Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Origines
Chapiteau Arlette Gruss  (Paris)  novembre 2018

Spectacle du Cirque Gruss.

Chez les Gruss, le cirque équestre est une affaire de passion, de famille et de transmission. Et pour leur 44ème création, "Origines", Alexis Gruss, les tempes grisonnantes mais l’œil et la chambrière toujours aussi alerte, représentant de la quatrième génération des Gruss, propose un spectacle hommage qui met en exergue les trois piliers de son art.

Et si les Gruss sont réputés depuis des décennies pour leurs spectacles équestres, jamais création n’aura autant célébrée leur amour et leur respect du cheval puisque "Origines" fête l’anniversaire des 250 ans de la création de la piste par le cavalier Philip Astley et honore les grands artistes fondateurs de l’art tel que pratiqué par la famille Gruss que sont Antonio Franconi, Andrew Ducrow ou encore François Baucher qui ont chacun un ou plusieurs tableaux qui leur sont dédiés.

Le spectacle, pensé en deux volets bien distincts s’ouvre donc au 18ème siècle au son des trompettes et tambours pour faire revivre défilés militaires et charges de cavalerie avant de s’offrir une plongée en plusieurs tableaux successifs dans l’histoire de la création équestre.

Sabre, voltige, quadrille équestre et numéros de clown du tailleur de régiment (Firmin Gruss) et du cheval Gibraltar (qui fit beaucoup rire les enfants ce soir-là) s’enchaînent sans temps mort avec en point d’orgue l’onirique et élégant ballet aérien cadencé par le pas de l’équidé de la magnifique et talentueuse trapéziste Svetlana Lobova, les incroyables sauts de Romuald Bruneau et les acrobaties à cheval et cerceaux de feu de Charles Gruss ou encore la poste à 17 chevaux toujours de Charles Gruss, un grand classique de la famille qui a su réunir sur la piste jusqu’à 26 chevaux (dans l’opus précédent "Quintessence").

Pour son deuxième volet sobrement intitulé "La dynastie Gruss", c’est au tour de la famille et la transmission d’être mises à l’honneur avec sur la piste trois générations de Gruss, trois manières de mettre en pratique les 3 grandes disciplines équestres de la piste que sont la liberté, le haute école et l’acrobatie équestre, 3 façons d’assimiler le savoir-faire acquis en héritage et enrichi années après années pour en arriver à sa forme actuelle.

Dans la Famille Gruss, il y a d’abord le patriarche, Alexis, qui excelle dans les numéros de dressage et pas de deux en harmonie avec ses étalons complices, sa femme Gipsy née Bouglione et saltimbanque dans l’âme qui insuffle son esprit d’amazone à la troupe, ses fils Stephan et Firmin et leurs propres enfants. Stephan l’ainé, le plus "artiste" signe année après année les mises en scène et collaborations artistiques (on se souvient le la fructueuse rencontre avec la compagnie des Farfadais qui avait donné les très beaux Pégase et Icare et "Quintessence") et le cadet Firmin, le "performeur", aussi bon cavalier ou voltigeur que musicien et également responsable technique et administratif de l’entreprise familiale.

La nouvelle génération n’est pas en reste, à commencer par les jumeaux aux multiples talents Charles et Alexandre, tout à la fois acrobates, jongleurs, jockey, clown ou batteur, chanteur et guitaristes accomplis, Louis et Joseph les cadets prometteurs par leurs capacités équestres et comme leurs ainés saltimbanques émérites (avec Louis Gruss dans un très réussi et tournoyant numéro de roue allemande), et même les petites Jeanne et Célestine, 12 et 8 ans, déjà pleines d’aisance.

Geoffrey Berhault en guest star nous promène sur son fil de fer, discipline chère à Gipsy, tandis que les 4 petits fils Gruss offrent un savoureux moment de jongleries haut en couleur et aux sonorités pop électro interprétées en live par les ainés. Mais c’est le duo amoureux dans les airs et à cheval de Svetana Lobova et Firmin Gruss qui compose l’instant de grâce et d’harmonie le plus remarquable de cette deuxième partie, résolument ancrée dans la modernité.

