Musique sep Théâtre sep Expos sep Cinéma sep Lecture sep Bien Vivre
  Galerie Photos sep Nos Podcasts sep Twitch
 
recherche
recherche
Activer la recherche avancée
Accueil
 
puce puce
puce Jude
King of yesterday  (Maverick)  juin 2001

Jude a t'il vendu son âme ?

Avec ce troisième album de Jude, nous avons le droit à une tragédie digne du mythe de Faust. Avec, dans la distribution, Jude dans le rôle principal et son label Maverick dans celui de Méphistophélès.

Pourtant, la collaboration avec Maverick avait bien commencé en donnant le désormais incontournable No One is Really Beautiful. Album éclectique, à la fois mélancolique et entraînant, rythmé et mélodique, sublimé par la voix de Jude capable d'envolées, il avait permis à son auteur-compositeur-interprète de se hisser au rang de songwriter surdoué.

Mais pour ce deuxième album, l'économie a repris ses droits et Jude se retrouve maintenant pieds et poings liés au label de Madonna qui veut rentabiliser son investissement.

L'intérêt commercial a pris le pas sur l'artistique. Brimé dans ses choix, notamment de chansons ("Cuba" une de ses plus personnelles, mais pas forcément la plus joyeuse, devait y apparaître), il reste un album mi figue mi raisin, avec uniquement 9 nouvelles chansons sur 12.

Pourtant, contrairement à tout ce que l'on peut lire à longueur d'article, cet album n'est pas foncièrement mauvais, c'est juste qu'il est décevant. Oh, bien sur, pour n'importe qui d'autre, je ne dirai pas cela, mais les premiers opus avaient tellement enthousiasmés que l'on ne pouvait imaginer quelque chose de moyen venant de lui.

Au rayon redite, on retrouve "Brad and Suzy" en version [Radio Edit] mais surtout inutile, "I do" apparaissant pour la troisième fois en trois album avec une mise en avant basse/batterie (pardon, boite à rythme), sans oublier "I will not die", en prise live, qui semble être là par défaut pour arriver à un nombre acceptable de chansons.

"King of Yesterday" et "Everything's Alright" sont les deux morceaux calibrés radio de l'album. Chansons pop aux refrains facilement mémorisables, la production est lisse, guitare électrique en avant, cuivres en prime.

Elles permettent néanmoins à Jude d'accéder aux ondes, mais avec la désagréable impression d'avoir trompé son monde.

Quelque peu dépité, dans un sursaut d'orgueil Jude parsème l'album de piques en direction de son label, sur la désillusion et les faux semblants de la célébrité ("Sit ups", "Oh Boy").

Quelques lueurs s'échappent cependant. Misant sur le minimalisme, c'est avec une chanson guitare-voix ("Red room") que l'on retrouve un visage plus vrai du songwriter californien et ce n'est pas un hasard si c'est le seul titre qu'il a produit ! "Indian Lover" enregistré live "somewhere in France", participe à cette tentative de sauvetage injecte une petite dose d'émotion dans l'ensemble très propre.

Il en ressort qu'un 6 titres aurait parfaitement fait notre bonheur. Mais puisque ce n'est pas le cas, on sort de l'album déçu non seulement pour ses oreilles mais aussi pour Jude, avec le sentiment d'un rendez-vous manqué.

 

A lire aussi sur Froggy's Delight :

La chronique de l'album Sarah de Jude
La chronique de l'album No one is really beautiful de Jude
La chronique de l'album Redemption de Jude
Jude en concert à La Cigale (9 octobre 2005)
L'interview de Jude (octobre 2005)
L'interview de Jude (29 septembre 2006)

En savoir plus :

Le site officiel de Jude


Big Ben         
deco
Nouveau Actualités Voir aussi Contact
deco
decodeco
• A lire aussi sur Froggy's Delight :


# 14 juillet 2024 : La grande parade

C'est l'heure de la grande parade et du tintouin pour faire semblant que tout va bien depuis 1789. Mais le feu d'articice culturel c'est sur Froggy que ca se passe et plus précisément à Avignon ! Pensez aussi à nous suivre sur nos réseaux sociaux.

