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La Fragilité  (Cinq7 / Wagram Music)  octobre 2018

Un nouvel album de Dominique A est toujours pour moi un événement. J’aime cet artiste depuis ses débuts, j’aime tous ses albums et il fait partie de ces artistes dont j’achète les albums les yeux fermés, persuadé bien avant d’avoir écouté le disque que je ne serais pas déçu.

2018 est donc une grande année pour moi puisque l’artiste nous a donné la chance de pouvoir déguster non pas un mais deux albums. Après Toute Latitude, paru en mars dernier, disque d’hiver selon l’artiste, arrive La Fragilité, disque d’automne, toujours selon l’artiste.

Les deux albums se succèdent donc sur un temps relativement court, offrant un saisissant raccourci du mouvement qui semble traverser la musique de Dominique A depuis bientôt trente ans, une oscillation entre intimisme et grandes échappées sonores, solitude et aventures collectives, simplicité et recherches orchestrales.

J’avais beaucoup aimé Toute Latitude, disque intimiste aux sonorités électroniques. Selon l’artiste, Toute Tatitude était un disque tendu, lacéré d’éclairs électriques, aux cieux visités d’orages et nourri des rythmiques sourdes et électroniques.

La Fragilité qui vient de sortir en est la parfaite réponse et l’occasion de respirer à l’aide de textures plus vaporeuses laissant passer quelques brises légères, filtrer des lumières plus tamisées et des teintes plus claires. Avec ce disque, je retrouve le Dominique A des premiers albums, celui qui s’impose par sa simplicité, s’accomplissant autour d’une guitare et d’une voix.

La Fragilité est un disque sublime, tout simplement. Si les fondations du disque précédent étaient la programmation d’une boîte à rythmes, La Fragilité voit sa trajectoire guidée par le son acoustique de cette guitare finalement retrouvée. Des relations existent évidemment entre les deux disques, notamment dans les thèmes explorés par les chansons qui évoquent l’enfance, la ruralité ou encore la guerre. Les chansons ont été écrites au cours de la même période, entre 2016 et 2017 et l’artiste a fait le choix d’accommoder ses textes à une boîte à rythmes ou à une guitare acoustique, les orientant alors vers l’un des deux albums en fonction de ce choix.

La Fragilité est donc le pendant lumineux de Toute latitude. Il est une source intarissable d’apaisement, une magnifique célébration de la beauté des choses et du monde comme seul Dominique A est capable de le faire. "Le temps qui passe sans moi" nous offre une contemplation heureuse des paysages dont certains remontent à l’enfance, évoqués par "Comme au jour premier" quand d’autres sont découverts au gré de voyage avec "La splendeur".

L’album regroupe 12 titres aussi beaux les uns que les autres avec néanmoins deux titres que j’aime particulièrement, "La poésie", qui ouvre l’album et rend hommage à Leonard Cohen et "La Fragilité", qui le clôt l’album tout en lui donnant son nom. Les douze titres sont entièrement interprétés par Dominique A et enregistrés chez lui sur une console huit pistes. C’est le troisième album que l’artiste enregistre ainsi après le fondateur La Fossette datant de 1992 et La Musique sorti en 2009.

La plupart des chansons sont des premières prises, celles qui semblent leur conférer un sentiment d’immédiateté, d’intimité et de simplicité que l’artiste cherche souvent à posséder. Avec cet album, Dominique A ne cherche donc pas à se renouveler, préférant creuser son sillon et explorer de manière étonné l’univers qui lui appartient et que j’aime tant.

Et puis il y a cette guitare acoustique qui imprime sa marque à l’album. Cette guitare achetée à l’époque de La Mémoire Neuve, une guitare usée par les années et les tournées, celle de "Antonia", superbe titre du cinquième album de l’artiste. Cette guitare reposait depuis plusieurs années dans un coin de la maison de Dominique A avant que ce dernier ne se décide à la reprendre pour cet album. Sa sonorité un peu brute, presque rudimentaire, a finalement offert à l’album sa couleur et son humeur. Certains titres de l’album se pare néanmoins de guitares électriques aériennes et réverbées et de quelques rythmiques.

C’est donc un disque tout en douceur et en fragilité que nous offre, le mot est faible, l’immense Dominique A, un disque dépouillé et intimiste que je risque d’écouter pendant de longues années et qui va rentrer de ce pas ma discothèque idéale.

 

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En savoir plus :
Le site officiel de Dominique A
Le site Comment certains vivent
Le Soundcloud de Dominique A
Le Facebook de Dominique A


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# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

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Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

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"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
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"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
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"Denis Maréchal - J'dis franchement"
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Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
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et de l'Opéra revisité :
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