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Interview  (Paris)  mercredi 28 novembre 2018

Rencontre avec La Pietà, suite à la sortie de ses Chapitres V & VI, l'occasion d'une session Froggy's Delight.

Peux-tu commencer par nous présenter ton parcours musical ?

La Pietà : Je fais de la musique depuis une quinzaine d'années, j'ai fait plusieurs projets, des groupes... J'ai vécu l'expérience de groupes indépendants : on avait acheté notre van et on partait sur les routes. Après, j'ai signé sur une major ; ça ne s'est pas super bien passé, j'ai découvert un peu le revers de la médaille de ce métier.

Il y a 4 ans, j'ai décidé d'arrêter complètement la musique, je me suis exilée dans le Sud, j'ai décidé de faire complètement autre chose. Mais en fait, écrire était viscéral donc j'ai commencé l'écriture d'un roman et rapidement, j'ai eu envie de mettre en musique des extraits de ce roman.

C'est comme ça que j'ai commencé un espèce de laboratoire créatif où je me suis amusée à travailler un peu à la manière d'un rappeur ; c'est-à-dire faire des instrus d'un côté et essayer de poser mes textes dessus, ce qui était assez différent de ce que je faisais avant. Avant, j'avais des manières de composer plutôt pop / rock / chanson, avec des mélodies. Là, pour la première fois, je me suis essayée à avoir un flow un peu plus slammé voire rappé.

Pourquoi avoir sorti tes chansons sous la forme de chapitres plutôt qu'un album ?

La Pietà : Au départ, je n'avais pas du tout l'intention de sortir ce projet, c' était un projet exutoire, pour moi. Je voulais juste m'amuser artistiquement. Puis j'ai eu envie de sortir quelques titres mais je ne voulais pas répondre aux règles que l'on m'avait imposées pendant des années dans le milieu de la musique. Je n'avais pas envie d'avoir un format disque, je n'avais pas envie qu'il y ait ma gueule sur les pochettes d'albums, je ne voulais plus de ces choses que j'avais vécues en maison de disques. Je m'étais dit que j'allais me masquer, qu'on ne verrait jamais mon nom ni mon visage et que je ne ferai pas un format album, que je sortirai mes titres par petits chapitres.

J'ai appelé ça des chapitres car c'était lié à l'écriture de mon roman donc je me suis mise à sortir les titres sous forme de minis EP. Il s'est passé  plein de choses pour La Pietà en très peu de temps : le projet a pas mal plu, il y a eu de plus en plus de concert... Du coup, j'ai eu envie de réunir un peu tout ça dans une espèce de boîte qu'on sortira l'année prochaine où on retrouvera le premier album de La Pietà. Vu que j'ai beaucoup de titres, je me suis dit que j'allais enfin en sortir un et il y aura à la fois l'album et les anciens chapitres déjà sortis.

Sur les deux nouveaux chapitres, on change pas mal de style par rapport aux ' premiers chapitres déjà sortis ?

La Pietà : Oui et non. Tu viens d'avoir un aperçu en piano / voix, dans des versions épurées. C'est sûr que depuis 3 ou 4 ans, ce que j'écoute influence ma musique. Je cherchais aussi la bonne manière de produire le son. On est encore en recherche : on cherche un réalisateur pour l'album.

C'est vrai que je n'avais pas envie de m'enfermer dans le projet que j'avais créé, je ne voulais pas être à nouveau obligée de respecter des règles que je m'étais imposée moi-même. Je me suis imposé un cadre, avec le masque, l'univers en noir et blanc, le style musical. Au bout d'un moment, je me suis dit :"attention, tu es en train de recréer le même schéma, de t'enfermer dans La Pietà, tu es censée faire ça comme ça".

Alors, je me suis dit non : La Pietà, pour moi, c'est signe de liberté avant tout, un projet punk dans l'âme, bien plus que dans le son. Pour moi, cette attitude punk, c'est de dire je vais là où vous ne m'attendez pas ! Donc le "single" des nouveaux chapitres, "La salle d'attente" est un piano / voix ! C'était un peu amener La Pietà là où on ne l’attendait pas !

Le fait de séquencer les sorties sous forme de minis EP te permet également d'évoluer entre les titres et que le résultat soit plus varié que sous la forme d'un album.

La Pietà : Oui, tout à fait, j'ai un Soundcloud où je mets toutes mes maquettes. Rien qu'en un an, j'ai 40 maquettes dessus. Des chansons, j'en écris tout le temps. Après, le temps de production derrière, aller en studio, sortir les disques, en faire la promo, ça prend beaucoup plus de temps, donc les choses évoluent !

Sur l'album, ce seront seulement des nouveaux titres ?

La Pietà : Je pense qu'on refera un ou deux titres. Par exemple, "La Moyenne", on la refera au goût du jour, plus proche de ce que l'on fait maintenant en live, parce que ce titre est le premier que j'ai enregistré, c'est le titre fort. La version qui est sortie a été enregistrée chez moi, en home studio donc je pense qu'on en refera une version.

