouffissime, malgré le vent qui balançait de la poussière sur scène et le soleil qui cognait vraiment fort (mais pas aussi fort que le groupe). Pour moi, ROTN est vraiment la progéniture entre Rage Against the Machine, Suicidal Tendencies et Akira Toriyama. Tellement d’énergie et de violence. J’ai hâte que le nouvel album sorte.

Après le tsunami ROTN, j’ai pu aller m’hydrater en attendant le concert suivant. Celui de Powerflo. Alors oui, le nom pue un peu la défaite. Mais il s’agit du super-groupe composé de Sen Dog (Cypress Hill), Billy Graziadei (Biohazard), Roy Lozano (Downset), Christian Olde Wolbers (ex-Fear Factory) et Fernando Schaefer (Worst). Sen Dog est un bon MC, même s’il ne se bouge pas trop. Le reste du groupe se charge d’occuper la scène de manière énergique. Des riffs percutants et du groove. On n’est pas aussi bien que devant un Prophets of Rage, mais on est bien quand même. Cette fusion rap / metal à l’ancienne donne bien envie de secouer la tête.

Je me suis laissé convaincre ensuite d’aller voir ce que donnais Jonathan Davis en solo. Je ne vais pas dire que je m’attendais à grand-chose, car ça fait des années que je n’écoute plus Korn. Enfin si… Rectification ! J’écoute toujours Korn, mais seulement les premiers albums. Je n’y arrive vraiment pas avec les plus récents. Puis les deux fois où je les ai vus en live, ces dernières années, étaient plus que décevantes. Surtout en raison du manque de voix et à la mollesse de Jonathan Davis.

Et cette fois-ci ne sera pas différente. C’est mou, sauf que pour le coup, il n’y a pas Head, Munky et Fieldy derrière pour rattraper un peu. Ce n’est pas mauvais. Mais c’est quand même un peu chiant.

Comme je n’avais pas envie de dire trop de mal de Pleymo, je n’ai suivi que de loin. Mais finalement, je vais en mettre une petite couche quand même. Si ça a toujours ressemblé à un mélange du pire de Limp Bizkit et de Linkin Park, leur prestation dans cette édition 2018 du Hellfest ne va pas me réconcilier avec leur musique. Si l’orga avait switché Jonathan Davis avec L7 sur la Main 1 et ROTN avec Pleymo sur la Main Stage 2, ça aurait été mieux pour tout le monde.

Body Count a sorti l’année dernière un très bon album. J’aurais bien aimé qu’ils tournent un peu hors festival pour les voir en salle, mais ça n’a pas été le cas. Car le problème de Bodycount, c’est qu’ils déchirent tout sur album mais en live, ce n’est pas forcément la même rigolade. Alors ici, ils ont attaqué avec l’habituelle reprise de Slayer qui déchire bien. Mais Ice Motherfucking T Bitch a tendance à un peu trop papoter, à présenter son fils qui fait des back up vocal (mais en vrai, on ne sait pas trop à quoi il sert).

Sur un set limité de festival, c’est un peu chiant pour le spectateur de se faire enfumer de plusieurs titres… Surtout quand il fait les mêmes gimmicks de concert en concert et d’année en année (Oncle Ice avec le plus jeune fan, présentation de son fils, sa petite dernière qui vient faire une apparition avec Coco). C’est pour ça que j’aimerais bien les voir tenir une salle à Paris. Un set complet en tête d’affiche.

Mais sinon c’était quand même cool et l’enchaînement "Cop Killer" et "Talk Shit, Get Shot" a définitivement mis le feu au public. J’aimerais quand même un jour les voir jouer Born Dead en live, mais je crois que c’est une douce utopie (comme de voir Radiohead jouer "Creep").

J’ai enchaîné ensuite avec Deftones. Après les deux concerts de l’année dernière à l’Olympia, j’avais besoin de ma dose de Chino… Et c’est avec une prestation toute en énergie que les membres de Deftones ont envahi la Main Stage. Ils ont commencé directement avec "Headup" et ont enchaîné avec "My Own Summer". BIM ! Rep à ça Jonathan Davis avec setlist toute molle ! Le choix des titres est plutôt old-school, avec une majorité venant des trois premiers albums… Par contre, ils ont enchaîné les problèmes techniques. Le son n'était pas au rendez-vous et pour une fois, ce n’était pas de la faute de Chino... Sen Dog de Cypress Hill / Powerflo est passé pour poser son flow sur le mash-up "Engine #9" - "How I Could Just Kill A Man". Juste parfait…

J’ai profité du gros trou que représentait Limp Bizkit et Avenged Sevenfold pour faire un tour et manger (d’ailleurs, les stands de bouffe sont vraiment plus variés et relativement moins chers que ce qu’il se fait dans les autres festivals, c’est suffisamment flagrant pour le signaler).