Du côté de la musique :

"Postindustrial Hometown Blues" de Big Special
"That golden time" de Villagers
"La maladresse" de Leila Huissoud
quelques découvertes avec The Silver Lines, Inwoods, Djinn, Coeur Joie, Pop Crimes et ODA
et toujours :
"Les chants de l'aurore" de Alcest
quelques clips à découvrir : Dropdead Chaos, MATW, For the Hackers, Elias Dris, CXK
Festival Chauffer la Noirceur #32, nous y fumes avec Gogol Bordello, Glauque, Mike Love et quelques autres
"Shame" de Venice Bliss
"Locust land" de Bill MacKay
"Flash-back" de de Laurène Heistroffer Durantel
"Hommage à Nadia Boulanger" de Lola Descours
"All things shining" de Oh Hiroshima
"Deutche theatre Berlin trilogy" de PC Nackt et Nico van Wersch
"Le seum" de Resto Basket
"Times" de Seppuku
des festivals à venir : U Rock Party #3, Cooksound #13, La Guinguette Sonore #7
quelques clips : BEBLY - Lofofora - Chien Méchant - Wendy Pot - Cloud House - JMF Band
on termine la saison du Morceau Caché par "Émission 33 - Alt-J, The Dream, analyse par Alt-J"

Au théâtre :

Spéciale Avignon :
"Brisby (blasphème !)" au Théâtre du Train Bleu
"L'art de ne pas dire" au Théâtre La Factory, salle Tomasi
"Constellation Bobin Leprest" au Théâtre Le Verbe Fou
"Femme non rééducable" au Théâtre du Balcon
"Métanoïa, le présage du papillon" au Théâtre La Factory, Chapelle des Antonins
"Normal" à La Scala Provence
"Le poids des fourmis" au Théâtre La Manufacture
"Les enchanteurs" au Théâtre des Gémeaux
"Cyborg Experiments #1" au Théâtre La Factory
"Cet amour qui manque à tout amour" au Théâtre Chapau Rouge
"Rêveries" au Présence Pasteur, salle Jacques Fornier
"160 000 enfants" au Théâtre des Lilas
"Anne Chrsitine et Philippe" au Tiers lieu La Respelid'/Carmel
"Blanc de blanc" au Théâtre Transversal
"Classement sans suite" au Théâtre La Luna
et également toutes les chroniques par théâtre :
Le récapitulatif des tous les spectacles d'Avignon chroniqués chez Froggy

Cinéma avec :

"Saravah" de Pierre Barouh
"La récréation de juillet" de Pablo Cotten et Joseph Rozé

"El profesor" de Marie Alché & Benjamin Naishtat

"Six pieds sur terre" de Hakim Bensalah
"Nouveau monde" de Vincent Capello
et toujours :
"La Gardav" de Thomas et Dimitri Lemoine
"Heroico" de Davis Zonana
"Roqya" de Saïd Belktibia
"L'esprit Coubertin" de Jérémie Sein

Expos avec "Résistance" de l'artiste Ukrainien Pinhas Fishel, Pavillon Davioud

Lecture avec :

Nos polars de l'été :
"7m2" de Jussi Adler Olsen
"La meute" de Olivier Bal
"Les effacées" de Bernard Minier
"Norferville" de Franck Thilliez
et toujours :
"Délivrées" de Delilah S. Dawson
"Un autre eden" de James Lee Burke
"Joli mois de mai" de Alan Parks
"Se perdre ou disparaitre" de Kimi Cunningham Grant
"Vic Chestnutt, le calme et la fureur" de Thierry Jourdain
"La cité des mers" de Kate Mosse
"Merci la résistance !" par un Collectif d'auteurs
"Mon homme marié" de Madeleine Gray
"Rien de spécial" de Nicole Flattery
"Le temps des cerises" de Montserrat Roig
"Neuf mois" de Philippe Garnier
"De sable et d'acier" de Peter Caddick-Adams
"Je ne suis pas un héros" de Eric Ambler
"Après minuit" de Gillian McAllister

Et toute la semaine des émissions en direct et en replay sur notre chaine TWITCH

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
twitch.com/froggysdelight | www.tasteofindie.com   bleu rouge vert métal
 
© froggy's delight 2008
Recherche Avancée Fermer la fenêtre
Rechercher
par mots clés :
Titres  Chroniques
  0 résultat(s) trouvé(s)

Album=Concert=Interview=Oldies but Goodies= Livre=Dossier=Spectacle=Film=