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La boîte de Pandore  (Autoproduit / Gabal Productions)  novembre 2018

Une dégringolade de battements, interrompus par l’oscillation d’un cliquetant sur une surface métallisée "Sur le bord de la plage, j’attends depuis des heures, sur le bord de la plage, il fait nuit et j’ai peur, seule sur le rivage, oui nous sommes plusieurs, attendant l’accostage du bateau d’un passeur, je laisserai sur le sable le peu que j’ai encore, je n’ai pris qu’un portable pour partir vers le nord, j’avance, j’avance, le reste n’a plus d’importance, j’avance vers une autre existence" ("J’avance"). Le roulis du bercement des envies d’ailleurs transcende le morceau d’une mélopée intérieure prompte à lever les yeux vers l’horizon. Espoir, quand tu nous tiens.

Sa voix est douce et sa musique souriante, Karin Clercq est assurément pop et féministe avec La boîte de Pandore. Pour ceux que les origines intéressent, la belle chante depuis le début des années 2000, la liberté de la femme et le désir en étendard. Celui-ci est le quatrième album de l’aventure des émotions sereines de l’artiste belge.

Il y a les femmes scandalisées qui préfèrent jurer qu’ils ne sont qu’une bande de salauds désorganisée, et il y a les sages optimistes qui ne résument pas le monde en deux camps opposés. C’est aussi ça le féminisme, la force dénuée de colère, la rage dénuée d’orgueil et le pardon altruiste. Parce qu’on est bien d’accord, même si l’idée du Prince Charmant n’est qu’une vaste arnaque, il n’empêche que certaines âmes ravivent le cliché : "ll nous reste encore l’espoir de l’or" ("La boîte de Pandore").

Merveilleusement illustré avec Sacha Toorop : "Je garde tes yeux rieurs, ton infinie douceur, je garde presque tout, Je garde le meilleur et j’enterre le pire, […] et toi qu’as-tu gardé de moi mon cœur, as-tu gardé le pire, oublié le meilleur […] et toi qu’as-tu gardé qu’à tu jeté, d’une histoire au passé, faut-il tout effacer ?" La rupture et ses faiblesses, en douceur et en duo.

Superbe interprétation du monologue de Perdican dans la pièce On ne badine pas avec l’amour : d’abord grave et accusateur, "Menteur, inconstant, faux, bavard, méprisable, orgueilleux, trop souvent, lâche hypocrite et minable, perfide, vaniteux calculateur, trop curieux, artificieux, dépravé, nous sommes maniaques, nous sommes bornés" puis envoûtant et radouci "nous sommes tous décevants la plupart du temps, si y a une chose sublime dans ce monde tortueux, c’est l’union ultime de ces êtres si affreux". Le ton de Karin Clercq varie à la manière des sentiments contradictoires qui nous assaillent parfois au contact de ces autres que nous côtoyons ("On ne badine pas avec l’amour").

De jolis textes, une musique sage à tendance rock, La boîte de Pandore déroule le monde sous le prisme féminin, depuis les balbutiements des révoltes contre les préjugés feat Faon Faon ("Presque une femme"), à l’hommage par Alain Bashung ("Madame rêve"), en passant par les questionnements sur le fondement même de la condition féminine ("Pourquoi"), et le respect dû à toutes les "Antigone" que le monde porte. "Fight for your rights".

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Après l'amour de Karin Clercq
L'interview de Karin Clercq (24 septembre 2005)

En savoir plus :
Le site officiel de Karin Clercq
Le Soundcloud de Karin Clercq
Le Facebook de Karin Clercq


Nathalie Bachelerie         
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# 23 février 2020 : Eclectisme n'est pas un gros mot

Classique, pop, rock, découvertes, artistes confirmés, comédies, drames, art moderne ou plus classique, romans et livres historiques, tout se cotoient encore dans cette nouvelle et riche édition de Froggy's Delight. C'est parti pour le sommaire.

Du côté de la musique :

"Contemporary" de Adélaide Ferrière
"Un moment musical chez les Schumann" de Cyrielle Golin & Antoine Mourias
Rencontre avec Cyril Adda, autour de on album "L'îlot" et de sa session live de 5 titres
"Beethoven : intégrale des sonates pour piano" de Fazil Say
"Happy mood !" de François Ripoche
"L'appel de la forêt" de Julien Gasc
"Satchidananda", nouveau et 11eme mix de Listen in Bed
"Song for" de Noé Huchard
"Amours, toujours !" de Smoking Joséphine
"Rêve d'un jour" de The Chocolatines
"The Bear and other stories" de The Fantasy Orchestra
"Saint Cloud" de Waxahatchee"
et toujours :
"Monolithe" de Octave Noire
"Origenes" de Sotomayor
"Perdida" de Stone Temples Pilots
"Endless voyage" de Sunflowers
"Brothers in ideals" de The Inspector Clouzo
"Come on in" de Thorbjorn Risager & The Black Tornado
"Bury the moon" de Asgeir
"The wall single" de Fontiac
"M. I. A." la 10ème émission de Listen in Bed à écouter en ligne
"Cailloux & météores" de Mira Cétii
"Ghosts" de Mokado
Frustration & The Jackson pollock au Fil de Saint Etienne

Au théâtre :

les nouveautés avec :
"Transmission" au Théâtre Hébertot
"Play Loud" au Théâtre La Flèche
"Satsang !" au Théâtre La Croisée des Chemins-Belleville
"Labiche Repetita" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"Le Tour du théâtre en 80 minutes" au Théâtre de Poche-Montparnasse
"Dieu est mort. Et moi non plus j'me sens pas trop bien !" au Théâtre Le Funambule-Montmartre
"Isabelle Vitari - Bien entourée" au Palais des Glaces
"Cabaret décadent - Revue Electrique n°25" au Cirque Electrique
"Les Amants de Varsovie" au Théâtre du Gymnase
les reprises :
"Dementia Praecox" au Théâtre Elizabeth Czerzuk
"Ruy Blas" au Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis
"Dieu, Brando et moi" au Studio Hébertot
et la chronique des spectacles à l'affiche en février

Expositions avec :

"Coeurs" au Musée de la Vie romantique
et la dernière ligne droite pour :
"Hans Hartung - La fabrique du geste" au Musée d'Art moderne de la Ville de Paris

Cinéma avec :

"Le Cas Richard Jewell" de Clint Eatswood
"L'Etat sauvage" de David Perrault
et la chronique des films sortis en février

Lecture avec :

"Ada & Rosie" de Dorothée de Monfreid
"De rien ni de personne" de Dario Levantino
"La mémoire tyranique" de Horacio Castellanos Moya
"Santa muerte" de Ganino Iglesias
"Tout pour la patrie" de Martin Caparros
"Bon Rundstedt, le maréchal oublié" de Laurent Schang
et toujours :
"Apaiser hitler" de Tim Bouverie
"L'odysée du plastique" de Eric Loizeau
"La résurrection de Joan Ashby" de Cherise Wolas
"Les lumières de Niteroi" de Marcello Quintanilha
"Préférer l'hiver" de Aurélie Jeannin
"Ted" de Pierre Rehov et "Grand froid" de Cyril Carrère
"Undercover" de Amaryllis Fox

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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