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Interview  juin 2018

Le premier EP de Springwater, Abyss, est sorti en février 2018. Nous les avons rencontrés et avons voulu en savoir plus sur l'origine du groupe, leurs goûts, leurs projets et leurs aspirations.

Pourriez-vous dans un premier temps vous présenter pour ceux qui ne connaîtraient pas encore Springwater ?

On s’appelle Springwater, on est un power trio d’une vingtaine d’années et on vient de Bois-Colombes dans le 92. Thomas est à la basse et au chant, Tristan à la guitare et Killian à la batterie. C’est une disposition simple, brute, sans artifice, et très efficace pour exprimer ce qu’on a à exprimer. On revendique un rock compulsif et libéré, entre la balade et le pré-post noise, entre l’accalmie et le tonnerre. Aujourd’hui, on trace notre route dans une époque où le rock devient de plus en plus une musique underground, et il n’y a rien de plus excitant.

D’où vous est venu ce nom ?

On a toujours rêvé d’avoir notre nom sur des bouteilles d’eau.

Comment se passe la composition au sein du groupe ?

La composition d’un morceau part très souvent d’une idée générale, d’une structure qui émerge dans la tête de Thomas ou Tristan. Les deux autres rejoignent ensuite le mouvement, apportent leur touche, et ouvrent de nouvelles perspectives. Il n’y a pas de règle définie. Certaines parties d’un morceau se dessinent par des mouvements collectifs parfois inconscients. Par exemple, on jam sur un riff, l’un de nous s’éloigne de l’idée de base, voire se trompe, et on se retrouve devant de nouvelles possibilités. Au début, il y a une idée générale, et c’est la touche de chacun qui va y apporter de la profondeur et du détail, et c’est ça qui est bon.

Où trouvez-vous votre inspiration ? La vie quotidienne, une sorte d’autobiographie musicale ou juste votre imagination ?

C’est un peu de tout. L’énergie que l’on met dans notre musique, c’est aussi une énergie qu’on ne peut évacuer nulle part ailleurs. La scène est un moment de quasi-trans où on lâche tout. Et donc oui, d’une certaine manière, on peut parler d’autobiographie musicale dans le sens où ce qui s’y exprime c’est l’histoire de trois garçons, potes depuis le collège, qui ont décidé de faire de la musique et d’y mettre leurs tripes.

Quels sont les groupes ou artistes qui vous ont donné envie de faire de la musique ? Y a-t-il d’autres formes d’arts qui vous inspirent également ?

On baigne tous les trois dans la musique depuis très jeune, que ce soit grâce à la famille ou à un prof de musique qui a transmis sa fibre. Avant, le rock avait encore une place importante. On écoutait tous les Red Hot, The OffSpring, Muse, AC/DC, bref des groupes qui, quand tu as 14 ans, te font rêver et te donnent envie de toi aussi monter sur scène.

On est inspiré par des choses plus au moins différentes. Thomas aime beaucoup le cinéma et l’univers de David Lynch, Killian le chant lyrique et Debussy, Tristan l’art surréaliste de Magritte, et finalement tout se rejoint.

Votre premier clip, "Dunes", est entièrement autoproduit, est-ce la même chose pour votre EP ?

Oui tout a été auto-produit, l’EP et notre premier clip. On a beaucoup appris de tout ça, ce qu’il faut faire, ce qu’il faut éviter. On acquiert de l’expérience et ça nous permet d’être encore mieux préparés pour les projets à venir.

Comment faites-vous pour trouver des dates de concert ?

Pour trouver des concerts on démarche beaucoup, beaucoup. On est aidé par Lucie, notre manager, et ça nous permet de découvrir plein d’associations, de salles, d’organismes qui font vivre la musique aujourd’hui et c’est très cool. C’est un travail prenant, mais qui en vaut toujours la peine.

Aujourd’hui, vivez-vous de votre musique ? Si non comment faites-vous pour vous financer, que ce soit les enregistrements, les clips et les concerts ?

Aujourd’hui nous ne vivons pas encore de notre musique. Pour le financement, il y a les cachets, et ce qu’on gagne, on l’investit dans de nouveaux projets. On travaille aussi beaucoup avec nos amis qui eux aussi développent leurs activités de leur côté, que ce soit dans le graphisme et la peinture avec Louise qui a fait l’artwork de "Abyss", Flavia qui développe ses projets photos, etc.