En terme de direction, ce que vous venez de voir, c'est aperçu de vers là où je vais : des choses plus épurées avec une volonté de mettre plus en avant le texte.

Les textes sont de plus en plus slamés.

La Pietà : Oui, il y a un peu des deux, je continue quand même à chanter. On a des morceaux complètements chantés aussi. Sur les chapitres 5 et 6, il y a un titre guitare / voix, "Manger ta douleur", qui est beaucoup plus dans le format de ce que je faisais avant. C'est sûr que la marque de La Pietà, ce sont ses textes et cette manière de les scander. Sur scène, on va aller sur des versions épurées ou un mélange.

Avec les musiciens, on a travaillé un nouveau set qui fonctionne bien en live, dont je suis assez contente car c'est beaucoup plus nuancé qu'avant. Avant, on identifiait beaucoup le projet de La Pietà comme une fille en colère, la rage, la hargne. C'est vrai, il y a de ça mais je n'avais pas envie qu'il n'y ait que ça. Je voulais une palette d'émotions comme ce que je vis ou ce que j'écris.

Notre set actuel permet d'avoir ces nuances. Les gens nous disent que ce sont les montagnes russes de l'émotion car on passe de moments drôles à des moments de larmes. C'est quelque chose que je pense garder.

La deuxième chose, c'est que je réfléchis à monter deux spectacles sur la tournée de fin 2019 qui accompagnera la sortie de l'album : je compte faire le spectacle tel qu'il existe maintenant, avec mes musiciens et un show plus petit avec juste un pianiste où ce sera un cocon piano / voix, quelque chose de beaucoup plus proche que ce que vous venez de voir. Je trouve ça bien d'avoir les deux formules, c'est intéressant de faire les deux et cela permet de jouer dans des lieux très différents.

Oui, c'était excellent de voir cette version de "La moyenne" ! Et ton roman, ça en est où ?

La Pietà : Ce n'est pas abandonné mais ça prend beaucoup de temps d'écrire un roman car il faut vraiment se mettre dedans et ne faire que ça. A l'époque, j'avais décidé d'arrêter la musique donc je l'avais commencé car je n'avais rien d'autre à ce moment-là. Maintenant, depuis le début de La Pietà, il s'est passé tellement de choses que je n'ai jamais 3 jours d'affilée pour moi pour faire ça. En l’occurrence, il me faudrait plutôt 3 mois que 3 jours ! Je pense que je vais pas mal en faire pendant les vacances de Noël et m'enfermer pour écrire et composer aussi. Mais je vais essayer de continuer ce roman. Le but, c'est qu'il sorte en 2020/2021. Ce sera après la boite noire, l'album de La Pietà !

Pour finir, peux-tu me résumer La Pietà en quelques mots ?

La Pietà : Te résumer La Pietà, c'est difficile ça... A la base, c'est un projet pluridisciplinaire. J'avais la volonté de pouvoir exprimer différentes émotions à travers différents médium artistiques et revenir à mes première passions car j'ai fait des études d'arts plastiques et de photos. Au départ, c'était vraiment un laboratoire créatif : le roman, puis je me suis remise à peindre, à faire de la photo, j'ai réalisé mes clips moi-même et produit cette musique.

Au fur et à mesure, le côté musique a pris le dessus, ça a commencé à plaire, un tourneur m'a contactée, j'ai recruté des musiciens. Mais le but, c'est cette possibilité d'exprimer tout un panel d'émotions de manières différentes. On va travailler ça pour le spectacle de 2019, en intégrant plus d'images et de vidéos au spectacle, que ça en fasse partie intégrante.

Après, résumer La Pietà, c'est compliqué. Tu l'as dit, c'est du slam, avec un espèce de mélanges de sons à la fois modernes hip-hop électro au niveau des rythmiques et des sons plus noise au niveau des guitares et avec l'ensemble de tout ça, on essaie d'aller toucher les cœurs !

Retrouvez La Pietà
en Froggy's Session
pour 3 titres en cliquant ici !

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Chapitres I & II de La Pietà
La chronique de l'album Chapitres V & VI de La Pietà

En savoir plus :
Le site officiel de La Pietà
Le Bandcamp de La Pietà
Le Soundcloud de La Pietà
Le Facebook de La Pietà

Crédits photos : Arnaud Kehon (retrouvez toute la série sur Taste Of Indie)


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La Pieta (28 novembre 2018)


# 24 mai 2020 : Culture pour tous !

Toujours pas de festival, de théâtre, de concert, et autres ouvertures de lieux de réjouissances diverses sinon quelques passe droits pour les amis de Manu. En espérant que tout rentre dans l'ordre et que l'on retrouve le plaisir du spectacle vivant bientôt. Soyez prudents, sortez couverts et restez curieux !