Fil conducteur de toute la narration, Eva Poirieux, accompagne de sa voix chaude et pure tout le spectacle, s’offrant même un duo à la guitare sèche avec Alexandre Gruss pour un baller équestre en noir des plus romantiques. Elle donne corps et profondeur à toute la partie instrumentale, dirigée d’une main de maître par Sylvain Rolland, accompagné en live de ses dix musiciens (Christophe Gonnet au trombone, Ivan Kabok à la guitare, Cyril Moret et Smaël Shérif au saxo et à la flûte, Massimo Murgia à la basse, Pascal Rioux Balzano et Nicolas Sausseau à la trompette, Julien Teissier au piano).

Les lumières de Jean-Charles Pfauwadel subliment habilement la piste par un jeu de deux anneaux concentriques qui ne sont pas sans rappeler les chandeliers et lustres à la bougie des spectacles d’antan, et auxquelles viennent s’ajouter au fur et à mesure que l’on traverse les époques des éclairages de plus en plus sophistiqués tandis que les costumes de Bruno Fatalot, travaillés jusque dans leur moindre détail, viennent étayer les deux univers imaginés par Stephan Gruss entre tradition romantique (costumes d’époques et longues robes blanches) et modernité stylisée (velours et cuirs noirs, matières fluides et près du corps).

Si "Origines" s’annonce de par son titre et sa note d’intention comme un retour sur le passé, cette création resserrée autours de ce qui a fait l’excellence et la renommée de la famille Gruss, à savoir l’art équestre de la piste, est un cran au-dessus des précédentes et ancre la troupe dans une modernité inventive et pourtant respectueuse de sa tradition et de son héritage, ou l’art de se réinventer dans la continuité.

Un vrai tour de force ! Ce spectacle familial de plus de 2h20 (avec entracte) réjouira sans conteste les petits comme les grands jusqu’au salut final de la troupe… à cheval bien entendu.

 

Cécile B.B.         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :

Pas d'autres articles sur le même sujet


# 28 juin 2020 : Nouvelle Vague ?

Le premier tour des élections municipales fut le signe du début du confinement. Espérons que ce second tour ne sera pas l'appel à un second confinement. Quoi qu'il en soit : Soyez prudents, soyez heureux et cultivez vous ! c'est parti pour le sommaire en commençant par le replay de la Mare Aux Grenouilles #4 (eh oui déjà !)

Du côté de la musique :

"Grand prix" de Benjamin Biolay
"The Beethoven collection Vol1 : Sonatas by Clementi, Hummel, Dussek and Wolfl" de Jean-Efflam Bavouzet
"Eivind Groven Symphonies N°1 & 2" de Kristiansand Symphony Orchestra sous la direction de Peter Szilvay
"L'heure bleue" de Marianne Piketty, Le Concert Idéal
"Tu rabo Par'abanico" de Marion Cousin & Kaumwald
"Veines" de Merakhaazan
"Silas" de Silas Bassa
et toujours :
"As found" de Fugu
"Désordres" de Austyn
"Anda Lutz" de Cie Guillaume Lopez
"A l'instinct A l'instant" de Daniel Jea
"Cérébro dancing" de Epilexique
"Cobra" de François Club
"Coquette" de Hailey Tuck
"Springtime with no harm" épisode 18 des mixes de Listen In Bed
"Fanfare XP, volume 2" de Magic Malik
"Avec son frère" de Volo
"Safeplace" de Yadam

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Démons" par Lorraine de Sagazan
"Misery" de William Goldman
"L'obéissance de la femme du berger "de Sergio Martínez Vila
"Migraaaants" de Matéi Visniec
"Le Remplaçant" d'Agnès Desarthe
"Portrait d'Amakoé de Souza - Salade Tomate Oignon" de et par Jean-Christophe Folly