Votre musique est sur Deezer, comment appréhendez-vous les plateformes de musique légale ? Est-ce une aide ? Au contraire, est-ce quelque chose qui vous pénalise ?

Aujourd’hui, c’est une aide. Les gens peuvent nous écouter, se faire une première idée de ce que l’on fait, et c’est important. On a longtemps tourné sans avoir de vraie maquette ou un EP à proposer, et ça limitait beaucoup les choses.

Enfin, question plus ouverte : avez-vous un message à faire passer ?

Explorez. Allez dans des bars le soir pour écouter des groupes inconnus, laissez-vous tenter par des trucs que vous n’auriez jamais pensé écouter. A force d’avoir accès à tout, on n’a plus accès à grand-chose et aujourd’hui, la scène française émergente a beaucoup de choses à offrir !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Abyss EP de Springwater

En savoir plus :
Le Soundcloud de Springwater
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# 17 février 2019 : Presque le printemps

De Kafka à Kukafka, Miossec à Berlioz, il y a de quoi lire, voir, écouter cette semaine dans la petite sélection culturelle de nos chroniqueurs. En route pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Gallipoli" de Beirut
"Ulysse et Mona" de Minizza
Rencontre avec Miossec autour de son album "Les Rescapés"
Une discographie d'Hector Berlioz par Jérôme Gillet
"Been meaning to tell you" de Ina Forsman
"4eme jour, Kan Ya Ma Kan" de Interzone
"A thousand days" de June Bug
EP de Bertille
"Morning room EP" de Catfish
"Souviens toi" de Laurent Montagne
"Blood siren" de Sarah McCoy
"Complètement flippé" de 16 Kat
et toujours :
"Persona" de Betrand Belin
"Les rivages barbelés" de Intratextures
"The mirror" de Nicolas Gardel et Rémi Panossian
"La révolte des couverts" de Wildmimi
"The sublime" de Yeruselem
"Aksham" de Aksham
"Last train" de Big Dez
"Tightrope EP" de Bigger
Caroline Loeb au Grand Point Virgule pour jouer "Comme Sagan" en live
Présentation du 11ème festival de Beauregard et de sa programmation
"Kalune EP" de Kalune

Au théâtre :

les nouveautés de la semaine :
"Kafka sur le rivage" au Théâtre de la Colline
"Matin et Soir" au Théâtre de l'Aquarium
"J'ai pris mon père sur mes épaules" au Théâtre du Rond-Point
"Pourquoi dis, m'as-tu volé mes yeux" au Théâtre La Croisée des Chemins
"Les membres fantômes" au Théâtre La Flèche
"Le bois dont je suis fait" au Théâtre de Belleville
"Peur(s)au Théâtre L'Etoile du Nord
"A vue" au Théâtre de la Tempête
"Merci" à La Folie Théâtre
"Barber Shop Quartet - Chapitre IV" au Théâtre Essaion
"Maria Dolorès y Habibi Starlight" au Café de la Danse
les reprises:
"Grande" au Centquatre
"Politiquement correct" au Théâtre de l'Oeuvre
et la chronique des autres spectacles à l'affiche en février

Expositions avec :

"Roux ! De Jean-Jacques Henner à Sonia Rykiel" au Musée Jean-Jacques Henner
et dernière ligne droite pour "Rodin - Dessiner Découper" au Musée Rodin

Cinéma avec :

le film de la semaine : "Le jeune Picasso" de Phil Bradsky

Lecture avec :

"Dans la neige" de Danya Kukafka
Interview de Nylso dans le cadre du festival de la Bande Dessinée d'Angoulême
"L'île longue" de Victoire de Changy
"La main noire" de Robert Vincent illustré des musiques de Anthony Reynolds
"Le manufacturier / responsabilité absolue" de Mattias Köpling / Jocko Willink & Leif Babin
"Sans compter la neige" de Brice Homs
"So sad today" de Melissa Broder
et toujours :
"Angola janga" de Marcelo D'Salete
Interview de Stella Lory dans le cadre du festival de la BD d'Angoulême
"Gangs of L.A." de Joe Ide
"Hunger : une histoire de mon corps" de Roxane Gay
"L'Amérique derrière moi" de Erwan Desplanques
"L'ombre d'un père" de Christoph Hein
"Le président des ultra riches" de Michel Pinçon et Monique Pinçon Charlot
"Que faire des cons ?" de Maxime Rovere
"Une éducation" de Tara Westover

Froggeek's Delight :

"I Will Survive" petit tour d'horizon des jeux dits "Survival"

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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