Du côté de la musique :

Interview de Roman Rappak autour de son nouveau projet Miro Shot
"Par défaut" de Antoine Hénaut
"Three old words" de Eldad Zitrin
"Night dreamer direct to disc sessions" de Gary Bartz & Maisha
"Mareld" de Isabel Sörling
"Miroir" de Jean Daufresne & Mathilde NGuyen
"Self made man" de Larkin Poe
"Notre dame, cathédrale d'émotions" de Maitrise Notre Dame de Paris
"Enchantée" de Marie Oppert
"Miroirs" de Quintet Bumbac
et toujours :
"Chante-nuit" de Facteurs Chevaux
"9 songs" de Pierre
"Sex education" de Ezra Furman
"Cage meet Satie" de Anne de Fornel et Jay Gottlieb
Interview de Batist & the 73' réalisé à l'occasion de son live Twitch dont des extraits accompagnent cette entretien
"Hundred fifty roses" de Dune & Crayon
"F.A. Cult" de Hermetic Delight
"Love is everywhere" de Laurent Bardainne & Tigre d'Eau Douce
"Hum-Ma" de Les Enfants d'Icare
"Spirals" de Sébastien Forrestier

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

des créations :
"Frida jambe de bois" de Pascal Rinaldi en vidéo
le diptyque Arne Lygre mis en scène par Stéphane Braunschweig :
"Je disparais" en vidéo
"Rien de moi" en vidéo
des comédies :
"Alors on s'aime"
"L'Appel de Londres"
"Hier est un autre jour"
du divertissement :
"On ne choisit pas sa famille"
"Double mixte"
du vaudeville avec "Le Système Ribadier"
du côté des humoristes :
"François Rollin - Colères"
"La Teuf des Chevaliers du fiel"
"Franck Duboscq - Il était une fois"
Au Théâtre ce soir :
"Le canard à l'orange"
"Le prête-nom"
"Deux hommes dans une valise"
des classiques par la Comédie française :
"Le Petit-Maître corrigé" de Marivaux
"Cyrano de Bergerac" d"Edmond Rostand
et aller à l'opéra pour :
"Fortunio" d'André Messager
"Falstaff" de Verdi

Expositions avec :

les visites commentées par les commissaires d'expositions qui se sont tenues au Musée Jacquemart-André :
"Hammershøi, le maître de la peinture danoise" en vidéo
et "La collection Alana - Chefs-d'oeuvre de la peinture italienne"
partir en province pour découvrir en images le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg
et le Musée des Beaux-Arts de Nancy
puis en Europe en Espagne le Musée national Thyssen-Bornemisza à Madrid
en Allemagne au Städel Museum à Francfort
ailleurs au Brésil à la Pinacothèque de Sao Paulo
et au Japon au Ohara Museum of Art à Kurashiki
avant de revenir dans l'Hexagone pour une déambulation virtuelle dans le Petit Palais

Cinéma at home avec :

du drame : "Aime ton père" de Jacob Berger
de l'espionnage : "Les Ennemis" d'Edouard Molinaro
du thriller : "The Unseen" de Geoff Redknap
du thriller fantastique avec "La Neuvième Porte" de Roman Polanski
du divertissement :
"Cassos" de Philippe Carrèse
"Promotion canapé" de Didier Kaminka
"Les Frères Pétard" de Hervé Palud
de glorieux péplums italiens avec Steve Reeves :
"Les Travaux d'Hercule' de Pietro Francisci en VO
"La Bataille de Marathon" de Jacques Tourneur, Mario Bava et Bruno Vailati en VF
du western :
"L'Homme aux colts d'or" d'Edward Dmytryk
"Chino" de John Sturges
au Ciné Club, du cinéma français des années 30 :
"Mister Flow" de Robert Siodmak
"La Banque Némo" de Marguerite Viel
"Les amours de minuit" d'Augusto Genina et Marc Allégret
"Ces messieurs de la santé" de Pierre Colombier
et des films récents en DVD :
"Deux" de Filippo Meneghetti
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"La Dernière vie de Simon" de Léo Karmann

Lecture avec :

"J'aurais pu devenir millionnaire, j'ai choisi d'être vagabond" de Alexis Jenni
"Les Beatles" de Frédéric Granier
"Washington Black" de Esi Edugyan
et toujours :
"Là où chantent les écrevisses" de Delia Owens
"Les lumières de Tel Aviv" de Alexandra Schwartzbrod
"Faites moi plaisir" de Mary Gaitskill
"La chaîne" de Adrian McKinty
"Incident au fond de la galaxie" de Etgar Keret

Froggeek's Delight :

Des lives jeux vidéo (mais aussi des concerts) tout au long de la semaine sur la chaine Twitch. Rejoignez la chaine et cliquez sur SUIVRE pour ne rien rater de nos diffusions.

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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