"La Chose Commune" de David Lescot et Emmanuel Bex
de la comédie de boulevard :
"Hier est un autre jour "de Sylvain Meyniac et Jean-François Cros
"Madame Doubtfire" de Jaja Fiastri
"Le Clan des divorcées" de Alil Vardar
"A gauche en sortant de l'ascenseur" de Gérard Lauzier
du côté des humoristes :
"Mimie Mathy - J'adore papoter avec vous"
"Denis Maréchal - J'dis franchement"
dans le répertoire classique :
"Le Jeu de l'amour et du hasard" par Catherine Hiegel
"Roméo et Juliette" par Eric Ruf
Shakeaspeare :
à l'anglaise au Globe Teater : "Macbeth"
et en comédie musicale "Roméo et Juliette, de la haine à l'amour" de Gérard Presgurvic
et de l'Opéra revisité :
"La Traviata" de Verdi par Simon Stone
"Cendrillon" de Jules Massenet par David Hermann

Expositions :

en "real life" avec la réouverture progressive des musées :
"Pompéi" au Grand Palais
"Turner, peintures et aquarelles - Collection de la Tate" au Musée Jacquemart-André
"Harper's Bazaar, premier magazine de mode" au Musée des Arts Décoratifs
"Christan Louboutin - L'Exhibition[niste]" au Palais de la Porte Dorée
"Otto Freundlich - La révélation de l’abstraction" au Musée de Montmartre
"Cézanne et les maîtres - Rêve d'Italie" au Musée Marmottan-Monet
"Coeurs - Du romantisme dans l'art contemporain" au Musée de la Vie romantique
"Les Contes étranges de N.H. Jacobsen" au Musée Bourdelle
les Collections permanentes du Musée Cernushi
"Le Monde selon Roger Ballen" à La Halle Saint Pierre
"Helena Rubinstein - La collection de Madame" et "Frapper le fer" au Musée du Quai Branly
"Monet, Renoir... Chagall - Voyages en Méditerranée" à l'Atelier des Lumières
"La Force du dessin - Chefs-d'oeuvre de la Collection Prat" au Petit Palais
"Esprit es-tu là ? Les peintres et les voix de l'au-delà" au Musée Maillol
"Le dessin sans réserve. Collections du Musée des Arts Décoratifs" au Musée des Arts Décoratifs
et en passant par la Lorraine, découvrir la Villa Majorelle œuvre de style Art nouveau.

Cinéma at home avec :

"Riens du tout" de Cédric Klapisch
"Noïse" de Henry Bean
"Sous surveillance" de Robert Redford
"La romancière" de John McKay
au Ciné-Club les années 50 :
"Un drôle de Dimanche" de Marc Allégret
"La vie à deux" de Clément Duhour
"L'homme au million ("The Million Pound Note") de Ronald Neame
des incontournables japonais :
des figures tutélaires :
"Tokyo drifter" de Seijun Suzuki
"A blind woman" de Teruo Ishii
et des plus jeunes :
"Mr Long" de Sabu
"Ichi, la femme samouraï" de Fumihiko Sori
et des raretés avec une sélection "Court metrage" :
"Le Chant du styrène" de Alain Resnais
"La chambre" de Chantal Akerman
"Pauline" de Céline Sciamma
"La traversée de l'Atlantique à la rame" de Jean-François Laguionie

Lecture avec :

"Be my guest" de Priya Basil
"De Gaulle sous le casque" de Henri de Wailly
"La faiblesse du maillon" de Eric Halphen
"Les jours brûlants" de Laurence Peyrin
et toujours :
"Le jour où Kennedy n'est pas mort" de R.J. Ellory
"Mauvaise graine" de Nicolas Jaillet
"Une immense sensation de calme" de Laurine Roux

Froggeek's Delight :

Toute la semaine des directs jeux vidéo, talk show culturel, concerts en direct sur la FROGGY'S TV

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
www.myspace.com/froggydelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=