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Kitaro Kosaka  septembre 2018

Réalisé par Kitaro Kosaka. Japon. Animation. 1h35 (Sortie le 12 septembre 2018).

Il y a quelques semaines, on avait dit toute l'attention qu'il fallait accorder à "Silent Voice", le dessin animé japonais réalisé par Naoko Yamada, et qui avait pour originalité d'aborder des thèmes forts concernant les ados nippons comme le harcèlement scolaire, la question de la différence et celle également épineuse du suicide.

Avec "Okko et ses fantômes" de Kito Kosaka, la barre est aussi placée très haute puisque le film, première réalisation de celui qui fut le directeur de l'animation de Hayao Miyazaki sur son chef-d'oeuvre, "Le vent se lève", traite de la disparition d'êtres chers pendant l'enfance.

En l'occurrence, la petite Oriko Seki dite Okko, douze ans, a perdu dans un accident d'autos ses parents et se retrouve dans l'auberge thermale de sa grand-mère, un lieu aussi magnifique que désuet, où elle va devoir se reconstruire...

Et comme l'indique le titre du film, elle va le faire grâce à des fantômes, une triplette de petits êtres enfantins qu'elle est seule à pouvoir voir. Il y aura Uribo, un garçon de son âge, espiègle et farfelu ; Miyo, une fillette aux longs cheveux de sept ans et, clou de la troupe, un bébé diablotin aux cheveux blonds bouclés. Ils seront là à ses côtés pour qu'elle remonte la pente et prenne goût à sa nouvelle vie, où elle est sensée jouer les hôtesses pour les rares clients de l'auberge.

Mais, peu à peu, dans cet endroit où se côtoie le Japon ancestral et la modernité incarnée par un hôtel high tech ultra-luxueux, qui concurrence l'auberge de sa grand-mère, Okko aidée de ses fantômes se fera des amis parmi les clients de l'auberge. Et puis, surtout, elle affrontera son alter-ego et condisciple à l'école du village l'exubérante Matsuki, héritière du grand hôtel.

Affrontement relatif puisque les deux fillettes s'associeront dans une cérémonie shintoïste qui aura pour vertu de faire passer Okko dans une nouvelle dimension...

Mais on en dira pas davantage de cette œuvre magistrale qui explore diverses pistes sur la mort et comment l'apprivoiser dans ce monde panthéiste produit par une nature toujours intacte, loin de l'univers aseptisé et coupé de toute magie des mégalopoles.

Avant même de juger "Okko et ses fantômes" de Kito Kosaka, on sera d'emblée saisi par la beauté des décors, des couleurs, de l'animation en général. Rarement on aura vu travail plus fluide, plus porteur de ruptures de ton, mêlant avec aisance du fantastique et de la fantaisie.

Merveille pour les yeux, le film risque vite de les embuer tant il ne cherche jamais à éluder la question de la mort et fait revivre par des flash-back le drame qui a brisé la jeune existence d'Okko. Sans doute le film n'est-il pas destiné à des enfants trop jeunes et aura des effets bénéfiques sur ceux qui auront commencé l'école primaire.

Avec "Okko et ses fantômes" de Kito Kosaka, le cinéma d'animation japonais est à son zénith : qui pourrait fournir des images de cette qualité et créer en quelques minutes un univers cohérent, aussi bien pour les adultes que pour les enfants, qui ne s'épuise pas une fois la salle rallumée ?

Digne de ses maîtres Hayao Miyzaki et Isao Takahata, Kito Kosaka ne devrait pas en rester là.

 

Philippe Person         
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et les autres spectacles à l'affiche

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Lecture avec :

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"Metropolis" de Ben Wilson
et toujours :
"Archives de la joie" et "Le vent léger" de Jean-François Beauchemin
"Le diable sur mon épaule" de Gabino Iglesias
Morceaux choisis de la masterclass de Christophe Blain à Angoulême
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