Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Burning
Lee Chang-Dong  août 2018

Réalisé par Lee Chang-Dong. Thriller. Corée du Sud. 2h28 (Sortie le 29 août 2018). Avec oo Ah-In, Steven Yeun et Jeon Jong-Seo.

Tous les ans, à Cannes, il y a un film qui emballe toute la critique française presque sans exception. Souvent, heureusement, le jury ne se laisse pas influencer par le quatrième pouvoir et laisse repartir bredouille le "chef d'oeuvre" absolu. Ce fut le cas, il y a deux ans, de "Toni Erdmann", pochade germanique dont plus personne ne se réclame aujourd'hui.

L'an passé, le choix de la Palme d'or, "The Square" de Ruben Ostlund, pourtant indéniablement un grand film, fut contesté et les critiques encensèrent "120 battements par minute" de Robin Campillo, le publi-reportage pour "Act Up".

En 2018, en haut de l'affiche de "Burning" de Lee Chang-Dong a été inscrite cette phrase extraite d'un article de Télérama : "Notre palme".

Et les autres journaux majeurs ont entonné la même antienne. Pourtant, ce nouveau film de Lee Chang-Dong n'est ni le meilleur ni le pire d'un cinéaste coréen que l'on connaît depuis longtemps, et à qui la Cinémathèque Française, jamais la dernière à faire d'un faiseur un auteur majeur, va rendre hommage dans les semaines à venir.

Comme toujours, il sacrifie à un mal cinématographique proprement coréen : l'antonionite. Maladie bénigne, mais qui, cinquante, voire soixante ans après "La Notte" et "L'Avventura", en revient encore et toujours aux longs plans antonioniens pour décrire le malaise des classes dominantes.

Ici, le héros, un jeune Coréen toujours hébété, avec une grosse bouche et des yeux tout ronds, retrouve une pseudo-amie d'enfance... qui fréquente un mystérieux jeune homme appartenant à la grande bourgeoisie de Séoul puisqu'il roule en Porsche et possède un appartement high tech.

Il faudra longtemps pour que le petit sujet du film se dessine : la jeune femme s'évanouit et le héros soupçonne l'homme à la Porsche de l'avoir supprimé... Vérité, fantasme ?

C'est tout l'art subtil de Lee Chang-Dong, pour ceux qui marchent au film, de laisser le spectateur dans le malaise de l'entre-deux.

Pour les autres, c'est la mince trame qui s'étire pendant deux heures et demie et qui serait supportable si Lee Chang-Dong se considérait comme un bon auteur de polars hétérodoxes, et restait dans le domaine du raisonnable : 90 minutes d'un suspense déjà vu mais filmé indéniablement avec un talent maniériste certain.

Pour les critiques qui encensent le film, "Burning" de Lee Chang-Dong est l'objet parfait : étant totalement désincarné, n'étant qu'une forme vide sans contenu, ils peuvent le peupler de toutes leurs obsessions, de tous leurs péchés mignons... Bref, souvent issus de facs littéraires, on peut leur faire confiance pour faire leurs choux gras de ce squelette d'intrigue.

Les spectateurs ayant la même formation devraient donc confirmer que "Burning" est un grand film. Mais, on prend le pari que la plupart des autres regretteront de n'avoir pas suivi l'avis ainsi exprimé et choisi un film moins problématique.

 

Philippe Person         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 11 avril 2021 : Culture en résistance

Nous avons rencontré des acteurs du monde de la culture pour évoquer leurs situations mais aussi l'avenir. Le replay intégral est à voir dès maintenant sur la TV de Froggy's Delight. Pour le reste, voici le programme de la semaine. Et surtout, restons groupés.

Du côté de la musique :

"In time Brubeck" de Duo Fines Lames
"Navegar" de Joao Selva
"Le style (avec Guillaume Long et Flavien Girard" la 8ème émission de Listen In Bed
"Dusk" de Paddy Sherlock
"Live at the Berlin philarmonie 1969" de Sarah Vaughan
Les petites découvertes de la semaine en clips avec : Hanna & Kerttu, Texas, A Certain Ratio, Johnny Mafia, Chevalrex + Thousand
et toujours :
"Caillou" de Gisèle Pape
"Sauvé" de It It Anita
"Goes too far" de Olivier Rocabois
"Morricone stories" de Stefano Di Battista
"Le fruit du bazar" de Alex Toucourt
"Bento presto" de Caribou Bâtard
"De mort viva" de Sourdure
"Mistake romance" de Tristan Melia
"Courtesy of Geoff Barrow : Unsung Heroes" le mix #18 de Listen In Bed
Des petites découvertes en clip : O' Lake, Luwten, Corentin Ollivier, Ghern et Old Caltone

Au théâtre au salon :

avec les captations vidéo de :
"La passion selon saint Matthieu" de Bach par Romeo Castellucci
"War sweet war" de Jean lambert-Wild
"Les Sœurs Macaluso" d'Emma Dante
"Monkey Money" de Carole Thibaut
"Une heure de tranquillité" de Florian Zeller
"Le Dernier jour du jeûne" de Simon Abkarian
"La Ronde" de Boris Charmatz

Expositions :

en virtuel :
"Le Grand Tour, voyage(s) d'artistes en Orient" au Musée des Beaux-Arts de Dijon
"La Fabrique de l'Extravagance" au Château de Chantilly
"La Police des Lumières" aux Archives nationales
"D'Alésia à Rome" au Musée d'Archéologie nationale de Saint-Germain-en-Laye
"Pompéi, un récit oublié" Musée de la Romanité à Nîmes
et un documentaire : "Les trésors des hôtels particuliers : Du Marais aux Champs Elysées"

Cinéma :

at home :
"Où vont les chats après 9 vies ?" de Marion Duhaime
"Stuck Option" de Pierre Dugowson
"La fête est finie" de Marie Garel-Weiss
"1991" de Ricardo Trogi
"Généalogies d'un crime" de Raoul Ruiz
"L'été de Kikujiro" de Takeshi Kitano
"Le retour de la panthère rose" de Blake Edwards

Lecture avec :

"Elmet" de Fiona Mozley
"Le savoir grec" de Jacques Brunschwig, Geoffrey Ernest Richard Lloyd & Pierre Pellegrin
"Seul entouré de chiens qui mordent" de David Thomas
"Sur la route, vers ailleurs" de Benjamin Wood
et toujours :
"Biotope" de David Coulon
"Ces petits riens qui nous animent " de Claire Norton
"Dernières nouvelles de Sapiens" de Silvana Condemi & François Savatier
"Eat, and love yourself" de Sweeney Boo
"Giants : Brotherhood" de Carlos & Miguel Valderrama
"L'art du sushi" de Franckie Alarcon
"L'île sombre" de Susanna Crossman
"La rivère des disparues" de Liz Moore
"Pourquoi le nord est-il en haut ?" de Mick Ashworth

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=