Que Limp Bizkit puisse jouer aussi haut dans l’affiche est un scandale. Les mecs ont fait la musique d’un des Mission Impossible, il y a 20 ans mais depuis il n'y a plus rien… Ils galèrent à remplir des salles quand ils jouent à Paris, alors que Deftones sont sold-out en 3 minutes quand ils font un Olympia. Cette journée est la plus chargée en terme de bons groupes, mais le choix des placements dans le running-order est vraiment chelou…

Sinon il y a vraiment foule devant Avenged Sevenfold, je ne pige pas vraiment pourquoi, car je trouve ça vraiment pas terrible (mon avis n’engage que moi, hein !). Qui sont ces gens qui aiment ce groupe ? Qui sont ces gens sur scène ? Pourquoi il ne se passe rien ? On a droit à un pauvre feu d’artifice à la fin (mais qui sera ridiculisé par celui de Parkway Drive, une heure plus tard). Si on compare les trois têtes d’affiche : Avenged, Maiden et Judas Priest, il y a comme un intrus… Avec Maiden ou Priest, qu’on aime ou pas, on en a pour notre fric… Il se passe des trucs sur scène, il y a de la déco, des vidéos, des effets de mise en scène de la pyrotechnie… Avec Avenged, c’est vraiment la tristesse…

La fin de journée est brillamment assurée par les australiens de Parkway Drive. Ce groupe est vraiment démentiel. Leur nouvel album Reverence vient de sortir et j’ai hâte de les voir en janvier à l’Olympia.

Le groupe connaît une montée en puissance qui est impressionnante et ils en ont encore sous le coude. Parkway Drive réussit en combinant des riffs ravageurs et des chœurs pensés pour être hurlés par la foule, a tout emporté sur son passage. Winston, le frontman du groupe a une personnalité tellement rayonnante. On voit qu’il prend vraiment du plaisir à faire ça et qu’ils ne sont pas blasés de voir la réaction énergique des fans, même après une heure du matin…

Il est vraiment difficile de ne pas être emporté par leur prestation. La mise en scène commence à s’étoffer avec la montée en puissance du groupe. Des explosions, des puissants jets de flammes, des plateformes qui montent, une batterie qui tourne et s’enflamme, des feux d’artifices. On a l’impression qu’ils ont racheté le stock de matos de Rammstein et Slipknot. Ça envoie vraiment du lourd…

Seul problème, ils jouaient en même temps que Hatebreed et Dimmu Brogir. Donc le choix a été douloureux, mais je n’ai regretté à aucun moment. C’était vraiment le meilleur show de la journée (et du festival).

Fin de la deuxième journée, j’ai le dos en vrac. Les pieds en compote et les genoux en miette. Je ferais la journée du dimanche plus tranquillement pour survivre à cette édition du Hellfest.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Hellfest Open Air Festival
Le Facebook de Hellfest Open Air Festival

Crédits photos : Didier Richard


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# 9 décembre 2018 : l'empire d'essence

Pénurie d'essence peut être, mais pas de pénurie des sens avec notre sélection hebdomadaire à lire, à voir et à écouter. C'est parti sans plus attendre pour une semaine de plaisirs.

Du côté de la musique :

"L'allégresse" de DaYtona
"C'est la vie" de Phosphorescent
"Oak leaf" de Raoul Vignal
"Karl Maria Von Weber : Symphonie N 1 & concertos" de l'Orchestre Victor Hugo, Jean François Verdier, Nicolas Baldeyrou, David Guerrier et Thomas Bloch
"City walk" de Adrien Chicot
"Tribute to an imaginary folk band" de Bedmakers
Rencontre avec Emma Solal, accompagnée d'une session acoustique aux couleurs de l'Italie
"Valdevaqueros" de Fred Nevché
"Chapitres V et VI" de La Pietà
"Parallel universe blues" de Papercuts
et toujours :
"Persuasive" de Persuasive
"About Bridges" de Régis Boulard et Nico Sacco
"No tourists" de The Prodigy
"Kings and bastards" de Roberto Negro
"Tout bleu" de Tout Bleu"
Plutôt me rendre" de Anne Darban
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"Bérénice Paysages" au Théâtre de Belleville
"J'admire l'aisance..." au Studio Hébertot
"Le Double" au Théâtre 14
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