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Maison des Métallos  (Paris)  décembre 2018

Spectacle de théâtre musical écrit par Abdelwaheb Sefsaf, mis en scène de Abdelwaheb Sefsaf et Marion Guerrero, interprété par Abdelwaheb Sefsaf accompagné par les musiciens Georges Baux et Nestor Kéa.

Après un percutant "Médina Mérika", Abdelwaheb Sefsaf, auteur-comédien-chanteur, Georges Baux, réalisateur, arrangeur et compositeur, et Nestor Kéa, DJ multi-instrumentiste roi du beatmaking, les trois compères de la Compagnie Nomade In France et du groupe de world-électro Aligator, reprennent la route, toujours sous la direction de Marion Guerrero.

Après "une histoire d’un rêve américain depuis la médina sur fond de luttes fratricides et de printemps arabe à la dérive", Abdelwaheb Sefsaf revient sur les nécropoles arabes contemporaines, telle la Méditerranée devenue l'ossuaire des migrants d'Afrique, symbolisées par la superbe scénographie de Souad Sefsaf mise en lumière par Alexandre Juzdzewski.

Ainsi, un monumental crâne de métal et des chaises-stèles portent ciselés en creux les mots de l'opus "Le mort n°18" du poète palestinien Mahmoud Darwich.

Mais pour "Si loin, si proche",sous-titré "Une saga franco-algérienne", conçu sur le mode du récit-concert pour "ramener les étoiles de l'enfance", Abdelwaheb Sefsaf trempe sa plume dans l'encre du souvenir pour retracer son jeune âge d'enfant d'émigrés algériens des années 70-80 né en France .

Une expression qui n'est pas un simple ancrage chronologique mais renvoie à la thématique de la terre promise, plus précisément, en l'espèce, celle du retour à la terre natale qui permettait à cette génération d'émigrés de supporter un exil conçu comme provisoire.

Et Abdelwaheb Sefsaf tresse, en mots, poèmes et chants de son cru, une ode à l'amour, l'amour des siens, de ses parents, son père, marchand ambulant de primeurs, passionné par la politique et l'Algérie qui économise pour construire la maison du retour, ses soeurs qui trimaient comme un homme alors que la tradition veut qu'elles ne valent que la moitié, et surtout sa mère.

Une mère férue de feuilletons égyptiens et de chansons de variété, à laquelle il dédie un autre poème de Mahmoud Darwich, le sublime "A ma mère". Une femme au foyer et mère de famille nombreuse dont le point d'honneur était d'avoir des enfants bien élevés menés au doigt et à l'oeil et dont les incartades étaient, dans une maisonnée où François Dolto n'avait pas droit de cité, sanctionnées par des taloches et l'emploi du fameux martinet depuis devenu "hors-la"loi" qui n'a certes pas entamé l'amour filial.

Les tribulations familiales, dont celle du mémorable voyage pour le mariage du fils aîné installé au "bled" qui transformera en mirage le projet de retour, sont narrées comme une épopée tragi-comique avec autant de réalisme sensible que d'humour aussi tendre que décapant nourri d'autodérision sur une partition musicale au groove addictif largement instillée de rythmes orientaux dispensée par Georges Baux à la guitare et aux claviers, et Nestor Kéa, aux platines, guitare et boîtier électronique.

Ils accompagnent Abdelwaheb Sefsaf qui, avec sa voix grave et profonde aux intonations à la Charlélie Couture, est l'acteur et le conteur de sa vie.

 

MM         
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On attaque la troisième semaine de confinement. On ne va pas baisser les bras, et nous vous proposons encore un joli contenu histoire de s'oxygéner le cerveau comme on peut. C'est parti.

Du côté de la musique :
"44" de François Puyalto
"Yene mircha" de Hailu Mergia
"Le silence et l'eau" de Jean-Baptiste Soulard
"Gigaton" de Pearl Jam
"Metal band" de Bernard Minet
"Connection loss" de Caesaria
"The black days session #1" de Daniel Roméo
"Sixième sens" de Faut Qu'ça Guinche
Péroké, Coco Bans, Al Qasar, quelques clips pour lutter contre l'ennui du confinement
"Alterations" de Robin McKelle
"Love of life" de Vincent Courtois, Robin Fincker et Daniel Erdmann
"No return" de We are Birds
et toujours :
"La course" de Bon Voyage Organisation
"Où ça en est ?" de Ceylon
"Blossom" de Coralie Royer
"Brothers of string" de Duplessy & the Violins of the World
"Atomised single" de Gogo penguin
"Onkalo" de Julie Campiche Quartet
"Single carry me home" de Kokoroko
"The pain, the blood and the sword" de Lion's Law
"Five for five" de Michael Fine
"Mon étrangère" de Valentin Vander

Au théâtre dans un fauteuil de salon avec :

en diffusion sur le net :
une comédie contemporaine avec la captation de la création originelle de "Art"
du boulevard avec :
le streaming de "Fleur de cactus"
le streaming de "Jo"
un classique revisité avec la captation de "Peer Gynt"
une évocation de l'univers de Lewis Caroll avec la captation de "Lewis versus Alice"
dans la rubrique "Au Théâtre ce soir" :
"Peau de vache"
avec Sophie Desmarets
et "La Puce à l'oreille" avec Louis de Funès
une gourmandise pour fan addict avec Fabrice Luchini en vidéo dans "Le point sur Robert"
et des spectales à voir ou a revoir en DVD :
"Le Paradoxe amoureux"
"Dieu habite Dusseldorf"
"ABC D'airs"

Expositions :

en toute tranquillité mais musicales avec sur le Musée de la Sacem :
"L'Opérette" de son Age d'or à la Belle Epoque au regain d'engouement avec sa réactivation par des compagnies contemporaines tels "Azor" et "La Grande duchesse de Gerolstein"
et celle dédiée à son roi "Jacques Offenbach"
au Musée de la Monnaie de Paris :
la visite virtuelle des collections permanentes et la visite de sa dernière exposition en date "Kiki Smith"
et passer les frontières avec la visite virtuelle des collections du Musée Guggenheim de New York

Cinéma :

Ciné-Club at home avec :
"Blue Velvet" de David Lynch
"Casanova" de Federico Fellini
"Les 39 marches" d'Alfred Hitchock
le téléfilm "Paris Best" de Philippe Lioret
et des films récents sortis en DVD :
"Les Eblouis" de Sarah Suco
"Alice et le maire" de Nicolas Pariser
"Noura" de Hinde Boujemaa

Lecture avec :

"Banditi" de Antoine Albertini
"Champ de tir" de Linwood Barclay
"Chasseurs et collectionneurs" de Matt Suddain
"Les cents derniers jours d'Hitler" de Jean Lopez
"Les plumes du pouvoir" de Michaël Moreau
"Nefertari dream" de Xavier-Marie Bonnot
et toujours :
"Confession téméraire" de Anita Pittoni
"L'âne mort" de Chawki Amari
"L'archipel des larmes" de Camilla Grebe
"Riposte" de David Albertyn
"Temps noirs" de Thomas Mullen
"Toute la violence des hommes" de Paul Colize
"Une île sur la Volga" de Iwan Lépingle

Froggeek's Delight :

"Shadow, le cloud computing", retour d'expérience de l'utisation d'un PC dans les nuages
Une sélection de jeux pour moins vous ennuyer pendant le confinement et plus tard
"Call of Cthulhu" sur Switch, PS4, Xbox One et PC
"Call of Duty Modern warfare" sur PS4, XboxOne, PC

Bonne lecture, bonne culture, et à la semaine prochaine.

           
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